Archives mensuelles : août 2015

La version restaurée de Sweetie (1989), film culte de Jane Campion, ressort en salle le 2 septembre

 

 

sweetie

 

 

Par Florence Tissot

 

Sweetie est un film à part dans l’oeuvre de Campion. Il emprunte les ressorts du conte pour mieux dépeindre les tourments d’une femme en butte avec la famille, le couple et les collègues.

 

Avec son corps embarrassé et sa croyance dans le marc de café, Kay semble apeurée par la vie mais son histoire s’avère être celle d’un esprit rebelle et indépendant, d’une femme déterminée, en quête de bien-être. Peu intéressée par le mariage (« that’s not my kind of things »), franche vis-à-vis de l’amour (« we’re just going through a non-sex phase, that’s all »), elle est bien décidée à écouter son cœur et ses désirs plutôt que les convenances sociales. Avec la voix off de Kay, nous dit Campion, « nous voulions indiquer dès le début que nous n’étions pas seulement intéressés par ce que font les personnages mais aussi par ce qu’ils pensent et ressentent, leurs chaos intérieurs. »

 

Louis, le petit ami de Kay, plante un arbrisseau dans son jardin et ce geste réveille chez elle la phobie d’une nature primitive dévorante. Derrière, c’est sa famille dysfonctionnelle qui ressurgit, et tous les affrontements passés, mêlés de profonds attachements. Les traumatismes, principalement liés à sa soeur Sweetie, sont annoncés par une séquence onirique où des racines inquiétantes fendent le sol, à la manière d’un film de Painlevé. Cette rêverie perturbante est similaire à celle que Nicole Kidman éprouvera – celle-là empruntant à l’imagerie des films de voyages des premiers temps – dans Portrait de femme (1996).

 

Venue du monde de l’art (Campion fait ses premières expériences créatrices dans le dessin et la peinture, comme David Lynch et Tim Burton), la réalisatrice traite avec un humour punk et grotesque les événements les plus sérieux du monde : misère sociale, maladie mentale ou encore la séparation amoureuse. Le caractère trash et déjanté de Sweetie, les plongées, contre-plongées et emplois du grand angle, sans compter la virée hallucinante dans la country et le western redneck australien, font de ce film une bouffée de vitalité et d’audaces formelles.

 

A travers les récits d’émancipations difficiles que l’on retrouve dans ses cinq longs-métrages suivant, c’est la pensée mythique, l’insolite sous l’ordinaire des vies, qui intéressent Jane Campion. Ou comment un être de raison est gouverné par des forces plus sombres : sujet au coeur de la série Top of the Lake (2013) qui, avec Sweetie sont les deux seuls films à reposer sur un scénario original de la cinéaste.

 

La version restaurée de Sweetie (1989), film culte de Jane Campion, ressort en salle le 2 septembre.

 

 

Lien: http://www.ledeuxiemeregard.com/news/critiques/sweetie/

Rencontres Films Femmes Méditerranée : Hommage à Delphine Seyrig au MuCEM les 11 et 18 octobre (Marseille)

mucem

 

mucem2

 

mucem3

 

mucem4

 

Les Rencontres Films Femmes Méditerranée proposent un hommage à Delphine Seyrig (1932-1990), soit 9 films à découvrir les 11 et 18 octobre au MuCEM.

 

Actrice, réalisatrice, féministe engagée, Delphine Seyrig a, tout au long de sa carrière, participé à des expériences cinématographiques à la frontière du cinéma et des arts plastiques, aussi bien avec la réalisatrice belge Chantal Akerman qu’avec Ulrike Ottinger, artiste de l’avant garde allemande, dont les films ont rejoint les collections de grands musées. Ces deux cinéastes sont invitées à venir présenter leurs œuvres – des films rares, jamais montrés à Marseille -, et évoquer leur relation avec Delphine Seyrig.

 


 

Dans le cadre de la 10e édition des Rencontres Films Femmes Méditerranée (du 6 au 18 octobre).

DIMANCHE 11 OCTOBRE 2015

CINÉMA
Dimanche 11 octobre 2015 à 11h
CINÉMA
Dimanche 11 octobre 2015 à 15h
CINÉMA
Dimanche 11 octobre 2015 à 20h30

DIMANCHE 18 OCTOBRE 2015

CINÉMA
Dimanche 18 octobre 2015 à 11h
CINÉMA
Dimanche 18 octobre 2015 à 20h30
TARIF(S)  :

 

 

Tarif plein : 5 euros

Tarif réduit : 3 euros

Lien: http://www.mucem.org/fr/node/3790

 

Vidéo de l’intervention d’Heather Love Heather « Norms, Deviance, and the Queer Ordinary? » (Berlin, 22 juin)

 Jun 22,19:30, 2015

 

Institute for Cultural Inquiry (ICI), Berlin

 

La vidéo est disponible en cliquant sur ce lien: https://www.ici-berlin.org/event/621/

 

 

 

 

The study of norms and deviance is central to the intellectual genealogy of queer studies. While social science scholars have recognized commonalities between the sociological study of deviance and contemporary queer studies, queer humanities scholars have been slow to do so. A significant aspect of what Gayle Rubin has described as the “obscured” history of the field, research on deviance and social problems in the social sciences shaped queer studies’ commitment to subcultures, to non-normativity, and to a constructionist view of sexuality.

 

However, early queer theorists transformed the study of deviance by turning non-conforming behavior from an object of study to a political program. This collapse of the position of the scholar and the social deviant produced transformations in the ethos and style of scholarship, and yet it did not profoundly change the material conditions or the power relations between professional academics and the marginal subjects they study. While queer studies has understood itself alternately as interdisciplinary and as anti-disciplinary, it has failed to grapple with methods of description and objectification that would allow for a fuller apprehension of social worlds and of the position of the researchers who study them. Through this return to the history of post-war sociology, Love argued the account of deviance as part of the social world rather than a departure from it offers an important model for queer scholarship and for the apprehension of the queer ordinary.

 
Heather Love is the R. Jean Brownlee Term Associate Professor at the University of Pennsylvania. Her research interests include gender studies and queer theory, modernism and modernity, affect studies, disability studies, film and visual culture, psychoanalysis, sociology and literature, and critical theory. She is the author of Feeling Backward: Loss and the Politics of Queer History (Harvard, 2007) and the editor of a special issue of GLQ on Gayle Rubin (Rethinking Sex). She is working on projects on reading methods in literary studies, the history of sexuality studies after WWII, and pedagogy and mentorship in queer studies. In 2014-2015, she is the Stanley Kelley, Jr., Visiting Professor for Distinguished Teaching in Gender and Sexuality Studies at Princeton.

 

Flyer (PDF)

 

Time: Monday, 22 June 2015, 19:30
Venue: ICI Berlin
In English

 

The English verb ‘to err’ has largely lost its positive connotations. It no longer invokes wandering, rambling, or roaming, and is now understood negatively in relation to a prescribed path or goal. To be sure, errors are acknowledged to play an important role in the pursuit of knowledge and hap-piness, but usually only to the extent that their recognition allows for their elimination, correction, and avoidance. Recognizing that a critique of ideals of productivity, success, goal-orientation, and determination is necessarily paradoxical, the ICI Lecture Series ERRANS will take the shifting meanings of ‘erring’ – connoting the violation of norms as well as the activity of wandering – as a prompt to explore the critical potentials and risks of embracing error, randomness, failure, and non-teleological temporalities, and to do so across different disciplines and discourses.

 

 

« Valérie Jouve, cas de figures ( ses « Corps en Résistance » au Jeu de Paume, Paris) », par Elisabeth Lebovici

Vues d’exposition (ci-dessus ):

Sans titre (Les Passants) ; Sans titre (Les Personnages avec  EK), Sans titre ( Les Personnages avec Josette),  Sans titre (Les Personnages avec Marie Mendy)

Toutes photos © Valérie Jouve / ADAGP, 2015

 

Sans titre (les Caractères); Sans titre (Les Situations) et Sans titre (Les Personnages avec Carl Watson)

 

 

Ci-dessus, mur de dr: Sans titre (Les Paysages) 2009; Sans titre (Les Passants, 2001-2002; Sans titre (les Personnages avec Gaëlle), 1996-8; Sans titre (les Passants) 1998-2001

 

 

 

Sans titre (Les Façades). Sans titre (Les Figures avec Aurelia Negrea)

 

 

Il est peut être oiseux de comparer les images de Valerie Jouve et celles de Céline Sciamma. Je n’ai pas envie, ici de parler de ce que chacune raconte;  leurs développements narratifs et les contextes de ceux-ci sont différents.  Mais dans les deux cas, on trouve ce même respect des corps dans ancrage, comme dans leur déploiement. On trouve cette même unité des corps avec leurs gestes, dans ce qu’ils font avec la réalisatrice ou avec la photographe, pour eux et pour elle. Ce sont deux artistes qui, l’une comme l’autre, ne laissent pas tomber les corps. Loin d’être tous perdus ou accablés dans la cité, loin d’être écrasés par le contexte, ces corps au contraire y font irruption. Ils le font imploser par leur énergie. On sent la force, la puissance de cette énergie – sa plasticité- même si rien ne bouge ou que les personnages ne font que passer. Avec ces deux artistes, au cinéma, en photographie, on ne se sent pas accablé-e, mais fière.

 

Rien à voir avec la photographie dite « humaniste », celle de la Family of Man, 1955, que stigmatisait naguère Roland Barthes (même si la circulation de la dite exposition  dans 160 stations dans le monde est aujourd’hui objet à multiples révisions).  Les corps, quelle que soit leur position, figurent à peu près à échelle 1/1 dans les premières grandes photographies parmi les « corpus » énoncés et ouverts par Valérie Jouve (Les Personnages, Les Situations, les Figures, les Passants, les Façades, etc.. Ils sont inventoriés sans titre et « avec » un nom entre parenthèses). Chacune, chacun regardent ailleurs: ni la photographe, ni la spectatrice. Cette absence d’interaction dans leurs actions (elles n’ont pas besoin de toi pour vivre leur histoire) est élargie à l’accrochage. Composant avec les murs, avec les salles, à hauteurs différentes les unes des autres – ou pas- les photographies de différent formats placent en effet les figures en position de regarder au dehors de la cimaise. Elles ne se croisent pas non plus, semble–t-il. Absorbées dans un geste vital qui les plie, les déplie, les tient debout, vues parfois de dos, les figures permettent de regarder un espace, et, avec leur aide, de le ressentir.

 

C’est très abstrait, un espace. Généralement, pour le rendre plus concret, on l’aborde par sa géolocalisation : c’est ici; c’est là; j’y suis. C’est tel bâtiment, telle façade, tel site. On y fait telle chose. C’est tel lieu dit ; tel mur de séparation. Il n’y a rien de ça dans les constructions d’images de Valérie Jouve, qui ne sont pas situées. On ne sait pas où, ni ce qu’elles présentent. Même si on reconnaît l’urbanisme de certaines grandes villes en France,  le quartier d’affaires américain (ou La Défense, Jouve faisant là comme Melville), la lumière des villes du Sud, la « réserve » à la fois dense et désertique des territoires Palestiniens, rien  n’est spécifié (ou presque). Pas d’assignation prédéterminant l’émotion requise.

De sorte que la « machine » photographique, avec son cadre (ses frontières)  mène en quelque sorte une vie parallèle à la « machine » territoriale (et ses frontières), que la première représente.

 

 

Sans titre ( 2014-5)

Sans titre (Les Figures avec Benyounes Semtati) (1997 – 2000)

Composition #1

Sans titre (les Figures avec Tania Carl), 2011-2. Et Blues (détail), 5 séquences filmiques.

 

Pour la faire fonctionner, cette machine, on voit bien que Valérie Jouve a recours à différentes stratégies. Dans les salles de l’exposition sont marqués un certain nombre de « cas de figures ».  Il  y a l’image seule construite à la chambre et composant un tableau;  la séquence ; le montage sans couture d’éléments composites ; le chevauchement et la superposition.  Dans Composition #1, différents détails frontaux, empiétant les uns sur les autres, défont l’unité de leur sujet, qui devient le produit d’une histoire chaotique. Et il y a les films, ces travelogues, qui offrent d’ailleurs une ligne de fuite vers le seul pays nommé:  le Guatemala de Blues, la dernière et plus récente installation de l’exposition. C’est un film « avec » la chanteuse Tania Carl, un nom très Durassien, qui est partie au Guatemala de ses origines et qui ne reviendra pas, dit-elle.
Le film part avec elle, pour un Chant de la Terre labouré par l’exploitation et la dépossession– toujours la même, toujours singulière: ici celle des natifs dépossédés par les « gringos » qui rachètent et exploitent .
On ne rappelle pas souvent que l’éponyme symphonie pour ténor/ou alto et grand orchestre de Malher (« Das Lied von der Erde », créé en 1911) rassemblait six poèmes chinois de Lǐ Bái hâtivement traduits en allemand, de la « chanson à boire la douleur de la terre » à « l’adieu. » Ici la fière voix de Tania Carl s’étend dans le flot des images, sans jamais s’y engloutir. Dresser l’oreille.

 

Galerie Nationale du Jeu de Paume  Jusqu’au 27 septembre.
Catalogue (pas lu, malheureusement), textes d’Arlette Farge et de Marie-José Mondzain, coédition Jeu de Paume / Filigranes Éditions, 33 €. Petit journal gratuit téléchargeable.

 

Lien: http://le-beau-vice.blogspot.fr/2015/07/valerie-jouve-cas-de-figures-au-jeu-de.html?m=1
 

Appel à contributions – International Conference: « Untying the Mother Tongue On Language, Affect, and the Unconscious », ICI (Berlin)

Deadline: 15 September 2015

The term we still use to designate someone’s attachment to a particular language, her potentially flawless competence, or the very “place” for her thoughts to emerge in coherent form, is “mother tongue”. We take it to be a natural condition of language acquisition, equally valid for every individual speaker, and thus forget that it is a mere metaphorical reference to the “first” language, spoken by what is referred to, with an even more misleading metaphor, a “native” speaker. Throughout history, the use and connotations of the expression “mother tongue” have undergone several changes. In the Middle Ages and Early Modern period, the Latin “lingua materna” referred to the vernaculars in opposition to the learned Latin. In the eighteenth century, “mother tongue” became an emotionally charged term: establishing a more intimate, allegedly natural and privileged relationship between the speaker and her primary language, it lent authority to the Romantic aesthetics of originality and authenticity. The new emphasis on the “maternal” element in the metaphor inscribed the speaker into broader networks of relationships, from kin to nation. Carrying gendered and political meanings, the term “mother tongue” thus links its fortune to a “monolingual paradigm” coeval with the historical constellation of the emerging nation-states.

 

The conference intends to re-think affective and cognitive attachments to language by deconstructing their metaphysical, capitalist, and colonialist presuppositions. If traditional conceptions of the monolingual, pure “mother tongue” reveal the ideology of the European nation-state, then today’s celebration of multilingual competencies simply reflects the rise of global capitalism and its demand for transnational labor markets.

 

French poststructuralist thought has problematized the notion of a “mother tongue” by dividing it into two discrete elements—the “maternal” and the “linguistic”—and by exposing their metaphysical and colonialist presuppositions. Thus, Derrida has exposed the metaphysical implications of the dream of a “mother tongue”: a desire for origin, purity, and identity. In his Monolingualism of the Other—permeated with reflections about his affective relation to French—, Derrida has maintained that “the language called maternal is never purely natural, nor proper, nor inhabitable”. Julia Kristeva, on the other hand, has addressed the relationship between “maternal” and “language” in her elaborations on Plato’s concept of chora—a sort of pre-ontological condition of reality. While the Platonic chora is a formless matrix of space, in Kristeva it becomes “a non-expressive totality”: that is, paradoxically, both a generative principle through which meaning constitutes itself and a force subverting any established linguistic or epistemological system.

 

The conference asks what can be salvaged of the notion of a mother tongue: what are the remains, traces, or vestiges of a language no longer directly tied to the mother yet resounding with a maternal echo and at the same time manifesting itself as a primary idiom with respect to its affective and aesthetic dimensions. This “residual notion” of a mother tongue supposes that language is indeed a basic human need (like food, shelter, or clothing), since it provides an indispensible access to a symbolic dimension shaping affectivity and knowledge.

 

Keynotes by Daniel Boyarin and Hélène Cixous
11-12 May 2016
In English

 

Please send an abstract of no more than 250 words and a short bio to
mothertongue(at)ici-berlin.org

 

Deadline for abstracts: 15 September 2015

 

For further details please see PDF



Organized by Federico Dal Bo and Antonio Castore

Lien: https://www.ici-berlin.org/news/687/

 

« Weak Resistance. Everyday Struggles and the Politics of Failure »: vidéos en ligne de la journée d’étude à l’ICI (Berlin)

L’Institute for Cultural Inquiry (ICI) de Berlin met en ligne l’intégralité des interventions de la journée d’étude intitulée « Weak Resistance. Everyday Struggles and the Politics of Failure », qui a eu lieu le 27 mai 2015.

 

As a practice, failure recognizes that alternatives
are embedded already in the dominant and that power
is never total or consistent; indeed failure can exploit
the unpredictability of ideology and its indeterminate qualities.
J. J. Halberstam
Revolutionaries are everywhere,
but nowhere is there any real revolution.
Abdelkebir el-Khatibi

 

The word resistance usually evokes images of struggle, of opposition, but also of power, of domination, and oppression. In its concrete manifestations, however, resistance is more of a process of trial and error; it is often a story of failures intersecting, weaknesses combining and of building precarious solidarities in times of crisis. In this sense, revolution is never a simple story of “success”.

This one-day conference aimed at exploring resistances as a multiplicity, as practices and modes of thinking that challenge normative values of success and failure. Resistances act on the mechanisms of power in particular places, in concerted actions, as well as in daily routines of living, being, working, imagining, and organizing. They can manifest as coalitions of the weak and dispossessed but also as coagulations in that in-between, uncomfortable space of the semi-peripheral. The panels investigated resistances in the decolonial queer context, the cultural field at large, protest politics, and sex work, and involved researchers alongside activists and other agents.
Organized by Rosa Barotsi, Walid El-Houri, and Ewa Majewska

 

 

Programme:

 

10:30 Introduction: Rosa Barotsi and Walid El-Houri

11:00 – 12:30 Part I: Queer Resistances : A Conversation with Heather Love (University of Pennsylvania). Moderation and Response: Pearl Brilmyer, Zairong Xiang

12:30 – 14:00 Lunch break

14:00 – 15:30 Part II: Protest Politics Walid El-Houri (ICI Berlin) Margarita Tsomou (HBK Braunschweig) Moderation: James Burton

15:30 -16:00 Coffee break

16:00 – 17:00 Part III: Sex Work Politics Irene Peano (Bologna) Liad Kantorowicz (Berlin) Moderation: Ewa Majewska

17:00 – 17:30 Coffee break

17:30 – 19:00 Part IV: The Art of R esistance Rosa Barotsi (ICI Berlin) Ewa Majewska (ICI Berlin) Laboria Cuboniks (A Xenofeminist Collective). Moderation: Pearl Brilmyer

Evening Keynote

19:30 Introduction: Ewa Majewska

19:40 Jack Halberstam (University of Southern California) Zombie Humanism at the End of the World

 

La journée d’étude est entièrement retransmise en cliquant sur ce lien: https://www.ici-berlin.org/event/668/

Visualità e (anti) razzismo / Visuality and (anti) racism : Appel à contributions (date limite: 1er novembre)

Call for papers + Call for visual contributions

Secondo simposio di InteRGRace – Interdisciplinary Research Group on Race and Racisms (FISPPA, University of Padova)

intergraceitaly@gmail.com

www.intergrace.it

(English version follows)

Visualità e (anti) razzismo

21-22 gennaio2016

Università di Padova

Relazioni plenarie

Monica Moreno Figueroa – Università di Cambridge

Anna Scacchi – Università di Padova

Il secondo simposio di InteRGRace – Interdisciplinary/Intersectional research group on Race and Racisms (FISPPA, Università di Padova) si concentra sul rapporto tra visualità e ‘razza’, visibilità e (anti)razzismo: esso si propone di esplorare l’importanza della visualizzazione e della controvisualità (Mirzoeff 2011) nelle pratiche sia di costituzione, assegnazione ed incorporamento della ‘razza’ e della bianchezza,sia di resistenza ai codici estetici egemonici e razzisti da parte dei soggetti razzializzati.

Partendo da ciò che ha affermatoShawn Michelle Smith a proposito del rapporto tra Visual Studies e Critical Race Studies, il simposio vuole pensare alla ‘razza’ come visual cultural dynamic: non come l’oggetto dello‘sguardo’, ma come status soggettivo generato dalla performance di quellostesso sguardo. In tal senso, ‘razza’ e sguardo corrispondono a quelle dinamiche sociali e culturali che producono sia gli oggetti di una visione razzializzata sia i soggetti di tale visione.

Pur restando, l’Italia, al centro delle riflessioni, quest’ultima verrà collocata nell’orizzonte delle traiettorie transnazionali in cui vengono costituiti i materiali che sostanziano i regimi (visuali) che producono e significano la ‘razza’.

La prospettiva sarà dunque quella di una lettura della specificità storica, sociale e culturale italiana con uno sguardo a dinamiche comuni e alle fratture storiche e geografiche del discorso sulla ‘razza’.

Muovendoci nel solco di una prospettiva intersezionale che posiziona il genere, la classe, il colore e la sessualità di chi parla la ‘razza’ e di chi è detto/a incarnarla, il simposio vuole stimolare uno sguardo multiprospettico ed interdisciplinare, in grado di cogliere genealogie, significati e effetti materiali dello sguardo.

Storicamente, è mediante la visualità ela reiterazione di modelli di rappresentazioni visive in cui ‘ciò che si vede corrisponde al vero’, che sono stati costruiti quei ‘regimi di verità’ (si veda Judith Butler 1993) che hanno diviso il mondo coloniale nelle due sfere del Sé e degli Altri e assegnato al secondo lo status del mostruoso (si vedano, ad esempio, gli studi per il Pacifico e l’India rispettivamente di Tracy Banivanua Mar e Radhika Mohanram e Sòrgoni per la traduzione in Italia dell’immagine della Venere ottentotta).

All’inizio del Ventesimo secolo fu l’intellettuale afroamericano W.E.B. Du Bois ad esplorare criticamente la connessione tra sguardoche disciplina e naturalizza, mostruosità e doppia coscienza, questione a cui Frantz Fanon, cinquant’anni dopo, dedicherà uno dei capitoli più significativi del suo Pelle nera, maschere bianche(1952). Poco più tardi, saranno i movimenti emancipazionisti e anticoloniali della seconda metà del Ventesimo secolo a porre al centro la questione della visibilità come strumento di contrasto all’egemonia culturale che assegna significati inferiorizzanti ad una determinata ‘apparenza’. Vent’anni dopo, a partire dalla fine degli anni Ottanta, sarà il recupero della riflessione fanoniana sulla costruzione (anche) visuale ‘dell’uomo nero’ [the fact of blackness] a stimolarel’esame dell’orientalismo all’interno dell’estetica coloniale e dell’egemonia bianca da parte della critica femminista nera e postcoloniale.

Materiali di ricerca sono allora divenute le rappresentazioni razzializzate nei disegni e nei dipinti imperiali, nelle fotografie‘etnografiche’ così come nel cinema, nell’industria pubblicitaria e nelle immagini di copertina di giornali sportivi e riviste di moda (si vedano, ad esempio, i lavori di Stuart Hall, Shirley Tate, Monica Moreno Figueroa, Diana Poole, James R. Ryan e, per l’Italia, i lavori, tra gli altri, di InteRGRace, Liliana Ellena, Anna Scacchi e Leonardo de Franceschi).

Oggi il rapporto tra visualità, visibilità e ‘razza’ è al centro di molta riflessionedel femminismo postcoloniale e nero, impegnato nella decostruzione del pensiero egemonico da un lato, e nel fare emergere l’agency femminile nella costruzione di codici estetici differenti (si veda la cospicua produzione accademica all’interno dei Beauty Studies, diffusi soprattutto negli Stati Uniti e in Gran Bretagna, ma con importanti esempi anche in Australia e in Asia. Per l’Italia si veda, ad esempio, il lavoro di Annalisa Frisina).

Il lascito di questi studi – in termini di approcci e metodi – ci guiderà in una mappatura della relazione tra visualità, visibilità e costruzioni intersezionali della ‘razza’ e della bianchezza in grado di far dialogare tutti gli ambiti disciplinari, sia all’interno delle scienze umane, sia delle scienze sociali e delle cosiddette scienze dure.

La prospettiva comune sarà quella che parte da un’idea della ‘razza’ come costruzione sociale e come campo semantico mai conchiuso una volta per tutte, risultato della sedimentazione nel tempo di immagini e immaginari razziali locali e transnazionali.

***

Il simposio apre la seconda e la terza – delle 4 di cui si compone – a contributi esterni.

La seconda sezione (pomeriggio del 21 gennaio) verrà costruita mediante call for papers. I papers selezionati, che possono essere presentati sia in inglese sia in italiano, andranno a comporre 1 o 2panel consecutivi per un numero complessivo di 6-8 papers di 15 minuti ciascuno e discussione.

La terza sezione (mattina del 22 gennaio) verrà costruita attraverso la call for visual contributions in italiano e in inglese realizzati da artisti e ricercatori attivisti. Le produzioni potranno essere sia nell’ambito delle arti visuali sia in quello delle arti performative.

Termine per l’invio all’indirizzo intergraceitaly@gmail.com degli abstract di massimo 1500 caratteri spazi inclusi: 1/11/2015.

————

English version

Second InteRGRace Symposium – Interdisciplinary Research Group on Race and Racisms

(FISPPA, University of Padova)

intergraceitaly@gmail.com

www.intergrace.it

Visuality and (anti) racism

21-22 January 2016

University of Padova, Italy

Keynote speakers

Monica Moreno Figueroa – Cambridge University

Anna Scacchi – University of Padova

The second symposium of InteRGRace – Interdisciplinary/Intersectional Research Group on Race and Racisms (FISPPA, University of Padova) focuses on the relationship between visuality and ‘race’, visibility and (anti)racism: it intends to explore the importance of visualisation e of counter-visuality (Mirzoeff 2011) both in the practices that constitute, assign and incorporate race and whiteness, and in those by racialized subjects resisting the hegemonic and racist aesthetic codes.

Leading from what Shawn Michelle Smith has said about the relationship between Visual Studies and Critical Race Studies, the symposium aims to think about ‘race’ as a visual cultural dynamic: not as the object of the gaze, but as the subjective status generated by the performance of the same gaze. In this sense, race and gaze correspond to those social and cultural dynamics which produce both the objects of a racialized vision and the subject of such a vision.

The symposium will maintain Italy at the core of its reflections, but this geographical focus will be positioned in the context of the transnational trajectories in which the materials that substantiate the (visual) regimes that produce and signify race are built.

The angle will thus be that of a reading of the historical, social and cultural specificity of the Italian case, keeping an eye on the common dynamics and on the geographical and historical fractures around the discourse of race.

Following an intersectional perspective that positions the gaze, the subject that sees, the one assigned with race, and the one who embodies and/or resist it, along gender, class, colour and sexuality lines, the symposium aims to encourage a multifaceted and interdisciplinary approach, able to understand genealogies, meanings and material consequences of racialised visual codings.

Historically, the ‘regimes of truth’ (see Judith Butler 1993) representing the colonial Self and its Others, where the latter corespond to the monstrous, were established through visuality and the repetition of models of visual representations in which ‘what you see corresponds to the truth’ (see for example the studies for the Pacific and India by Tracy Banivanua Mar and Radhika Mohanram respectively, and Sòrgoni for the translation in Italy of the image of the Hottentot Venus).

At the beginning of the twentieth century African-American intellectual W.E.B. Du Bois critically explored the link between the gaze that disciplines and naturalises monstrosity and double consciousness. Fifty years later Franz Fanon devoted to the issue one of the most important chapters of his Black skin, white masks (1952). Soon after, the emancipatory and anticolonial movements of the second half of the twentieth century focused on the issue of visibility as an instrument of opposition to a cultural hegemony which assigns inferiorising meanings to a certain ‘appearance’. Twenty years later, from the late Eighties, Fanon’s reflections on the visual construction ‘of the black man’ [the fact of blackness] are taken up by black and postcolonial feminists: their critique goes on to examine the many orientalisms present in colonial aesthetics and white hegemony.

Since then a variety of racialized representations coded in imperial drawings and paintings, ‘ethnographic’ photographs, cinema, advertising, sport and fashion magazines, all become research materials (see for example the work of Stuart Hall, Shirley Tate, Monica Moreno Figueroa, Diana Poole, James R. Ryan and, with regards to Italy, the work, among others, by InteRGRace, Liliana Ellena, Anna Scacchi and Leonardo de Franceschi).

Today the relationship between visuality, visibility and race is at the centre of many of the reflections of black and postcolonial feminists, engaged in both a close analysis of (racialised) cultural hegemony, and its counter- (aesthetic/visual) discourse (see the significant academic production within the field of Beauty Studies, popular especially in the United States and United Kingdom, but with important examples also in Australia and Asia. For Italy see, for example, the work of Annalisa Frisina).

The legacy of these studies – in terms of approaches and methods – will guide us in mapping the relationship between visuality, visibility and the intersectional constructions of race and whiteness. This mapping will bring together all disciplinary fields, in the Humanities, Social Sciences and so-called hard sciences.

The common approach will be that of leading from an idea of race as a social construction and sematic field which is never foreclosed once and for all, resulting from the sedimentation over time of racialized images and imaginations both locally and transnationally.

***

The symposium opens the second and third sessions – out of the four that form it – to external contributions.

The second section (21 January afternoon) will be built through a call for papers. The selected papers, which can be presented either in English or in Italian, will compose one or two consecutive panels, for a total number of 6-8 papers of 15 minutes each plus discussion.

The third section (22 January morning) will be built through a call for visual contributions in Italian and English carried out by artist and scholar activists. The productions can be either in the field of visual arts or of performative arts.

Abstract – of a maximum length of 200 words – need to be submitted to intergraceitaly@gmail.com by 1/11/2015.

Lien: http://www.intergrace.it/?page_id=127

 

Entretien entre Kate Millett et Sarah Schulman, deux générations de féministes étatsuniennes (1993)

Le projet d’histoire orale d’Act Up (ACTUP Oral History Project) a mis en ligne un entretien d’une émission intitulée « Lesbian Central » datant de 1993, dans laquelle Sarah Schulman et Kate Millett échangent sur le féminisme, les politiques sexuelles, le militantisme intergénérationnel, etc.

 

Première exposition personnelle de Tianzhuo Chen en France à voir au Palais de Tokyo jusqu’au 13 septembre

 

 

Le Palais de Tokyo présente la première exposition personnelle en France de Tianzhuo Chen (né en 1985, vit à Pékin, Chine), l’un des artistes les plus prometteurs de sa génération.

 

 

chen

 

 

 

chen2

 

 

chen 3

 

 

chen4

 

 

À travers une imagerie colorée, grotesque et kitsch, dominée par les références visuelles directes à la drogue, à la vague hip-hop queer, à la culture de la rave londonienne, au butoh japonais, au voguing new-yorkais et à l’univers de la mode, les œuvres de Tianzhuo Chen sont intimement liées au constat d’un effondrement des représentations morales et des croyances. Si les personnages mis en scène par Tianzhuo Chen revêtent un caractère d’étrange familiarité, c’est qu’ils reflètent, en l’exagérant, le ridicule de notre quotidien envahi par les images des célébrités de notre temps. Leurs faits et gestes composent une nouvelle mythologie, s’érigent en de nouveaux systèmes de croyances, dont les adeptes évoluent parfois en adorateurs aveugles.

Pour son exposition au Palais de Tokyo, Tianzhuo Chen conçoit un ensemble d’œuvres inédites, dont une performance avec l’artiste et danseur Beio et le collectif parisien House of Drama. Mêlant peinture, dessin, installation, vidéo et performance, elles intègrent différentes symboliques religieuses à des éléments iconographiques empruntés à plusieurs subcultures urbaines communes à une jeunesse mondialisée.

Commissaire : Khairuddin Hori, directeur adjoint de la programmation artistique du Palais de Tokyo
Biographie

 

chen5

Tianzhuo Chen (né en 1985) vit à Pékin, en Chine. Il a obtenu une licence en design graphique au Central St Martins College of Art and Design en 2009, et un master des beaux-arts au Chelsea College of Art and Design, au Royaume-Uni en 2010.

Ses projets récents incluent PICNIC PARADI$E BITCH à la Bank Gallery à Shanghai (2014), SANKUANZ 2015 Collection à la Fashion Week de Londres (2014), Tianzhuo Acid Club à la Star Gallery à Beijing (2013), Kangrinboqê SANKUANZ FW 2013 Collection à la Fashion Week de Shanghai (2013) et à l’Asia Triennale de Manchester au Royaume-Uni (2011).

 

 

Source: http://www.palaisdetokyo.com/fr/exposition/tianzhuo-chen


En collaboration avec