Archives mensuelles : décembre 2016

Rediffusion d’une émission consacrée à Louise Bourgeois sur France Culture

louise-bourgeois

 

 

Rediffusion du 10/07/2011

 

Lien vers l’émission: https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/louise-bourgeois

 
« Je suis une femme enragée et agrippée  » disait Louise Bourgeois – agrippée à son enfance et ses souvenirs traumatisants entre un père despotique et une mère bafouée. De sa jeunesse trahie lui venait cette rage existentielle qu’elle transforma inlassablement en une rage de créer, » intense et productive ». Née en France en 1911, Louise Bourgeois s’établit à New York en 1938 et ne fut reconnue que fort tardivement – elle avait alors 71 ans – lors de la première rétrospective organisée pour une artiste femme au Musée d’Art Moderne de New York en 1982, avant d’être célébrée comme une des figures majeures de la scène contemporaine. Artiste hautement singulière, elle avait croisé les mouvements artistiques de son temps sans se laisser embrigader, « ratiboiser » disait-elle, conservant une liberté totale, réalisant une oeuvre unique structurée par ses émotions qu’elle recréait et exorcisait dans de multiples métamorphoses de formes et de matériaux. Dessins, gravures, sculptures, installations, tanières et cellules… Bois, objets trouvés, plâtre, latex, marbre, bronze, textiles… Son oeuvre ambivalente, violemment contradictoire, décapante et redoutable, à la fois vengeresse et réparatrice, à l’image de ses fameuses araignées « Maman », protectrices et terrifiantes, manifesta jusqu’à son terme sa puissance de renouvellement plastique. Avec Marie-Laure Bernadac, Conservateur, Historienne d’Art, Chargée de Mission pour l’Art Contemporain au Musée du Louvre, commissaire de l’Exposition Louise Bourgeois au Centre Pompidou en 2008, auteure d’un ouvrage sur Louise Bourgeois publié aux éditions Flammarion

 

Avec Jacqueline Caux , réalisatrice de courts métrages expérimentaux et de films musicaux, auteure de « Tissée, tendue au fil des jours la toile de Louise Bourgeois » aux éditions du Seuil

 

Yves Gagneux , Directeur de la Maison de Balzac pour laquelle Louise Bourgeois a conçu sa dernière exposition « Moi Eugénie Grandet »

 

Xavier Girard , Historien d’Art, écrivain

 

Bruno Mathon , peintre et Critique d’Art Archives INA Martine Auger

Whitechapel Gallery (Londres): « Imperfect Chronology – Mapping the Contemporary II »

Collection
Imperfect Chronology: Mapping the Contemporary II

 

23 August 2016 – 8 January 2017

Lien: http://www.whitechapelgallery.org/exhibitions/barjeel-art-foundation-contemporary-ii/

 

Lawrence Abu Hamdan, The All Hearing, 2014. Video, 12:42 minutes. Image courtesy Galeri NON and Barjeel Art Foundation, Sharjah

Lawrence Abu Hamdan, The All Hearing, 2014. Video, 12:42 minutes. Image courtesy Galeri NON and Barjeel Art Foundation, Sharjah

 

Etel Adnan, Champs de Petrol (Petrol Fields), 2013, Image courtesy of Sfeir-Semler Gallery, Barjeel Art Foundation

Etel Adnan, Champs de Petrol (Petrol Fields), 2013, Image courtesy of Sfeir-Semler Gallery, Barjeel Art Foundation

 

 

The display Imperfect Chronology: Mapping the Contemporary II focuses on the theme of mapping geographies, examining the notion of statehood and exploring how artists engage with the rapidly expanding cities of the Arab region.

 

Drawn from the Barjeel Art Foundation collection of modern and contemporary Arab art, this is the final display in a year-long series at the Whitechapel Gallery.

 

Artists featured include Lawrence Abu HamdanEtel AdnanMarwa Arsanios, Ali Cherri, Manal Al Dowayan, Sadik Al Fraji, GCC Collective,Susan Hefuna, Iman Issa, Jumana MannaSophia Al-Maria and Zineb Sedira.

 

In Proposal for a Crystal Building (2003), Iman Issa (b. 1979) imagines a shimmering and fragile glass monument for Tahrir Square in Cairo, while Jumana Manna (b. 1987) appropriates a limestone porch from disputed territories in East Jerusalem, re-contextualising it in the gallery.

 

A large abstract tapestry by Etel Adnan (b. 1925) and a series of photographs by Zineb Sedira (b. 1963) reveal the intricate networks and trade routes that make up the global oil and sugar industries.

 

Encore 4 jours pour aller voir l’exposition consacrée à Etel Adnan à l’Institut du Monde Arabe

Etel Adnan

18 octobre 20161 janvier 2017

 

L’Institut du monde arabe organise la première exposition personnelle en France de la grande artiste libanaise Etel Adnan, figure du féminisme et du Mouvement pour la paix, auteure à partir des années 1970 d’une œuvre où se confondent création littéraire et plastique.

 

Etel Adnan, Sans titre, 2012, huile sur toile, 32x41cm Courtesy Etel Adnan et Galerie Sfeir Semler, Hambourg

Etel Adnan, Sans titre, 2012, huile sur toile, 32x41cm
Courtesy Etel Adnan et Galerie Sfeir Semler, Hambourg

 

 

Etel Adnan, Sans titre, 2012, huile sur toile, 22x27cm Courtesy Etel Adnan et Galerie Sfeir Semler, Hambourg

Etel Adnan, Sans titre, 2012, huile sur toile, 22x27cm
Courtesy Etel Adnan et Galerie Sfeir Semler, Hambourg

 

 

Etel Adnan, Sans titre, 2012, huile sur toile, 20,5x25cm Courtesy Etel Adnan et Galerie Sfeir Semler, Hambourg

Etel Adnan, Sans titre, 2012, huile sur toile, 20,5x25cm
Courtesy Etel Adnan et Galerie Sfeir Semler, Hambourg

 

 

Etel Adnan est tout à la fois poétesse, peintre, essayiste et écrivaine trilingue (anglais, français, arabe). Elle réside en France depuis de nombreuses années. L’exposition s’articule en quatre grandes sections, qui explorent toutes les facettes de son œuvre.

 

L’Apocalypse arabe-Tapuscrit

 

Retour sur la vie et le travail d’Etel Adnan, et les moments clés qui les ont jalonnés. Cette section met en avant un de ses textes fondateurs, L’Apocalypse Arabe (1980), soulignant l’importance de la langue écrite dans son œuvre et son engagement politique. La diffusion du texte, lu en français, anglais et arabe, plonge le visiteur dans une ambiance sonore multilingue.

 

Le Mont Tamalpaïs

 

Une évocation du lien d’Etel Adnan avec la côte ouest-américaine et le milieu underground de San Francisco. Cette section illustre l’importance de son travail pictural, entre abstraction et figuration. Des dessins, des peintures et l’un de ses célèbres leporellos, carnets en accordéon remplis de textes et de dessins, soulignent la place majeure qu’y occupe le Mont Tamalpaïs. Situé en Californie, celui-ci est la véritable « Montagne Sainte-Victoire » de l’artiste.

 

Des ponts, des exils

 

La production artistique d’Etel Adnan porte l’influence de ses nombreux déplacements et lieux de résidence. En témoignent les dessins sur la thématique des ponts, les leporellos représentant Beyrouth, New York et Paris, ou encore le film tourné en 1982 depuis une fenêtre à New York.

 

Un monde de couleurs et de sonorités

 

Etel Adnan découvre la tapisserie dans les années 1960, dans l’atelier cairote de Wissa Wassef.  Son travail sur tapisserie est présenté au travers de plusieurs pièces réalisées de sa main, mais aussi de dessins, peintures et leporellos.

 

Lien: https://www.imarabe.org/fr/expositions/etel-adnan

Exposition Chantal Akerman – Maniac Shadows à La Ferme du Buisson (Noisiel) jusqu’au 19 février + 2 événements: « Toute une journée Chantal Akerman » et « Sonia Wieder-Atherton, interventions de la violoncelliste »

Chantal Akerman, Maniac Shadows, 2013, courtesy Chantal Akerman Estate et Marian Goodman Gallery, Ferme du Buisson © Emile Ouroumov

Chantal Akerman, Maniac Shadows, 2013, courtesy Chantal Akerman Estate et Marian Goodman Gallery, Ferme du Buisson
© Emile Ouroumov

 

 

 

Lien: http://www.lafermedubuisson.com/programme/chantal-akerman

 

Auteure de films inoubliables, Chantal Akerman est une des artistes et cinéastes majeurs de ces cinquante dernières années. Imaginée avec elle avant sa disparition, cette exposition met en regard films historiques et installations récentes pour témoigner de son importance pour l’art contemporain.

 

Chantal Akerman est internationalement reconnue pour son œuvre cinématographique. Depuis ses débuts jusqu’à sa disparition il y a un an, elle n’a cessé de réinventer son vocabulaire formel et son regard sur le monde, naviguant avec une liberté sans pareil du long-métrage de fiction au documentaire, et de la comédie au drame, en passant par l’installation vidéo. Si son influence sur les réalisateurs les plus renommés n’est plus à démontrer, l’héritage de son travail dans les arts plastiques est moins connu et tout aussi fondamental.

 

À  travers ses nombreux projets, Chantal Akerman a ouvert une brèche que les artistes contemporains explorent de plus en plus, entre réalité et fiction, film narratif et expérimental, histoire et mémoire. Son approche singulière des questions de frontières, de déplacement, de racisme, d’identité, de relation entre espace personnel et public, convoquant toutes les possibilités de l’image cinématographique, du regard, de l’espace et de la performance, a été déterminante pour l’évolution des arts visuels.

 

L’exposition s’articule autour d’une de ses dernières installations vidéo : Maniac Shadows, présentée pour la première fois en France. Confrontant des images filmées sur ses lieux de vie à travers le monde, des photographies et une lecture par Akerman de son roman Ma mère rit, ManiacShadows constitue le cœur d’un parcours qui nous amène à redécouvrir des pans méconnus de son œuvre. De son premier court-métrage réalisé à l’âge de 18 ans à une création sonore de 2008 réalisée pour la radio en passant par un film expérimental, cette plongée dans l’univers de Chantal Akerman est accompagnée par la participation exceptionnelle de Sonia Wieder-Atherthon venant de temps en temps habiter l’espace de la cinéaste avec son violoncelle.

 

Le temps, l’espace, l’image, la musique, l’intime, le politique. À travers cette multiplicité de points de vue, l’exposition rend compte de l’extraordinaire actualité de la pratique et de la pensée de Chantal Akerman.

 

 


 

Deux événements à ne pas manquer avant la fin de l’exposition:

 

  • Toute une journée Chantal Akerman, le 14 janvier 2017 de 14h à 23h30:

 

Plusieurs longs et courts métrages témoignent de la richesse du cinéma d’Akerman : la fiction comique succède au documentaire politique, en faisant un détour par les films sur la danse ou la musique, et les propositions plus expérimentales. Entre chaque projection sur le grand écran du cinéma, des visites d’exposition originales viennent rythmer la journée au centre d’art.

 

Chantal Akerman par Chantal Akerman

France – 1996 – 1h05

Autoportrait de la cinéaste réalisé pour la collection Cinéma, de notre temps. « Je me suis dit : si je fais moi-même un Cinéaste de notre temps sur moi cinéaste de notre temps, ce serait une sorte d’autoportrait. Et la meilleure manière de réaliser cet autoportrait ce serait de faire parler mes anciens films. De les traiter absolument comme si c’était des rushes que je monterai pour créer ce nouveau film, qui serait alors un autoportrait de moi. J’en ai parlé, je l’ai proposé. On m’a dit oui, mais il faut qu’on te voie. Il faut quand même que tu parles de toi. Et c’est là que les problèmes ont commencé. » Chantal Akerman

 

Trois strophes sur le nom de Sacher

France – 1989 – 12 min

En un renversement de Fenêtre sur cour, placé ici dans une cour percée de fenêtres, Akerman filme un solo de violoncelle de Sonia Wieder-Atherton. La structure est celle de la composition de Henri Dutilleux en trois mouvements. Initié par Msitslav Rostropovitch pour le chef d’orchestre et mécène Paul Sacher, cette oeuvre est désormais devenue un hommage pour chacune des trois personnalités évoquées.

 

Un jour Pina a demandé…

France / Belgique – 1983 – 57 min

Dans ce film issu de la collection Repères sur la danse contemporaine, la réalisatrice suit Pina Bausch et sa troupe lors d’une tournée européenne en Italie et en Allemagne, et propose un voyage dans l’univers de la chorégraphe au travail.

 

Demain on déménage

France / Belgique – 2004 – 1h50

Charlotte est célibataire. Pour vivre, elle essaie d’écrire des livres, érotiques, de commande. Elle habite un duplex et vit dans un joyeux désordre et dans une distraction totale. Mais un jour, son père meurt et sa mère, professeur de piano, débarque chez elle avec son quart de queue, ses meubles et ses élèves… « Ce qui déménage vraiment dans ce film et casse la baraque, c’est l’humour fou, un dérangement de fond qui vaut bien tous les ordres qu’on nous propose, et prioritairement la sommation d’être raisonnables. » Libération.

 

Hôtel Monterey

Projection-performance – Belgique – 1972 – 1h05

Akerman filme un hôtel pour personnes défavorisées à New-York. Derrière les portes closes et le va-et-vient abstrait des clients anonymes se devine un fascinant réservoir de fictions potentielles. Pour la Ferme du Buisson, l’artiste Marcelline Delbecq propose une performance en live, hommage au film comme à sa cinéaste. Un texte écrit sur le modèle d’une audiodescription accompagne discrètement la projection, à haute voix, semblant émaner des plans sans jamais les recouvrir.

copie numérique restaurée par la Cinémathèque Royale de Belgique

 

Le Marteau

France – 1986 – 4 min

Film sur le sculpteur Jean-Luc Vilmouth.

 

Sud

France – 1999 – 1h10 – VO

Un voyage dans le sud des Etats-Unis hanté par le meurtre de James Byrd Jr, lynché par trois jeunes Blancs. Le film ne fait pas l’autopsie de ce meurtre mais se demande plutôt comment ce meurtre vient s’inscrire dans un paysage tant mental que physique. Partant de ce crime raciste, Chantal Akerman tente de montrer les difficultés de ces communautés à vivre ensemble.

 

 

 

  • Sonia Wieder-Atherton, interventions de la violoncelliste le 19 février 2017 à 14h:

 

Sonia Wieder-Atherton est née à San Francisco, elle grandit à New York puis à Paris. À 19 ans, elle part vivre en URSS pour étudier avec la violoncelliste Natalia Chakhosvkaïa. Sonia Wieder-Atherton a toujours suivi une voie singulière, cherchant les images et les mots pour mieux convoquer la musique.

 

Jusqu’à ce qu’elle rencontre Sonia Wieder-Atherton, Chantal Akerman a toujours refusé de mettre ses films en musique mais voir la violoncelliste travailler, interpréter, chercher, repousser les limites de son jeu jusqu’à la mise en danger a été une révélation. S’ensuivront une vie commune et de multiples collaborations : Sonia Wieder-Atherton composera la musique de plusieurs films de Chantal Akerman et celle-ci la filmera à plusieurs reprises en concert, ou sur les routes d’Europe de l’Est à la recherche de ses origines musicales.

 

Aujourd’hui, Sonia Wieder-Atherton propose de venir habiter l’exposition avec son violoncelle. Tel un « 25e écran », elle vient inscrire une présence discrète dans l’une des salles d’exposition, en interprétant une série de solos à l’attention de petits groupes de spectateurs. En alternance et en dialogue avec les projections de Saute ma ville, les morceaux joués ici témoignent de l’importance grandissante de la musique dans le parcours de Chantal Akerman, et sont sélectionnés parmi ceux qu’elle aimait ou ceux composés par Sonia Wieder-Atherton pour ses films.

 

 


La ferme du Buisson

Scène nationale, centre d’art, cinéma

Allée de la Ferme, 77186 Noisiel

« Black Pulp! A history of underground Black publishing, from W.E.B. Du Bois to #BlackLivesMatter » by Ian Bourland

Article écrit par Ian Bourland sur l’exposition « Black Pulp! » qui s’est tenue au International Print Center à New York:

 

« In 1993, British theorist Paul Gilroy released a short essay called ‘Wearing your art on your sleeve’, in which he argued that in 1970s and ‘80s Britain, vernacular forms of art – notably record sleeves – were crucial forms of expression for immigrants from the country’s former colonies.  From Prince to Donald Byrd, the era’s iconic cover art and the urban record stores where they were bought and sold were nothing less than a zone of critical expression for diasporic communities that were at once geographically fractured and excluded from the mainstream institutions of art production and criticism.  In this way, Gilroy echoes the literary scholar Brent Edwards, who has argued that print media from the jazz age was similarly important in forming a sense of black internationalism, as books and magazines – translated and re-translated – crisscrossed the Atlantic. »

 

Lire la suite:

https://frieze.com/article/black-pulp

Exposition « Présumées coupables 14e-20e siècle » aux Archives Nationales jusqu’au 27 mars 2017 (Site de Paris – Hôtel de Soubise)

Lien: http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/web/guest/presumees-coupables-xiv-xxe-siecles

 

archives

 

 

Restituer la voix des femmes à travers les pièces de procédure de la fin du Moyen Âge au 20e siècle, telle est l’ambition de cette grande exposition. Plus de 320 procès-verbaux d’interrogatoires, qui sont parfois les seules traces écrites de destinées fragiles, nous livrent les propos tenus par des femmes confrontées aux juges qui les questionnent.

 

L’exposition privilégie cinq archétypes : la sorcière en Europe aux 16e-17e siècles, l’empoisonneuse, l’infanticide, la pétroleuse de la Commune de Paris et, enfin, la traîtresse incarnée le plus souvent par la femme tondue lors de la Libération.
Au-delà de la foule des anonymes jugées pour des « crimes atroces », seront bien sûr exposés les interrogatoires des personnalités : Jeanne d’Arc, La Voisin, La Brinvilliers, Violette Nozière, Arletty, etc.
De courts extraits, défilant sur écran, transcrits et traduits, permettront aux visiteurs de lire et entendre des fragments de propos évoquant la violence, la haine, les malheurs et, ça-et-là, l’amour, tels qu’un greffier les a notés dans les procès-verbaux d’interrogatoires, les « auditions de bouche », les confrontations aux témoins, les notes et plumitifs d’audiences, etc.
En regard de ces mots restitués, un environnement iconographique, particulièrement foisonnant, viendra rappeler à quel point l’image véhicule et accentue les stéréotypes dans l’imaginaire social, à travers notamment l’estampe, le livre illustré, la presse illustrée, la photographie, l’image animée (cinéma ou fiction télévisuelle). Confronter archives judiciaires et représentations sociales de la femme dangereuse est aussi un des buts de l’exposition.

 

 

Enjeux scénographiques
L’enjeu majeur réside dans la médiation qui va permettre au public de lire ou entendre des extraits de plus de 320 documents d’archives qui sont, pour la plupart, illisibles à cause des difficultés paléographiques et linguistiques (latin, dialectes européens). La consultation par les visiteurs de transcriptions intégrales de documents particulièrement riches sera possible, à l’écart du parcours principal.

 

 

Horaires
Du lundi au vendredi de 10h00 à 17h30
Samedi et dimanche de 14h00 à 17h30
Fermée le mardi et les jours fériés
Tarifs
Plein tarif / 6 euros et Tarif réduit / 4 euros
Adresse
Archives nationales – Hôtel de Soubise
60 rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris
Métro Hôtel de Ville, Saint-Paul et Rambuteau

Soutenez la collecte de fonds pour une exposition mobile sur les Lesbian Avengers !

 

 

Lien vers la collecte de fonds Indiegogo: https://www.indiegogo.com/projects/lesbian-avengers-25-mobile-exhibit-books-photography–3#/

 

 

Coming up in 2017 – the 25th anniversary of the Lesbian Avengers and the 25th annual Dyke March! My part of the celebration — a mobile exhibit that shares Avenger stories, and encourages people of all ages to get involved in activism and demand their civil rights. Printed on vinyl banners, and paired with a tablet for impromptu video screenings, our exhibit can be installed anywhere from the rusty fence outside the handball court to the fanciest gallery.

 

 

Short Summary

 

Almost twenty-five years ago, during another wave of antigay and white supremacist hate, a handful of activist dykes threw down the gauntlet: « LESBIANS! DYKES! GAY WOMEN!… We’re wasting our lives being careful. Imagine what your life could be. Aren’t you ready to make it happen? »

 

A multitude responded, giving out balloons to support  the Rainbow Curriculum in New York, eating fire to call attention to the firebombing deaths of Hattie Mae Cohens and Brian Mock. In 1993, twenty thousand dykes marched on Washington and more than sixty chapters sprang up worldwide, launching Dyke Marches near and far. The Lesbian Avengers also took « out » gay activism where it had never been before — into the heart of heartland politics where they successfully beat back anti-gay legislation in rural Idaho.

 

The Lesbian Avengers 25 exhibit will

 

  • Share the Lesbian Avenger story in real life, putting dyke faces and accomplishments out on the streets in several locations worldwide
  • Incorporate local stories at each installation and collect new histories
  • Create opportunities for intergenerational conversations about the lessons of Avengers and how to apply them in today’s political world
  • Encourage new activists to put on their marching shoes!

What We Need & What You Get

 

Your gifts will help

 

  • Print and ship the exhibits (About $250 for two vinyl banners) x 5
  • Design them professionally ($800)
  • Translate image captions ($500)
  • Upgrade the Lesbian Avenger website to accommodate more video and interactive elements, so events in San Francisco can be shared in London and New York and… ($500)

The Impact

 

Since the November election, white supremacists and anti-gay activists have come out in the open, trying to reverse the legal gains of the last two decades, and harassing us and attacking us in the flesh.

 

Now more than ever, we need to encourage out, queer activists  to build on our vibrant history and take to the streets, working with every group available to face this huge challenge.

 

At the same time, each tee-shirt you wear, each sticker you put on a lamppost or bathroom stall will push back against hate and declare, We are not afraid.

 

Risks & Challenges

 

The biggest risk is to do nothing, sit at home and hope everything blows over and gets back to normal.

 

Our plan, push back against hate as hard as we can. Your donation will help us do more, and do it more quickly. The more money we raise, the more exhibits we can circulate worldwide, sharing our dyke activist history, and encouraging people to get involved.

 

If we don’t raise all the money we’re looking for, we’ll still do something, wheatpasting exhibits if we have to on the nearest blank wall, or stenciling it on sidewalks.

 

Other Ways You Can Help

 

Everybody can help.

 

  • Spearhead plans for an exhibit in your area.
  • Show the documentary video in a bar in your home town.
  • Get the word out about the Lesbian Avengers 25 fundraising campaign with the Indiegogo share tools!
  • Help collect Lesbian Avenger stories by doing media research, talking to ex-Avengers, or checking out an archive in your area and scanning flyers and photos or articles to put online.

 

Thanks!

« Isadora Duncan ou l’art de danser sa vie (1877-1927) » à réécouter sur France Culture

Isadora Duncan• Crédits : Arnold Genthe @New York Public Librairy / Bridgeman Giraudon

Isadora Duncan• Crédits : Arnold Genthe @New York Public Librairy / Bridgeman Giraudon

 

 

« Isadora Duncan a été un objet de fascination totale pour ses contemporains. Venue de l’autre côté de l’océan, cette danseuse aux pieds nus, sans corset, a sidéré le public de la Belle époque par son audace, sa manière de danser, sa soif de liberté et son esprit révolutionnaire. »

 

Antoine Bourdelle (1861-1929). "Isadora". Dessin. Paris, musée Bourdelle.• Crédits : Musée Bourdelle / Roger-Viollet

Antoine Bourdelle (1861-1929). « Isadora ». Dessin. Paris, musée Bourdelle.• Crédits : Musée Bourdelle / Roger-Viollet

 

 

« Cette pionnière de la danse moderne a trouvé dans le mouvement des vagues une source d’inspiration pour son art. Née au bord de l’océan Pacifique, Isadora, enfant, contemplait des heures durant les mouvements de la mer. Élevée avec ses frères et sœur par une mère bohème, elle a très tôt quitté l’école pour danser et a créé son propre cours de danse à l’âge de 6 ans ! »

 

Podcast et suite du texte en cliquant sur ce lien: https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/isadora-duncan-ou-lart-de-danser-sa-vie-1877-1927

 

Exposition « Navigation Charts » de Lubaina Himid, pionnière du Mouvement « Black Arts » en Grande Bretagne dans les années 1980, à Spike Island (Bristol) du 20 janvier au 26 mars

lubaina

 

 

Preview: Thursday 19 January 2016, 6–9pm

 

Lubaina Himid was a pioneer of the Black Arts Movement in Britain in the 1980s, which offered a forum for black artists exploring the social and political issues surrounding black history and identity.

 

Spike Island’s exhibition — a collaboration with Modern Art Oxford and Nottingham Contemporary — focuses on migration, labour and creativity, longstanding concerns for Himid. Anchored by Naming the Money (2004), a spectacular installation of 100 life-size, painted figures that has been shown only once before in its entirety, the presentation brings into dialogue major works from the past 20 years, honing in on Himid’s theatrical use of cut-outs, colour and pattern.

 

Lubaina Himid’s exhibition is supported by Arts Council England Strategic Touring fund. Alongside the exhibition at Spike Island, Himid’s work is also presented at Modern Art Oxford and Nottingham Contemporary. Works from the exhibitions will later tour to firstsite, Colchester and Harris Museum and Art Gallery, Preston.

 

Lubaina Himid (b. 1954, Zanzibar, Tanzania) lives and works in Preston, Lancashire.

Plus d’informations: http://www.spikeisland.org.uk/events/exhibitions/lubaina-himid-2017/

Vendredi 16 décembre 2016 à la Librairie Violette & Co: Rencontre avec Juliette Rennes, Luca Greco, Armelle Andro et des auteur.e.s de « L’Encyclopédie critique du genre » (19h)

encyclopedie

 

 

Sous la direction de Juliette Rennes, sociologue, enseignante-chercheuse à l’EHESS, cet ouvrage de référence réunit quatre-vingt contributeurs-trices.


Luca Greco, linguiste et Armelle Andro, démographe, sont deux des sept éditeurs et éditrices associés.

 

Désir(s) , Mondialisation , Nudité , Race , Voix, Drag et performance, Âge, Mâle/Femelle,Cyborg, Bicatégorisation, Queer, Sport, Violence sexuelle, Postcolonialités, Organes sexuels, Incorporation, Taille, Prostitution, Pornographie, Corps au travail, Arts visuels, Danse… Les soixante-six textes thématiques de cette encyclopédie explorent les reconfigurations en cours des études de genre.


Trois axes transversaux organisent cette enquête collective : le corps, la sexualité, les rapports sociaux. Dans les activités familiales, sportives, professionnelles, artistiques ou religieuses, les usages du corps constituent désormais un terrain privilégié pour appréhender les normes et les rapports de genre. Les pratiques érotiques que les sociétés, à travers l’histoire, ont catégorisées comme normales ou déviantes occupent quant à elles une place inédite pour éclairer les articulations entre hiérarchies des sexes et des sexualités. Enfin, les inégalités liées au genre sont de plus en plus envisagées en relation avec celles liées à la classe sociale, la couleur de peau, l’apparence physique, la santé ou encore l’âge. Cette approche multidimensionnelle des rapports sociaux a transformé radicalement les manières de penser la domination au sein des recherches sur le genre.


En analysant les concepts, les enquêtes empiriques et les débats caractéristiques de ces transformations saillantes, les contributrices et contributeurs de cet ouvrage dessinent une cartographie critique des études de genre en ce début de XXIe siècle.

 

Publié aux éditions La Découverte.

 

Librairie Violette & Co

102 rue de Charonne

75011 Paris

 

Lien: http://www.violetteandco.com/librairie/spip.php?article972


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