Archives mensuelles : mars 2017

Colloque « Des publics mobilisés : arts et politique » au Centre Pompidou le 18 mars

Lien: http://www.bpi.fr/agenda/des-publics-mobilises–arts-et-politique 

 

Des publics mobilisés : arts et politique

 

Et si le spectateur prenait le pouvoir ? Critique, revendication, contestation : autant de formes d’expression politique face aux œuvres et à la programmation culturelle.
Cette journée d’étude propose d’interroger les rapports entre arts et politique à l’aune des mobilisations des publics. Il s’agit ainsi d’examiner les modalités de politisation des publics et les conditions du passage de la critique individuelle à sa manifestation collective.

Colloque Femmes en francophonie – 23 et 24 mars – Université d’Angers

Lien: https://gedi.hypotheses.org/613

 

 

Colloque international – 4ème édition

Les 23 et 24 mars 2017

Franco-Unis

Quelle place les femmes d’hier et d’aujourd’hui occupent-elles dans le monde de la francophonie ? Comment se positionnent-elles dans ce vaste et riche espace ? De quelle manière s’y expriment-elles ? Parfois épineuse, la question des femmes en francophonie peut s’étudier au croisement de domaines de recherche variés tel que la littérature, les sciences du langage, l’histoire, l’ethnologie, la sociologie, les médias, la communication ou encore la philosophie.

Organisé pour la quatrième année consécutive dans le cadre des Journées de la francophonie, ce colloque international se propose d’établir quelques éléments de réponse aux nombreuses questions que soulève la thématique des femmes en francophonie. Transdisciplinaire, il permettra aux chercheurs issus d’universités et de domaines de recherches divers de partager leurs connaissances sur la question des femmes en francophonie. Il donnera également à partager les expériences et le point de vue d’auteures issues d’horizons francophones variés.

 

 

Jeudi 23 mars 2017:

 

Amphi A – Faculté des Lettres 8 h 30

Accueil des participants –

Présentation exposition

 

9 h 00 Discours d’ouverture des représentants de l’OIF, GEDI et comités La parole au féminin Président de séance : Julien Kilanga

9 h 30 Tayeb Bouderbala, Professeur, Université de Batna, Algérie Émergence d’une écriture romanesque féminine de langue française en Algérie

9 h 50 Malgorzata Kamecka, MCF, Université de Bialystock, Pologne La mémoire des femmes dans les films d’Assia Djebar et de Yamina Benguigui

10 h 10 Débat

 

10 h 30 Pause

 

Président de séance : Chérif Souti

 

10 h 50 Josephina Bueno Alonso, MCF HDR, Université Alicante, Espagne L’afropéanisme de Léonora Miano : engagement esthétique et politique

11 h 10 Valérie Magdelaine-Andrianjafitrimo, MCF, Université de la Réunion, France Les paradoxes de la représentation et de « l’interférence » dans la francophonie littéraire : le cas de Michèle Rakotoson (Madagascar)

11 h 30 Nadja Maillard, MCF, Maëva Touzeau, Docteure, Université d’Angers France « Lire les femmes. Paroles de lecteurs et de lectrices francophones »

11 h 50 Débat

12 h 15 Déjeuner

 

L’identité féminine Président de séance : Benaouda Lebdaï

14 h 00 Anne Aubry, MCF, Université Pablo de Olavide de Séville, Espagne Leïla Sebbar, écrire pour devenir soi-même

14 h 20 Hibo Moumin Assoweh, MCF, Université de Djibouti, Djibouti La littérature féminine de Djibouti entre identité et altérité

14 h 40 Marie-Françoise Chitour, MCF, Université Galatasaray (Istanbul), Turquie Blessures intimes et coupures communautaires chez des romancières des Caraïbes et de l’Océan Indien

15 h 00 Martha Asunción Alonso, poète – doctorante, Université Complutense de Madrid, Espagne « Femmes-roseau » dans la littérature antillaise contemporaine : les héroïnes de Simone Schwarz-Bart, Gisèle Pineau et Michelle Maillet

15 h 20 Débat

 

15 h 40 Pause

 

Femmes et linguistique Présidente de séance : Sanda Maria Ardeleanu

16 h 00 Stéphane-Ahmad Hafez, Professeur des universités, Université libanaise, Liban L’impact d’une formation à distance – IFADEM sur l’insécurité linguistique d’enseignantes de français au Liban-nord : étude de cas

16 h 20 Nabil Boudraa, Oregon State University, Etats-Unis Les problématiques de la langue, de la femme et de l’histoire chez Assia Djebar

16 h 40 Cherif Souti, Docteur, Université de Constantine, Algérie Quand elles parlent de leur(s) langue(s) 17 h 00 Débat

 

17 h 30 Clôture –

Ateliers slam Slam – Femmes dans le monde

17 h 30 – 19 h 30

 

Vendredi 24 mars Amphi B – Bâtiment A Pôle scientifique:

 

L’espace féminin Présidente de séance : Nadja Maillard

9 h 00 François Ouellet, Professeur, Université du Québec à Chicoutimi, Canada Cartographie identitaire de Georgette Leblanc

9 h 20 Larissa Luica, Chercheure au CEREFREA, Université Bucarest, Roumanie Le retour de la fille prodigue  : dépaysement et extranéité dans L’Interdite de Malika Mokeddem

9 h 40 Benedetta De Bonis, Docteure, Université de Bologne, Italie Jocaste et Œdipe sur la route de Michèle Fabien : réécritures au féminin du mythe œdipien

10 h 00 Débat

 

10 h 20 Pause Les femmes et l’engagement Président de séance : Olivier Ernest

10 h 40 Nicolas Pitsos, Docteur en Histoire, chercheur associé au Centre de Recherches Europes-Eurasie (CREE) de l’Inalco. La francophonie comme horizon d’expression et espace de communication pour le mouvement féministe grec pendant l’entre-deux-guerres

11 h 00 Benaouda Lebdaï, Professeur, Université du Mans, France Ecritures anti-fatwa ou l’engagement des romancières algériennes

11 h 20 Belgacem Belarbi, Docteur, Université Ibn Khaldoun, Tiaret, Algérie Voix de femmes, à propos de Nina Bouraoui

11 h 40 Débat

 

12 h 00 Déjeuner Les femmes du monde Présidente de séance : Vesna Cakeljic

14 h 00 Messan Tossa, écrivain et Docteur, Université de Lomé, Togo Littérature togolaise : la parole aux femmes

14 h 20 Dalila Belkacem, MCF (HDR), Université d’Oran, Algérie Deux femmes en francophonie : Malika ALLEL avec Ils ont peur de l’amour, mes sœurs et Leila B avec Sex and the medina

14 h 40 Vesna Cakeljic, Professeure, Université de Belgrade, Serbie La féminité du monde dans Le Premier Siècle après Béatrice d’Amin Maalouf

15 h 00 Rania Fathy, Professeure, Université du Caire, Egypte Dire l’écriture dans la littérature égyptienne d’expression française L’exemple de la trilogie de Gulpérie Efflatoun

15 h 20 Débat

15 h 40 Pause

 

La femme militante Président de séance : Julien Kilanga

16 h 00 Sanda-Maria Ardeleanu, Professeure, Université de Suceava, Roumanie L’engagement féminin entre imaginaire (s) et réalité

16 h 20 Lamia Belkaied Guiga, Maître assistant, Ecole Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma à Gamarth- Université de Carthage- Tunisie Selma Baccara  : Cinéaste, militante et femme politique  : combat d’hier combat d’aujourd’hui

16 h 40 Laurence Simard-Gagnon, doctorante, Université Queen’s, Kingston, Canada Entre projections temporelles et présent continu : être mère francophone à Kingston, Canada

17 h 00 Edmond Ngagoum, doctorant, Université Douala, Cameroun Rôles sociaux et engagement de la femme camerounaise : construction, évolution et réalités d’une altérité à questionner

17 h 20 Débat

17 h 40 Clôture

18 h 00 Cocktail

8ème Congrès International des Recherches Féministes dans la Francophonie à l’Université Paris Nanterre du 27 au 31 août 2017: « Espaces et enjeux des savoirs féministes : Réalités, luttes, utopies »

Date limite de l’envoi des propositions : 30 juin 2017

 

Lien: http://cirff2018.u-paris10.fr/

 

Depuis 1996, date de leur première édition (qui s’est tenue à l’Université Laval à Québec), les Congrès internationaux des recherches féministes dans la francophonie (CIRFF) constituent, tous les trois ans, un moment privilégié d’échanges et de débats entre chercheuses de tout statut, étudiantes, créatrices, militantes et actrices sociales, et leurs homologues masculins, impliquées dans la production des savoirs féministes en langue française, autour des études féministes, de genre et sur les femmes.

Le congrès de 2018 sera l’occasion de mettre en lumière les luttes et savoirs féministes et leurs convergences avec les mouvements contre le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme, contre le nationalisme populiste et les extrémismes religieux, ainsi qu’avec les mouvements qui résistent à l’avancée du capitalisme mondialisé.

Francophonie et recherches féministes

La francophonie représente tant le trait d’union que l’enjeu d’un débat sur la portée heuristique de la langue française dans un contexte mondial postcolonial où les langues scientifiques sont des langues de domination géopolitique et économique.

La complexité du monde actuel caractérisée par des défis écologiques, des conflits armés, des migrations forcées, la montée des conservatismes, une division internationale du travail sous l’emprise des rapports sociaux de sexe, de classe et de race et du profit capitaliste, constitue le contexte géopolitique dans lequel se prépare la 8ème édition du Congrès international des recherches féministes dans la francophonie. Ce congrès s’emploiera à mettre en relief les causes et les formes de domination, d’oppression et d’exploitation qui découlent de ce contexte et à proposer des pistes d’action pour en contrer les effets.

Résultat de l’héritage historique et politique, la francophonie peut être pensée comme un espace de convergences et de conflits :
Un espace de convergences, parce que la situation des femmes a pu être marquée de contraintes spécifiques dues aux religions, aux législations inspirées notamment du code Napoléon, au paradigme d’une « démocratie » les ignorant ; parce que les idées féministes, comme le mouvement social dont elles sont issues, ont pu s’appuyer sur des référentiels communs (Universalisme, « Droits de l’homme », laïcité et modèle républicain) dont elles ont dû affronter les paradoxes (exclusion des femmes du « suffrage universel », patriarcat de lois coloniales prétendument libératrices, décalage entre principes philosophiques et réalités vécues).
Mais aussi un espace de conflits en raison des rapports de domination qui sont à l’origine de la francophonie où le modèle français d’émancipation est parfois considéré comme néocolonial et devant, comme tel, être refusé.

Dans l’espace francophone, la langue commune dessine un cadre pour la réflexion au travers de concepts originaux, tels celui de rapports sociaux de sexe. Elle donne des moyens d’échange intellectuel entre chercheuses et chercheurs féministes, qu’elles ou ils travaillent au sein de l’académie ou produisent des savoirs à partir de leurs pratiques militantes pour la défense des droits des femmes. C’est ainsi que s’est construit, au cours des sept premiers congrès CIRFF, un réseau informel et dynamique de recherche féministe dans la francophonie.

Profitant d’être en France et à proximité de Paris, ce congrès réfléchira aux moyens de tisser des solidarités entre féministes utilisant la langue française contre un usage hégémonique de la francophonie.

Réalités, luttes, utopies dessinent les espaces et enjeux féministes

Pour prendre acte de la diversité des approches féministes, de nos convergences et de nos divergences internes et externes, nous attendons des propositions de contributions qui se situent dans le cadre de la double perspective des espaces et des enjeux féministes contemporains, et qui s’attachent à rendre compte des réalités vécues par les femmes, leurs luttes et leurs utopies.

Il s’agit notamment, à l’occasion de ce congrès et comme s’y sont efforcés les précédents CIRFF, de faire un pont entre les mondes militants et le monde académique, entre les savoirs issus du terrain, de la pratique et des productions universitaires. Congrès des savoirs féministes, le CIRFF2018 pourra ainsi servir d’espace de formation (d’université d’été) aux militantes associatives et aux professionnelles de l’égalité. Elles pourront diffuser leurs savoirs et les propositions d’activité allant dans ce sens seront bienvenues. Car les savoirs féministes doivent trouver leur traduction dans la définition de politiques publiques en faveur de l’égalité entre les sexes, qu’il s’agisse de l’égalité au sein de la sphère professionnelle, éducative, politique ou familiale, ou qu’il s’agisse de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Espaces des savoirs féministes

La mise en exergue de la notion d’espace dans ce congrès est un appel à penser une production des savoirs féministes qui prend et se donne de la place, qui se vit en pratique et « ouvre » à la critique et au dépassement des binarités et normativités. Ses différents lieux, militants, universitaires, institutionnels, créatifs dessinent un territoire féministe commun, autour d’un projet émancipateur. Ce territoire est traversé par des courants qui forment, et depuis longtemps, des paysages multiples, dont nous aimerions que le congrès rende compte.

Dans l’ensemble de l’espace social, l’attention accordée aux polarités (centre/périphérie) et aux circulations doit aussi permettre de porter un regard critique sur la qualité de l’accès aux différents lieux et sur les rapports de domination qui les traversent.

Héritier de contraintes communes tout autant que producteur de rapports de pouvoir néocoloniaux, l’espace de la francophonie lui-même doit être interrogé à différents niveaux, de l’espace mondialisé à l’échelle du corps.

Enfin, nous souhaitons que le congrès fasse la part belle à ces espaces sans lieu que sont les utopies féministes, et réfléchisse aux conséquences politiques des compromis que nous sommes parfois amenées à faire, en lien avec les politiques d’égalité, l’institutionnalisation des études académiques de genre et de l’espace associatif.

Tout en ne s’y réduisant pas, les recherches féministes portent notamment sur l’étude des féminismes et de leurs apports à l’histoire. Ainsi le congrès de 2018, qui se déroulera à l’université de Nanterre l’année du cinquantenaire de mai 68, sera l’occasion de rappeler les contributions des féministes aux idées culturelles et politiques des années 68.

Enjeux des savoirs féministes

Quels sont les apports des savoirs féministes et quelle est leur capacité à analyser les tensions nées de l’imbrication des rapports de domination ? Les dimensions sociale, politique, économique, culturelle, artistique et psychologique de ces apports doivent être mises au jour à l’occasion d’un tel congrès pour garantir que les savoirs féministes, loin de se cantonner aux livres et aux débats académiques, débouchent sur un féminisme de proposition.

Comment par exemple transformer nos analyses sur les conflits armés, sur les résistances des peuples en propositions d’action de solidarité ? Comment contribuer, à partir de l’expertise des femmes dans la recherche de solutions politiques, à une culture de paix ?

Comment poursuivre la lutte contre l’hétéronormativité ? Où en sont les apports politiques et théoriques du lesbianisme et du transféminisme à la pensée féministe ?
Quel regard porter sur les échanges économico-sexuels, aussi bien au sein des institutions matrimoniales hétérosexuelles et homosexuelles qu’au sein de la prostitution/du travail du sexe et sur les luttes qui entourent la reconnaissance ou l’interdiction de ces pratiques ?

Comment faire advenir partout dans le monde la reconnaissance des droits des femmes en matière de contrôle des naissances, d’IVG et de contraception, d’accès à la procréation et à la maternité dans de bonnes conditions, sans oublier la lutte contre la stérilisation forcée ?

Comment diffuser les connaissances acquises grâce aux sciences humaines et sociales féministes dans tous les domaines d’étude et dans toutes les disciplines scientifiques pour contrer les erreurs scientifiques dues au point de vue androcentrique et hétéronormatif ?

Bref, utilisons l’espace de la francophonie féministe pour échanger sur les enjeux de nos analyses mais aussi de nos stratégies militantes et scientifiques, et peut-être fournir des outils plus percutants pour contrer efficacement les mouvements de réaction idéologique qui tendent à réduire nos recherches à une pensée unique et simpliste, comme les attaques récentes contre « la théorie du genre » ; ou encore l’instrumentalisation des idées égalitaires du féminisme pour légitimer des prises de positions racistes et classistes, entraînant notamment la stigmatisation des personnes migrantes et réfugiées.

Pour une transmission des savoirs féministes

Ce 8ème Congrès international des recherches féministes dans la francophonie sera tourné vers l’avenir. Il ne manquera pas de faire des propositions à la fois en termes de construction de l’autonomie des femmes, de définition de nouveaux droits mais aussi, inséparablement, de transmission des savoirs entre espaces militants et académiques et entre générations.

Il doit être un outil pour l’action militante dans chacun des pays de la francophonie mais aussi dans une visée transnationale pour construire un monde plus juste ; pour développer la créativité féministe et produire les images de nos utopies afin de mieux les diffuser et de mieux les transmettre.

Lien: http://cirff2018.u-paris10.fr/

CE SOIR (16 mars): Projection du film « Le retour de Gisela Wertzbergher » de Barbara Wolman (2009) en présence de la réalisatrice, organisée par le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir

 

CE SOIR A 20H: Projection du film « Le retour de Gisela Wertzbergher » de Barbara Wolman (2009) au cinéma le Luminor, en présence de la réalisatrice:

 

Gisela Wertzbergher, survivante juive d’Auschwitz, revient 50 ans plus tard sur les lieux de son enfance et de sa jeunesse. Partout où elle va, Gisela confronte les gens avec ses propres souvenirs, elle cherche des traces de son existence et plus généralement de l’existence des juifs : à Spinka, son village natal au cœur de la région Maramures (en Roumanie) où elle a grandi ; Budapest, où jeune adulte, elle a été déportée et enfin Sighet, la ville où elle a vécu après la déportation, jusqu’à son exil à Paris.

 

Faina Grossmann m’a demandé de garder en images et en voix ce voyage de Gisela : filmer pour témoigner de choses qui n’auraient jamais dû arriver est une démarche insoluble. Mais je sais que le danger d’oublier ou pire de nier les faits est bien réel, j’ai donc évidemment accepté de faire ce film, tout en sachant que je ne me sentirai jamais à ma place derrière la caméra pendant ce voyage. En dehors de l’enjeu politique de la mémoire, il y avait aussi pour moi un enjeu personnel, faire avec Gisela ce que je n’avais pas pu faire, enfant avec mes grands-parents : écouter leur histoire.
Gisela était indécise face à l’intérêt de faire ce film : « À quoi ça sert de reparler de tout ça, c’est tant de souffrance, et en même temps, si ça peut servir à ne pas oublier ! ».

 

C’est de toutes ces contradictions que sont fait ce film.
Gisela est décédée le 6 août 2015.
Malgré ce douloureux sujet qui nous réunissait, je garde en moi son regard espiègle, une des plus belles images de ce voyage.

 

Barbara Wolman

 

La projection sera suivie suivie d’une rencontre avec la réalisatrice.

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/category/agenda/

Lecture-Rencontre avec Françoise Vergès à l’occasion de la sortie de son dernier livre « Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme » à l’Espace Khiasma le 22 mars

Lecture-Rencontre avec Françoise Vergès à l’occasion de la sortie de son dernier livre, Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme (Albin Michel, 2017), mercredi 22 mars à 20h. Françoise Vergès sera en conversation avec Seloua Luste Boulbina, chercheuse associée au Laboratoire de Changement Social et Politique (LCSP – Université Denis Diderot Paris).

 

 

Dans les années 1960-1970, l’État français encourage l’avortement et la contraception dans les départements d’outre-mer alors même qu’il les interdit en France métropolitaine. Comment expliquer de telles disparités ? Dès 1945, invoquant la « surpopulation » de ses anciennes colonies, l’État français prône le contrôle des naissances et l’organisation de l’émigration ; une politique qui le conduit à reconfigurer à plusieurs reprises l’espace de la République, provoquant un repli progressif sur l’Hexagone au détriment des outre-mer, où les abus se multiplient. Françoise Vergès s’interroge sur les causes et les conséquences de ces reconfigurations et sur la marginalisation de la question raciale et coloniale par les mouvements féministes actifs en métropole, en particulier le MLF. En s’appuyant sur les notions de genre, de race, de classe dans une ère postcoloniale, l’auteure entend faire la lumière sur l’histoire mutilée de ces femmes d’outre-mer, héritage douloureux d’un système esclavagiste, colonialiste et capitaliste encore largement ignoré aujourd’hui.

 

Françoise Vergès est titulaire de la Chaire « Global South(s) » au Collège d’études mondiales, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris. Elle est notamment l’auteure d’Entretiens avec Aimé Césaire, Nègre je suis, nègre je resterai (2005), de La Mémoire enchaînée (2006), et de L’Homme prédateur (2011).

 

Elle sera en conversation avec Seloua Luste Boulbina, chercheuse associée au Laboratoire de Changement Social et Politique (LCSP – Université Denis Diderot Paris). Elle est notamment l’auteure de L’Afrique et ses Fantômes (2015), Les Arabes peuvent-ils parler? (2011) et Le Singe de Kafka et autres propos sur la colonie (2008).

 

NB : Le livre Le Ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme sera disponible à la vente à Khiasma.

 

Ecoutez Françoise Vergès sur la R22 Tout-Monde.

 

Espace KHIASMA

15 Rue Chassagnolle, 93260 Les Lilas

 

Lien: http://www.khiasma.net/rdv/le-ventre-des-femmes/

Atelier « Porno, Stigmatisation et Racisme » dans le cadre de la Queer Week à Sciences Po le 13 mars

☆ ☆ QUOI? ☆ ☆

Un atelier/groupe de parole sur l’exotisation, la stigmatisation et le racisme dans la pornographie. Comment ces images se construisent-elles à partir d’un imaginaire colonial ? Que révèle l’hyper-popularité de la “beurette” sur les sites pornographiques français ? Comment les codes du porno interracial véhiculent-ils des stéréotypes raciaux ?
Voilà autant de questions que nous serons amenés à nous poser.

☆ ☆ OÙ?☆ ☆

Salle S12
13 rue de l’université,
75007

☆ ☆ QUAND ? ☆ ☆


Le 13 mars de 17h à 19h

☆ ☆ AVEC QUI? ☆ ☆

Wissale ACHARGUI, étudiante en histoire et activiste intersectionnelle, membre du collectif Féministes contre le cyberharcèlement
Pour en savoir plus sur le collectif Féministes contre le cyberharcèlement, c’est par là → https://www.facebook.com/feministescontrelecyberharcelement/?fref=ts

☆ ☆ INSCRIPTION ☆ ☆

Internes et externes, pour vous inscrire, envoyez un mail à : garces.sciencespo@gmail.com, avec comme objet [Inscription Atelier porno, stigmatisation et racisme].

Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec le collectif Féministes contre le cyberharcèlement, et dans le cadre du cycle intitulé “La pornographie, entre empowerment et assujettissement : miroir de la société ou simple construction fictionnelle ?” organisé par GARCES, la Queer Week et Self-ish.

Pour en savoir plus sur le reste de nos événements, c’est par là → :https://www.facebook.com/events/1425214287509756/

Pour en savoir plus sur Garçes, c’est par là →
https://www.facebook.com/garces.collectiffeministe.9/ et https://collectiffeministe.wordpress.com/

Pour en savoir plus sur les événements de la Queer Week, c’est par là →
https://www.facebook.com/events/593689804175151/ ethttp://www.queerweek.com/

Vendredi 17 mars à 19:30 – 22:30, Self-ish en collaboration avec Garçes et QW :
https://www.facebook.com/selfishopenmic/?fref=ts

☆ ☆ ☆ ☆

  • Free Admission

 

Page Facebook de l’événement: https://www.facebook.com/events/964665273669789/

Conférence de Cybelle McFadden « Cadrages Féminins, Caméras Incarnées: Varda, Akerman, Cabrera, Calle et Maiwenn » le 27 mars à Angers

CONFÉRENCE DE CYBELLE MCFADDEN « CADRAGES FÉMININS, CAMÉRAS INCARNÉES : VARDA, AKERMAN, CABRERA, CALLE ET MAÏWENN »

Rendez-vous du mois du genre

Le 27 mars 2017

Conférence de Cybelle McFadden (professeure de français et d’études francophones, Université de Greensboro, Caroline du Nord).
« Cadrages féminins, caméras incarnées : Varda, Akerman, Cabrera, Calle et Maïwenn”.

 

« Gendered Frames, Embodied Cameras: Varda, Akerman, Cabrera, Calle, and Maïwenn
by Cybelle H. McFadden (review) » sur Project Muse.

 

Campus Belle-Beille, Maison de la Recherche Germaine Tillion (MRGT), Amphi Tillion, 18h-20h, entrée libre.

 

Pauline Boivineau
pauline.boivineau@univ-angers.fr

Lien: http://www.univ-angers.fr/fr/recherche/actualites/conference-de-cybelle-mcfadden.html

Projection de « Nettoyage à sec » (1997) en présence de la réalisatrice Anne Fontaine le 20 mars, organisée par le ciné-club Le 7è genre

 

 

Nettoyage à sec

Réalisé par Anne Fontaine
Avec Miou-Miou Charles Berling Stanislas Merhar

Durée : 1h37

Projection le 20/03/2017 à 20h au Cinéma Le Brady (39 Boulevard de Strasbourg, 75010 Paris)

Synopsis

Jean-Marie et sa femme Nicole tiennent depuis quinze ans un pressing à Belfort. Quinze ans d’amour fidèle, de travail sans relâche… Mais une soirée dans un cabaret, ‘La Nuit des temps’, va faire tout basculer. Sur scène, un jeune homme troublant, Loïc, fait un numéro de travesti avec sa sœur Marylin. Il séduit immédiatement le couple, qui s’accordait sa première sortie depuis longtemps. Tel le visiteur du Théorème de Pasolini, Loïc va s’immiscer dans leur vie bien réglée et faire déraper leur existence, bouleversant tous leurs repères, sexuels, moraux, sociaux. Troisième film d’Anne Fontaine (après Les Histoires d’amour finissent mal en général et Augustin), Nettoyage à sec met au jour les pulsions les plus enfouies d’un couple ‘sans histoire’, jusqu’au point de non-retour.

Notre invitée : Anne Fontaine, réalisatrice, scénariste, actrice

Lien: http://www.lebrady.fr/film/201244/

FATMA BUCAK au séminaire SOMETHING YOU SHOULD KNOW: ARTISTES ET PRODUCTEURS AUJOURD’HUI le 8 mars (Paris)

 

ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES EN SCIENCES SOCIALES
FONDATION MAISON DES SCIENCES DE L’HOMME

SOMETHING YOU SHOULD KNOW: ARTISTES ET PRODUCTEURS AUJOURD’HUI

Patricia Falguières, Elisabeth Lebovici et Nataša Petrešin-Bachelez

Mercredi 8 Mars
FATMA BUCAK

De 19H à 21H, À LA MSH, 16 – 18 RUE SUGER, 75006 (métro Odéon ou Saint – Michel)

La salle n’est pas ouverte avant 18h50.

Pour respecter les mesures de sécurité durant l’état d’urgence, il est nécessaire de s’inscrire préalablement : somethingyoushouldknow-request@ehess.fr.
Les portes seront fermées à 19h10.

For security measures, please register at this address if you wish to attend this event : somethingyoushouldknow-request@ehess.fr  No access without registration.
The doors will close at 7.10 pm.

Fatma Bucak est née à Iskenderun, à la frontière entre la Turquie et la Syrie, et elle vit et travaille aujourd’hui entre Londres et Istanbul. Elle a étudié la philosophie à l’Université d’Istanbul, l’histoire de l’art et la gravure à l’Accademia Albertina (Turin), et a obtenu un MA du
Royal College of Art à Londres. Son travail de performance, photographie, son et video se concentre sur l’identité politique, les mythologies religieuses et le paysage en tant qu’espace de renégociation historique. Dans sa pratique, Fatma Bucak questionne souvent les manières traditionnelles de faire histoire, de même qu’elle interroge les normes culturelles, notamment de genre.

Ses expositions personnelles ont eu lieu au Castello di Rivoli (Turin), à la Brown University David Winton Bell Gallery (Providence, Rhode Island), à ARTER (Istanbul), à Artpace (San Antonio, Texas), au Pori Museum (Pori, Finlande), à la galerie Alberto Peola (Turin), et à The Ryder Project (Londres). Son travail a également été exposé à la 54è Biennale de Venise, au Jewish Museum (New York), à l’ International Festival of Non-fiction Film ( MoMA, New York), à SALT (Istanbul), l’ICA (Londres), à Spike Island (Bristol), Contemporary Art Platform Gallery Space (Koweit), Manifesta 9 (Genk), La Permanente Museum (Milan), Fondazione Fotogra a (Modena) et Art in General (New York). En 2013 elle a été lauréate du 13è Prix Illy Present Future et sélectionnée pour le Bloomberg New Contemporaries.  Elle a été en résidence à Townhouse, au Caire, en 2014.

Actuellement résidente à la Cité Internationale des Arts (Paris), Fatma Bucak prépare des expositions à Harpe45, Lausanne et Pi Artworks, Londres.

ENG :
Born in Iskenderun on the Turkey-Syria border, Fatma Bucak (lives and works in Istanbul and London) studied Philosophy at Istanbul University and History of Art and Etching in Italy at the Albertina Academy of Fine Arts, before completing her MA in Photography at the Royal College of Art, London. Her works in performance, photography, sound, and video, center on political identity, religious mythology, and landscape as a space of historical renegotiation. In her practice she often questions traditional forms of history-making as well as cultural and gender norms.

She has had solo exhibitions at Castello di Rivoli Museum of Contemporary Art (Turin), Brown University David Winton Bell Gallery (Providence), ARTER (Istanbul), Artpace (San Antonio), Pori Museum, Alberto Peola Contemporary Art Gallery (Turin), and The Ryder Project (London). Her work has also been exhibited at the 54th Venice Biennale Tese di San Cristoforo – Arsenale, The Jewish Museum (New York), International Festival of Non-fiction Film, MoMA (New York), SALT (Istanbul), ICA (London), Spike Island (Bristol), Contemporary Art Platform Gallery Space (Kuwait), Manifesta 9-Parallel events (Genk), La Permanente Museum (Milan), Fondazione Fotografia (Modena), and Art in General (New York), among others. In 2013 she was the winner of the 13th Illy Present Future Prize, and was selected for the Bloomberg New Contemporaries in the same year. She was artist-in-residence at Townhouse, Cairo in 2014. She is currently preparing upcoming solo shows at Harpe45, Lausanne and Pi Artworks, London. She is also a resident artist at the Cité Internationale des Arts (Paris).

Le séminaire « Something you should know: Artistes et producteurs » est soutenu par la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte
(http://www.fabarte.org)
Pour voir les anciens séminaires : http://www.vimeo.com/sysk/
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Projection du film « Le retour de Gisela Wertzbergher » de Barbara Wolman (2009) le 16 mars à 20h au cinéma le Luminor, en présence de la réalisatrice

Le mardi 16 mars 2017 à 20h au Cinéma Le Luminor Hotel de Ville

 

Le retour de Gisela Wertzbergher de Barbara Wolman

Hongrie – Roumanie – France, 2009, video, coul., 73 min, version originale française

 

 

Un voyage documentaire à l’initiative de Faina Grossmann dans le cadre du projet « Shoah, Exil, Reconnaissance ».

 

 

Gisela Wertzbergher, survivante juive d’Auschwitz, revient 50 ans plus tard sur les lieux de son enfance et de sa jeunesse. Partout où elle va, Gisela confronte les gens avec ses propres souvenirs, elle cherche des traces de son existence et plus généralement de l’existence des juifs : à Spinka, son village natal au cœur de la région Maramures (en Roumanie) où elle a grandi ; Budapest, où jeune adulte, elle a été déportée et enfin Sighet, la ville où elle a vécu après la déportation, jusqu’à son exil à Paris.  »

Faina Grossmann m’a demandé de garder en images et en voix ce voyage de Gisela : filmer pour témoigner de choses qui n’auraient jamais dû arriver est une démarche insoluble. Mais je sais que le danger d’oublier ou pire de nier les faits est bien réel, j’ai donc évidemment accepté de faire ce film, tout en sachant que je ne me sentirai jamais à ma place derrière la caméra pendant ce voyage. En dehors de l’enjeu politique de la mémoire, il y avait aussi pour moi un enjeu personnel, faire avec Gisela ce que je n’avais pas pu faire, enfant avec mes grands-parents : écouter leur histoire.

Gisela était indécise face à l’intérêt de faire ce film : « À quoi ça sert de reparler de tout ça, c’est tant de souffrance, et en même temps, si ça peut servir à ne pas oublier ! « .

C’est de toutes ces contradictions que sont fait ce film.

Gisela est décédée le 6 août 2015.

Malgré ce douloureux sujet qui nous réunissait, je garde en moi son regard espiègle, une des plus belles images de ce voyage.

 

Barbara Wolman

 

 

La projection sera suivie suivie d’une rencontre avec la réalisatrice

 

Cinéma Le Luminor Hôtel de Ville

20 rue du Temple

75004 Paris

Métro Hôtel de Ville


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