Le 20e Printemps lesbien de Toulouse du 11 au 21 mai 2017 !

 

Cet anniversaire se joue en 18 événements – dont 8 non mixtes – sur 2 semaines.
Films – feu roulant d’images, fixes ou animées, historiques et mythiques –,
théâtre en chansons, slam, philosophie, littérature, conférence, atelier, rencontres.
Les temps forts
: le concert de la bluffante Aurore Chevalier, la recherche inédite de Catherine Gonnard sur les écrivaines lesbiennes à la télévision dans les années 1950-70, une sélection de films sur l’art féministe aux Abattoirs, une rencontre avec des lesbiennes réfugiées.

 

ÉDITORIAL

20ans#lebelâge! ______________________________________________________________

Vingt Printemps ça se FÊTE fort.
Vingt Printemps ? Le bel âge pour enrager, pour exulter. En amour de nous, en célébration de nous. Pour sûr, on va encore bien s’amuser !

En faisant quoi ?
D’abord se rappeler à nos bons souvenirs. Se lancer sur la piste de nos Histoires et danser nos Pensées, étreindre nos Émois, foudroyer l’Ennemi, (continuer à) démonter de nos Concepts ses machineries à nuire, faire du Féminisme tout un Art. Et que dire du Lesbianisme ! Bref, rien que des majuscules.
Et les lesbiennes sont partout. Et ne céderont jamais sur leurs Désirs. D majuscule pareil. Puisque enfin, le désir, c’est la clef non ?

Penser la langue,
l’écriture, le lesbianisme.
Avec la VOIX de Michèle Causse, restituée grâce à des Entretiens en partie inédits, publiés par nos amies du Québec, les éditions Sans Fin.
Et puisque les lesbiennes sont partout, elles sont même à la télé et le prouvent, grâce à Catherine Gonnard qui dé-voilera les pépites de la petite lucarne. Décennies 1950-70: des écrivaines lesbiennes se faisaient interviewer en transmettant leurs messages… subliminaux. Ou pas !

Quant à la traque de nos images elle est cruciale, nous le savons depuis toujours. Aussi pour l’inauguration de ce 20e Printemps, ce sera un feu roulant d’images, fixes ou animées, historiques et mythiques, de nos faits et gestes. Depuis le légendaire Bagdorama de 1992 (tandem Julien-Godon) au Lesborama inédit de la photographe Odile Debloos (sur nos colloques 2002-2009) et la vidéo émouvante du duo Flous-Lazzarotto sur le colloque 2006 (Tout sur l’amour), en passant par le réjouissant LEZbiennes sinon rien, réalisé en 2009 pour les 20 ans de Bagdam par les Joséfine-Barbara, et enfin le cocktail des petits bijoux de bandes annonces de Flora Cariven, additionnées à d’autres surprises en exclusivité.

Cabaret, cabaret… Et que les spectacles commencent ! Et nous en aurons tout notre content à applaudir, avec Aurore Chevalier, dont les « putains d’poèmes » parlent lesbienne en évidence, et les duettistes férocement féministes du collectif L’Intruse.

Et puisque le lesbianisme est aussi tout un art, pétri d’un féminisme à ses débuts d’une subversivité inouïe, nous passerons des films qui en témoignent : Womanhouse, Interior Scroll, audaces à scotcher de plaisir, utopie créatrice à mourir d’envie de faire tout comme elles, ces lesbiennes et féministes révolutionnaires des années 1960-70-80…

Et la poésie ?
Présente ! Via un duo de choc : quand Hammer (Barbara) « rencontre » Bishop (Elisabeth), l’une des big poètes américaines du XXe siècle, ça donne un documentaire d’une grande beauté plastique sur ce qu’étaient ces vies d’intellectuelles, d’architectes, de poètes lesbiennes dispersées dans une diaspora d’errances. Quand se DIRE lesbienne, malgré leur notoriété et leur aisance, était alors plus que problématique. Mais elles l’étaient, lesbiennes, et s’aimaient et se séparaient tout comme nous. Et vous mordrez dans la poésie de leurs aimances grâce à ce film, qui contextualise toute une époque dont nous sommes friandes.

Pour une mappemonde de nos existences
Voyage, voyage… La Hongrie aux temps du communisme, vous imaginez les lesbiennes, ce qu’elles vivaient ? Non. Eh bien le film de Mária Takács va vous faire percuter la chose. Et la Chine ? Et hop, deux films rares sur les Chinoises, trésors fournis par nos invitées Nicole F.-Ferrer du Centre audiovisuel Simone-de-Beauvoir et Marie Vermeiren, du festival international de films de femmes de Bruxelles, Elles tournent.
Rare aussi le film Rara (Chili), titre qui signifie « bizarre », donc homo. Vous avez dit bizarre ? En réalité insupportable, insupportable qu’il existe encore et partout des hommes pour empêcher une femme, au prétexte que c’était « la leur », d’avoir la garde des enfants qu’elle élève désormais avec sa chère amoure.
Et la révolution arabe chez les artistes femmes? Elle se hurle en mode Heavy Metal du côté du Caire. Oui, en Égypte !

Le moi Lesbienne
Inégales nous sommes sur la carte du monde. Beaucoup sont empêchées d’ÊTRE par l’internationale de la haine dans des nations toxiques. Une solidarité s’impose avec Les lesbiennes dépassent les frontières dont le moi lesbienne est si fort qu’elles ont risqué leur vie plutôt que d’y renoncer.
D’autres aussi n’ont pas renoncé, portées par la volonté farouche de garder leur moi intact ; elles témoignent dans l’excellent Gender Troubles: the Butches de Lisa Plourde.
Un atelier, malicieusement intitulé « Ton moi lesbienne à toi », nous met au défit de nous dire en 5 minutes !

Ce Printemps ne serait pas le 20e Printemps sans le gâteau et les bougies et LA fête et nos musiques.
Ces journées partagées nous régaleront encore d’échanges, d’intensité, de plaisirs et de rires. Toutes autant que nous sommes, mues par notre désir irrésistible d’être nos propres légendes dans notre vie même.

Le 20e Printemps lesbien de Toulouse est organisé avec nos partenaires associatives : Folles Saisons, la Luna loca (Toulouse), Cineffable (Paris), le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir (Paris)

 

Consultez le programme complet: http://www.bagdam.org/programmeleger017.pdf

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