Archives mensuelles : février 2017

En mars, c’est « Le mois du genre » à l’Université d’Angers avec une très riche programmation

Pour plus d’informations: http://www.univ-angers.fr/fr/vie-a-l-universite/egalite-femmes-hommes/actualites/le-mois-du-genre.html

 

Profitant de la dynamique portée par le programme de recherche GEDI, l’UA a décidé d’organiser, c’est la première fois en 2017, un temps fort autour de cette thématique du genre. Mars, marqué par la journée du 8, sera tous les ans, « le mois du genre » à l’UA. Les 12 rendez-vous proposés pour cette première édition illustrent, par leur richesse et leur diversité, la volonté de toute la communauté universitaire d’agir afin de lutter contre les stéréotypes de genre.

 

PROGRAMMATION:

 

– Rencontre avec Carole Douillard, artiste invitée en résidence à l’UA au sein du Centre des Archives du Féminisme d’Angers et exposée à la Galerie 5 et discussion avec Clélia Barbut, docteure en sociologie et en histoire de l’art contemporain, spécialisée sur le sujet de la performance.
Mercredi 1er mars à 12 h, à la Galerie 5 (BU Belle-Beille)
L’exposition « le corps du répertoire / body of index », en partenariat avec le FRAC des Pays de la Loire, est visible jusqu’au 11 mars 2017.

 

– Présentation de l’exposition « Mauvaises filles »par l’historien David Niget, maître de conférences à l’UA, co-auteur du livre Mauvaises filles
Jeudi 2 mars à 18 h, à la Maison de la recherche Germaine-Tillion (campus Belle-Beille)
Exposition visible jusqu’au 21 mars.

 

– « Antiféminismes et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui »
Vendredi 3 et samedi 4 mars de 9 h 30 à 18 h, à la Maison de la recherche Germaine Tillion (campus Belle-Beille).
Colloque international et pluridisciplinaire organisé par le programme Gedi (Genre et discriminations sexistes et homophobes) et le Réqef (Réseau québécois en études féministes).

En complément :
– Projection du film Polytechnique (2009), vendredi 3 mars, à 18 h 45, présenté par la sociologue Mélissa Blais (Université de Québec à Montréal).
– Projection du film La Domination masculine (2009), samedi 4 mars, à 15 h 45, présenté par le réalisateur Patric Jean.

 

– Visites guidées du Centre des archives du féminisme, par France Chabod Mardi 7 mars à 11 h, 14 h et 15 h. Rendez-vous dans le hall d’accueil de la BU Belle-Beille (55 fonds d’associations et de personnalités des XIXe, XXe et XXIe siècles). Sans inscription préalable.

 

– Photobooth Genre : « Quand je serai grand.e, je serai… »
Mercredi 8 mars sur les campus de 7 h 30 à 10 h 30 et dans les BU de 11 h 30 à 15 h.
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, venez dire si votre sexe a influencé votre orientation ? Quel métier aviez-vous envie de faire enfant ? Quelle formation avez-vous finalement choisie ? À partir des témoignages, création d’un mur de photos et partages sur les réseaux sociaux.

 

– Entreprendre au féminin
Jeudi 9 mars à 17 h, à La Passerelle (2 rue Lakanal, campus Belle-Beille)
Atelier World Café, discussions, propositions collectives et témoignages.

 

– Présentation du nouveau site Musea
Mardi 14 mars de 12 h à 14 h, à la Maison de la recherche Germaine Tillion (campus Belle-Beille)
Musée virtuel de l’histoire des femmes et du genre, par Christine Bard et Vincent Guérin, avec Yves Denéchère et Corinne Bouchoux (Gedi/Cerhio).

 

– Autour du Dictionnaire des féministes : atelier Wikipédia
Jeudi 16 mars de 14 h à 17 h, à la BU Belle-Beille.
Atelier animé par Anne Baumstimler pour apprendre à créer et enrichir des notices sur l’encyclopédie en ligne.

 

– « Femmes en francophonie »
Jeudi 23 mars, de 9 h à 18 h, dans l’amphi A de la Faculté des lettres, langues et sciences humaines.
Vendredi 24 mars, de 9 h à 18 h, dans l’amphi E003 de l’IUT.
Colloque international co-organisé par l’association de doctorants Franco-Unis et le programme Gedi.

 

– « Cadrages féminins, caméras incarnées : Varda, Akerman, Cabrera, Calle et Maïwenn »
Lundi 27 mars de 18 h à 20 h, à la Maison de la recherche Germaine Tillion (campus Belle-Beille).
Conférence de Cybelle McFadden, professeure de français et d’études francophones, Université de Greensboro (Caroline du Nord).

 

– « Marie Sklodowska-Curie, scientifique et femme, tout simplement ! »
Mercredi 4 avril à 18 h, dans l’amphi Averroès de l’UFR Santé (Médecine, rue Haute-de-Reculée).
Conférence sur la première femme à avoir obtenu le Nobel, par Armand Lattes, professeur émérite de l’Université Paul-Sabatier de Toulouse et ex-président de la Société française de chimie.
Soirée hommage à l’écrivaine Goliarda Sapienza
Vendredi 6 avril à 18 h, à la Maison de la recherche Germaine Tillion (campus Belle-Beille).
Proposée par l’axe « Voix de femmes » du programme Gedi,avec Iris Chionne, maîtresse de conférences en littérature et civilisation italiennes à l’Université de Nantes et Nathalie Castagné, traductrice de Goliarda Sapienza.

 

Pour plus d’informations: http://www.univ-angers.fr/fr/vie-a-l-universite/egalite-femmes-hommes/actualites/le-mois-du-genre.html

Autour de la polémique Philippe Garnier, une contribution d’Elisabeth Lebovici: « Couvrez ce genre, que je ne saurais voir : Tartufferies de la Cinémathèque française »

A lire en entier en cliquant sur ce lien: http://le-beau-vice.blogspot.fr/2017/02/la-cinematheque-francaise-naime-ni-les.html

 

« La présentation dévalorisante de la Cinémathèque a tout de suite été dénoncée par Nicole Fernandez Ferrer du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir et par l’excellent blog Le Genre et l’Ecran . Elle a fait l’objet d’une tribune sur Buzzfeed, relayée sur les réseaux sociaux, et signalant, au delà de cette rétrospective, le flagrant manque d’intérêt de la Cinémathèque Française pour les femmes réalisatrices (un désintérêt « vu dans le métro » à chaque fois que s’affichent les programmes de la Cinémathèque: c’est un cauchemar récurrent).

(…)

Est-ce la peine de revenir sur cette argumentation éculée, qui va complètement à l’encontre des recherches sur la place et le rôle des femmes au sein de l’industrie cinématographique, sur la dimension sexuée des genres cinématographiques, sur les renouvellements de l’approche « auctoriale » de la critique cinématographique j’en passe et des meilleures, bref sur cet élargissement des idées reçues… On voit, au contraire, une fois de plus, comment la Cinémathèque [à la ] Française corrobore la vision institutionnelle d’une cinéphilie (blanche et mâle) qui ne supporte aucune critique du pouvoir patriarcal et de la vision « purement » cinématographique que ce pouvoir entend reproduire. Dès 1999 (!) Geneviève Sellier et Brigitte Rollet avaient fait un état des lieux accablants. Près de vingt ans après, ça n’a pas vraiment changé et les études en question restent… anecdotiques.
Un terme que nous récupérons, bien sûr. Alors, vive l’anecdote.

Autour de la polémique Philippe Garnier sur l’exposition Dorothy Arzner à la Cinémathèque, un article de Johanna Luyssens: « Le cinéma, le sexisme, et les cinéphiles : un cas d’école »

Le cinéma, le sexisme, et les cinéphiles : un cas d’école

 

« Ce texte est au moins sexiste, sans doute lesbophobe, et dans tous les cas maladroit. On sent à quel point l’auteur se fiche profondément de son sujet. Tout cela ne l’intéresse pas vraiment, cela se sent. Du coup, on en arrive à cela : parler d’une femme cinéaste dans l’histoire du cinéma sans évoquer leur “invisibilisation”. C’est tellement passer à côté du sujet que c’en devient une prouesse technique. Mais Philippe Garnier semble se foutre de tout cela. On pense évidemment à Alice Guy, cinéaste aussi pionnière que prolifique, dont Scorsese disait en 2011 : « Alice Guy était une réalisatrice exceptionnelle, d’une sensibilité rare, au regard incroyablement poétique et à l’instinct formidable […]. Elle a écrit, dirigé et produit plus de mille films. Et pourtant, elle a été oubliée par l’industrie qu’elle a contribué à créer. »

 

Article à lire en cliquant sur ce lien: https://medium.com/@johannaluyssen/le-cin%C3%A9ma-le-sexisme-et-les-cin%C3%A9philes-un-cas-d%C3%A9cole-3f963762806c#.6a39aeofw

Journée « R-assemblage lesbien, trans, queer décolonial et anticapitaliste » dans le cadre de la Queer Week à Sciences Po le 18 mars

Journée « R-assemblage lesbien, trans, queer décolonial et anticapitaliste »
Dans le cadre de la Queer Week 2017 : du 10 au 18 mars, La Colonie accueillera le 18 mars une après-midi de réflexions et d’échange sur la production théorique et les stratégies politiques sur les questions lesbiennes queer et trans non blanches, organisée par Paola Bacchetta (Université de Californie, Berkeley).

 

AU PROGRAMME :
➡️ Diaspora/Situations (12h00-13h00)
Projection du film « diaspora/situations » de l’artiste, vidéaste et poète Tarek Lakhrissi.

 

➡️ Panel trans anticapitaliste et décolonial animé par trois activistes trans non blancHEs (14h00-15h30)
Discussion sur les conditions matérielles des trans non blancHEs en France, leur place et leur contribution aux luttes révolutionnaires, et l’élaboration de stratégies politique dans le contexte actuel. Le panel est organisé par trois activistes trans non blancHEs impliquéEs dans des groupes politiques antiracistes et des quartiers populaires ⚠️ Seuls des enregistrements audios seront autorisés pour cette session (photos et vidéos interdites) ⚠️

 

➡️ Decolonizing Sexualities (15h30-17h00) *anglais avec traduction en français.*
Sandeep Bakshi, University le Havre
Suhraiya Jivraj, University de Kent
Silvia Posocco, Birkbeck, University de Londres

Cette communication vise à ouvrir le champ queer à des critiques décoloniales qui sont devenues urgentes. Situant notre analyse sur le labeur collectif requis pour l’accomplissement de la compilation de notre anthologie, nous réévaluons le trajectoire de celle-ci qui s’intitule Decolonizing Sexualities: Transnational Perspectives, Critical Interesections Eds. Sandeep Bakshi, Suhraiya Jivraj, Silvia Posocco. Counterpress: Oxford, 2016.

 

➡️ Keynote de clôture : Comment (ne pas) construire des alliances aujourd’hui (17h00-18h30)
Conférence de clôture par Paola Bacchetta (Université de Californie, Berkeley): cette présentation traitera de la nécessité urgente de construire des alliances à l’heure actuelle, dans notre contexte de colonialité, capitalisme, racisme, islamophobie, sexisme et misogynie, et aussi de guerre, de politiques anti-immigré.e.s et anti-réfugié.e.s, de montée de la droite, et de nouvelles formes d’homo-normativité, d’homo-nationalisme et d’homo-transnationalisme, qui nous séparent. Elle abordera une gamme d’obstacles que nous affrontons. Qu’est-ce que la solidarité? Comment peut-on la forger ensemble? Après la présentation, le public sera invité à s’engager dans une longue discussion. Ensemble.


La salle est accessible aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant.

 

Lien Queer Week: http://www.queerweek.com/

Projection du film « La Reine Christine » de Rouben Mamoulian (1933) le 27 février organisée par le ciné-club le 7ème genre – Projection suivie d’un débat avec Antoine Sire

Titre original : Queen Christina

Réalisé par Rouben Mamoulian
Avec Greta Garbo, John Gilbert, Ian Keith

 

Durée : 1h39. – Genre : Drame
Sortie nationale le 27/02/2017

 

Synopsis

Première star à accéder à une célébrité planétaire, Greta Garbo était à la fois un produit du plus conformiste des studios hollywoodiens, la Metro Goldwyn Mayer, et en lutte permanente pour imposer des rôles correspondant à ses propres idées. En 1932, elle obtient le droit de tourner un film dont elle aura choisi le sujet. Ce sera La Reine Christine, à la fois fresque historique somptueuse et film d’une originalité incomparable sur un grand destin de femme. L’héroïne renonce au pouvoir par amour, un peu comme Garbo, reine du cinéma, semble à tout moment prête à rentrer en Suède par lassitude des artifices d’Hollywood. Mais, à travers le personnage de la Reine Christine, qui s’habille en homme et embrasse tendrement sa favorite, c’est bien sa propre identité sexuelle que Garbo explore avec audace et naturel.

Notre invité : Antoine Sire, auteur de Hollywood, la cité des femmes (Acte Sud/Institut Lumière) et associé-rédacteur du site parisfaitsoncinema.com

Projection le 27 février à 20h au cinéma Le Brady

39 Boulevard de Strasbourg, 75010 Paris

Lien: http://www.lebrady.fr/film/193734/

Réservation des billets: http://www.lebrady.fr/reserver/F193734

Amandine Gay est l’invitée de Lauren Bastide dans l’émission radiophonique La Poudre

Amandine Gay est l’invitée de Lauren Bastide pour le 6ème épisode de l’émission La Poudre, à podcaster ici: http://www.nouvellesecoutes.fr/la-poudre

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/07/amandine-gay-porte-voix-afro-feministe_5045147_3212.html

 

 

« Amandine Gay est cinéaste, essayiste, activiste, et l’une des figures de proue de l’afro-féminisme en France. Diplômée de Sciences-Po Lyon, elle part étudier en Australie avant d’intégrer le conservatoire d’Art dramatique de Paris en 2008. Passée derrière la caméra, elle écrit des programmes courts pour la télévision, tient un blog engagé, co-écrit une pièce de théâtre « Silence », avant de s’exiler à Montréal. Tout en développant son travail de recherche sur l’adoption, elle réalise son documentaire, « Ouvrir la voix ». Ce film donne la parole à 24 femmes noires de France et de Belgique. Sa sortie nationale est prévue pour l’automne prochain.

Dans cet épisode, Amandine Gay évoque son enfance dans la campagne lyonnaise et son statut d’adoptée (04:28), les lectures qui l’ont aidé à devenir femme (12:20), l’importance de l’adoption dans sa construction (16:40), la représentation des femmes noires dans les médias et dans la société (20:35), comment la création lui permet de mettre à distance les blessures de son existence (35:25), l’apport de la pratique du burlesque dans son vécu (40:40), le livre « Ne suis-je pas une femme ? » de bell hooks dont elle a écrit la préface et dont elle nous lit un passage (45:35), la fétichisation du corps des adolescentes noires (47:15), son ressenti face à l’accueil de son documentaire « Ouvrir la voix » (1:02:40) et le calme qu’elle a trouvé à Montréal (1:06:01). »

 

Sonia Wieder-Atherton: Interventions de la violoncelliste dans le cadre de l’exposition « Chantal Akerman : Maniac Shadows » le 19 février à la Ferme du Buisson

 

Sonia Wieder-Atherton

Interventions de la violoncelliste

dans le cadre de l’exposition « Chantal Akerman : Maniac Shadows »

dim 19 fév 2017 à 14h

Sonia Wieder-Atherton a composé la musique de plusieurs films de Chantal Akerman. La grandiose violoncelliste vient habiter l’exposition « Chantal Akerman : Maniac Shadows » pour y inscrire une présence discrète. En continu et en dialogue avec les oeuvres, elle interprète des soli intimes pour des petits groupes de spectateurs.

 

Sonia Wieder-Atherton est née à San Francisco, elle grandit à New York puis à Paris. À 19 ans, elle part vivre en URSS pour étudier avec la violoncelliste Natalia Chakhosvkaïa. Sonia Wieder-Atherton a toujours suivi une voie singulière, cherchant les images et les mots pour mieux convoquer la musique.

 

Jusqu’à ce qu’elle rencontre Sonia Wieder-Atherton, Chantal Akerman a toujours refusé de mettre ses films en musique mais voir la violoncelliste travailler, interpréter, chercher, repousser les limites de son jeu jusqu’à la mise en danger a été une révélation. S’ensuivront une vie commune et de multiples collaborations : Sonia Wieder-Atherton composera la musique de plusieurs films de Chantal Akerman et celle-ci la filmera à plusieurs reprises en concert, ou sur les routes d’Europe de l’Est à la recherche de ses origines musicales.

 

Aujourd’hui, Sonia Wieder-Atherton propose de venir habiter l’exposition avec son violoncelle. Tel un « 25e écran », elle vient inscrire une présence discrète dans l’une des salles d’exposition, en interprétant une série de solos à l’attention de petits groupes de spectateurs. En alternance et en dialogue avec les projections de Saute ma ville, les morceaux joués ici témoignent de l’importance grandissante de la musique dans le parcours de Chantal Akerman, et sont sélectionnés parmi ceux qu’elle aimait ou ceux composés par Sonia Wieder-Atherton pour ses films.

 

Lien: http://www.lafermedubuisson.com/programme/interventions-de-la-violoncelliste-sonia-wieder-atherton

 

La Ferme du Buisson – Scène nationale Centre d’art Cinéma

Allée de la Ferme, 77186 Noisiel, France

Christine Bard est invitée de l’émission La Marche de l’Histoire sur France Inter pour la sortie du Dictionnaire des Féministes

Christine Bard pour Le Dictionnaire des Féministes dans « La Marche de l’Histoire » sur France Inter à écouter ici: https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-15-fevrier-2017

 

« C’est une constante du féminisme : le souci de documenter…

 

Marguerite Thibert, dès les années 1920, impressionnait ses interlocuteurs par sa détermination. C’était la femme des superlatifs : couverte de diplômes de pied en cap, fonctionnaire de haut niveau au Bureau International du travail, voyageuse infatigable. Elle témoigne de l’importance dans la première vague du féminisme, d’un féminisme d’expertise qui luttait pied à pied pour les droits civils en contrepoint du mouvement plus spectaculaire qui revendiquait les droits civiques.

 

Consciente de la nécessité de laisser des traces, Marguerite Thibert a pris soin d’organiser ses archives. C’est une constante du féminisme : le souci de documenter. Modeste sténodactylo, Marie-Louise Bouglé rentrait chez elle tous les soirs avec de nouveaux volumes, de nouveaux documents qu’elle mettait en fiches puis à la disposition du public le soir à son domicile. Elle s’épuisa à cette tâche. Marguerite Durand, qui dirigea La Fronde, journal entièrement dirige, rédigé et composé par des femmes, laissa pareillement une immense bibliothèque spécialisée qui entendait prouver la valeur intellectuelle de l’activité des femmes. Ces deux fonds, Bouglé et Durand, ont été légués à la Ville de Paris qui les gère et tente de les amplifier. Plus récemment a été créé à Angers par Christine Bard un ambitieux Centre des archives du féminisme.

 

Bref, le mouvement contemporain des femmes a de la mémoire. Il aurait pu ne puiser qu’à ses sources des années 60-70 qui sont d’abord américaines et radicales. Au contraire, il cherche honnêtement à faire leur part à tous les courants qui l’ont peu à peu nourri, les moins visibles comme ceux qu’on croit connus. En témoigne le grand Dictionnaire des féministes, exemplaire par son honnêteté, qui paraît aujourd’hui. »

 

Speaking Feminisms | 3rd Exercise with Giovanna Zapperi | in Berlin February 14th

SPEAKING FEMINISMS – a series in preliminary excercises

Third Exercise with Giovanna Zapperi on Carla Lonzi – The Making of a Feminist Subject

SAVVY Contemporary

Plantagenstraße 31, 13347 Wedding, Berlin

February 14, 2016 | 6pm

Free entrance – donations welcome

 

Jacqueline Vodoz, Carla Lonzi with a friend, mid-1970s © Fondazione Jacqueline Vodoz e Bruno Danese, Milano.

 

[Do you want to bring your kids? We will provide a self-organized child care. If interested please send an email until Monday FEBRUARY 13 to communications@savvy-contemporary.com with subject line child care and tell us the age of your kid(s). The child care will cost a small fee, the amount of which will depend on the number of children.]

 

Third Exercise with Giovanna Zapperi on Carla Lonzi
The Making of a Feminist Subject

 

In this exercise, art historian Giovanna Zapperi will discuss her recent book ‘Carla Lonzi. Un’arte della vita’ (english: ‘Carla Lonzi. The Art of Life’) on the contemporary legacy of one of the most radical Italian feminist, Carla Lonzi, which will be published soon in Italy by Derive e Approdi.


Lonzi was an Italian writer and art critic, feminist, theorist of the self-consciousness and of the sexual diversity. She was one of the founders of the women’s group Rivolta Femminile which placed self-awareness of women and gender difference at the center of their departure.Two of her seminal texts are ‘Sputiamo su Hegel’ (Let’s Spit on Hegel, 1970) and ‘La donna clitoridea e la donna vaginale e altri scritti’ (The Clitoridian Woman and the Vaginal Woman, and Other Writing, 1974).

 

In an interview with the series’s co-curator Federica Bueti, Giovanna Zapperi tries, with hesitation, to answer the difficult question who Carla Lonzi is:


« I don’t think I have a definitive answer to this question, perhaps because Lonzi spent all her life trying to escape the very idea that one can be subject to definitions. I would say that Carla Lonzi was an Italian art critic, a feminist, a writer, and a poet. And yet, as someone who struggled against such categories and their power to reduce life to a sum of roles and identities, my own attempt to define her activity will inevitably remain provisional and incomplete. Lonzi experimented with ways of writing “differently” in the context of 1960s-1970s Italian culture, when the country’s social structures were shaken by a growing political contestation — from the workers strikes in the 1960s, to the 1968 revolts, and the autonomous movements that emerged throughout the 1970s — and, of course, a mass feminist movement. She wanted to undo the roles linked to her oppression, while constantly trying to articulate her subjective experience within a collective endeavor. »

 

Read the full conversation here: makhzin.org/issues/feminisms/finding-resonances-with-carla-lonzi


Giovanna Zapperi is an art historian and critic based in Paris where she received her doctorate from the École des hautes études en sciences sociales (EHESS) in 2005. Her work examines the interrelation of art criticism, visual culture and feminism. Her critical essays have been published widely, including in Les Cahiers du MNAM, Histoire de l’Art, Perspective, Oxford Art Journal, Kritische Berichte, Parachute, Feminist Review. Her dissertation on Marcel Duchamp received the City of Paris Award for Gender studies, and was published in 2012. From 2005 to 2009, she was on the editorial board of the journal Multitudes; from 2007-2009, a visiting Rudolf Arnheim Professor at the Humboldt University in Berlin; and in 2009, a research fellow at the Institute of Advanced Studies in Nantes. In 2010, She became a faculty member of the École Nationale Supérieure d’Art in Bourges, where she teaches history and theory of contemporary art. From 2014–15, she was a fellow at the French Academy in Rome (Villa Medici) where she began working on her book on the criticism and art historical work of radical Italian feminist Carla Lonzi (1931–1982).

 

On SPEAKING FEMINISMS:


How does the meaning of ‘feminism’ change in different contexts and times? And, what can we learn from historical feminist practices? “Feminism”, Yemisi Aribisala writes, “cannot be globally defined because Pangaea broke into pieces 250 million years ago and many wild waters and hazardous bush must be traversed to evangelise my kind of savage. The world is not one.” On the other hand, Science-fiction writer Octavia Butler describes it in terms of the act of writing yourself into the world: “You got to make your own worlds. You got to write yourself in it.”

 

How do we – women, men, transgender, not-men – write ourselves into the world? And, how do we unwrite an already written page? How do we imagine a different language, another collective politics from the perspective of feminist practice today? When vulnerable communities continue to be threated by racism, xenophobia, acts of bullyism, and violence against women, gay and trans-people, we feel the urge to address these and other questions in an attempt to mobilise and develop new feminist politics and practices.

 

For this series of preliminary exercises, our point of departure is the acknowledgement of a deep, and we hope productive, disagreement on the meaning of and the contemporary valence of this term. Perhaps this is already what feminism is about, a form of collective non-alignment. Through a series of performative events, talks and workshops, SPEAKING FEMINISMS enacts the multiple histories, struggles, and voices that define ‘feminism’ as both a practice and a concept.


The series is curated by Elena Agudio, Federica Bueti and Nathalie Anguezomo Mba Bikoro.

 

Lien: http://www.savvy-contemporary.com/


En collaboration avec