« Habiba Djahnine / Made in Algeria – Féminisme, politique et cinéma: la voie poétique », le 26 mai à l’INHA

La  prochaine séance du séminaire Made in Algeria – Généalogie d’un territoire aura lieu le 26 mai à 18h et sera consacrée à Habiba Djahnine / Made in Algeria – Féminisme, politique et cinéma : la voie poétique.

 

 

Entretien avec Habiba Djahnine, Zahia Rahmani et Jean-Yves Sarazin, suivi de la projection du film Lettre à ma sœur, 2006, 77 min.

 

habiba djahine

 


Le nom de Habiba Djahnine est associé au monde de l’image et du cinéma. Réalisatrice, elle est à l’initiative en Algérie, du Béjaïa Doc, un atelier de création de films documentaires. Ecrivain et poète, elle vient de publier, Fragments de la maison, aux éditions Bruno Doucey. Artiste, féministe, elle a été militante politique à la fin des années 80, début des années 90. Après quelques années d’exil en France elle retourne en Algérie où elle vit et travaille.

 

 

Le 15 février 1995, sa sœur Nabila est assassinée, à Tizi-Ouzou, cible d’un attentat politique revendiqué par les groupes islamistes, Lettre à ma sœur, sorti onze ans plus tard, revenait sur son parcours à travers des entretiens avec ses proches. Dans ce film, diffusé dans de nombreux festivals, Habiba Djahnine essaie de réfuter la violence comme une solution à des litiges sociaux. Suivront alors d’autres films dont Autrement citoyens, tour d’horizon d’initiatives d’associations algériennes ou encore Avant de franchir la ligne d’horizon, qui pose la question du militantisme depuis 1988. Ses documentaires révèlent les multiples facettes de l’Algérie, son histoire et les conséquences de celle-ci sur la société. En 2003, elle publie son premier recueil de poésies Outre-Mort (éd. El Ghazali-Alger). La même année, elle fonde l’association « Cinéma et mémoire » et les « Rencontres du film documentaire » de Bejaïa (Rencontres cinématographiques de Bejaïa où cinquante à soixante nouveaux films sont présentés chaque année) dont elle est déléguée générale. Avec son propre atelier Béjaïa Doc, elle offre un enseignement cinématographique pour les jeunes Algériens avec une attention portée sur tous les aspects de la profession. En 2012, elle a reçu le Prix Prince Claus pour son rôle dans la relance du cinéma algérien et pour « la création de documentaires sensibles, difficiles et perspicaces sur les réalités contemporaines ». 


La séance aura lieu à 18h,  salle Giorgio Vasari (1er étage) à  l’Institut national d’histoire de l’art, 2 rue Vivienne 75002 Paris.


Entrée libre.

Le programme Made in Algeria est disponible sur : http://mia.hypotheses.org/ et sur le site de l’INHA.

Nous accueillerons Hannah Feldman à l’occasion de notre prochaine séance le mardi 16 juin 2015.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


En collaboration avec