Autour de la polémique Philippe Garnier, une contribution d’Elisabeth Lebovici: « Couvrez ce genre, que je ne saurais voir : Tartufferies de la Cinémathèque française »

A lire en entier en cliquant sur ce lien: http://le-beau-vice.blogspot.fr/2017/02/la-cinematheque-francaise-naime-ni-les.html

 

« La présentation dévalorisante de la Cinémathèque a tout de suite été dénoncée par Nicole Fernandez Ferrer du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir et par l’excellent blog Le Genre et l’Ecran . Elle a fait l’objet d’une tribune sur Buzzfeed, relayée sur les réseaux sociaux, et signalant, au delà de cette rétrospective, le flagrant manque d’intérêt de la Cinémathèque Française pour les femmes réalisatrices (un désintérêt « vu dans le métro » à chaque fois que s’affichent les programmes de la Cinémathèque: c’est un cauchemar récurrent).

(…)

Est-ce la peine de revenir sur cette argumentation éculée, qui va complètement à l’encontre des recherches sur la place et le rôle des femmes au sein de l’industrie cinématographique, sur la dimension sexuée des genres cinématographiques, sur les renouvellements de l’approche « auctoriale » de la critique cinématographique j’en passe et des meilleures, bref sur cet élargissement des idées reçues… On voit, au contraire, une fois de plus, comment la Cinémathèque [à la ] Française corrobore la vision institutionnelle d’une cinéphilie (blanche et mâle) qui ne supporte aucune critique du pouvoir patriarcal et de la vision « purement » cinématographique que ce pouvoir entend reproduire. Dès 1999 (!) Geneviève Sellier et Brigitte Rollet avaient fait un état des lieux accablants. Près de vingt ans après, ça n’a pas vraiment changé et les études en question restent… anecdotiques.
Un terme que nous récupérons, bien sûr. Alors, vive l’anecdote.

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