Archives mensuelles : avril 2015

« Généalogies et générations féministes »: Projections et conférence de l’artiste australienne Alex Martinis Roe autour du « passé féministe comme force toujours active » – 29 avril, Grenoble

Mercredi 29 avril – 19h00

Généalogies et générations féministes.

Projections et conférence d’Alex Martinis Roe

Une collaboration ÉSAD •Grenoble •Valence / Ecole du MAGASIN

Auditorium du Magasin – CNAC : Site Bouchayer-Viallet, 8 esplanade Andry Sarcy, 38000 Grenoble

Soirée en anglais

 

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Dans le cadre du workshop d’Alex Martinis Roe « Généalogies et générations – Affirmation de la différence dans la pratique artistique et politique », avec les élèves de l’ÉSAD et de l’Ecole du Magasin, une soirée se tiendra au MAGASIN autour de la pratique de l’artiste d’origine australienne. Elle est organisée par Simone Frangi et Katia Schneller, professeurs de théorie et d’histoire des arts à l’ÉSAD •Grenoble.

 

Pour son doctorat, Alex Martinis Roe s’est initialement intéressée à la contribution du féminisme compris comme une méthodologie artistique à une politique de la différence. Sa recherche se concentre à présent sur la relation généalogique existant entre les féminismes de la différence sexuelle et la pratique féministe du courant philosophique qui s’est récemment fait connaître sous l’appellation de « nouveau matérialisme ».

 

Comme en témoignent les deux films présentés au cours de la soirée,It Was an Unusual Way of Doing Politics: There Were Friendships, Loves, Gossip, Tears, Flowers…  (2014) et A Story from Circolo della Rosa (2014), l’un des enjeux de la pratique artistique d’Alex Martinis Roe est de mettre en relation différentes générations de théoriciennes, artistes et militantes, pour imaginer comment leur rencontre pourrait informer de nouvelles pratiques politiques. Afin de résister à la fragmentation croissante que traverse le féminisme depuis les années 1990 et qui menace de fossiliser l’héritage du mouvement des femmes, l’artiste met en avant le “passé féministe” comme une force toujours active. En usant de temporalités non-linéaires et de processus de re-enacting et de re-working, elle provoque des « rencontres discursives » entre les différents discours et générations féministes qui se trouvent convoquer dans son travail. L’appropriation devient ainsi une stratégie artistique qui, potentiellement « affirmative » et « constitutive », réorganise généalogiquement l’histoire et ouvre de manière performative de possibles avenirs féministes.

 

BIOGRAPHIE

 

Alex Martinis Roe est actuellement artiste-chercheuse à la Graduiertenschule für die Künste, Universität der Künste, à Berlin où elle vit depuis 2009. Elle a soutenu en 2010 une thèse de doctorat en Arts Visuels à la Monash University en Australie effectuée grâce au Silver Jubilee Scholarship. En 2006-2007, elle a été en résidence à Gertrude Contemporary, à Melbourne; en 2011 au Seoul Artspace Geumcheon; en 2014 à Viafarini, Milan.

Ses expositions et événements récents incluent: Their desire rang through the halls and into the tower, résultat d’une commande de Casco – Office for Art, Design and Theory, Utrecht et présenté lors du festival Performance Days organisé par le collectif If I Can’t Dance en 2014; Once I wrote the story of her life, because by then I knew it by heart, Rongwrong, Amsterdam (2014); Manifestos Show: Act I, Inessential fathers, Archive Kabinett and Berlin Art Week (2014);Affirmative Practices, Haus der Kulturen der Welt, Berlin (solo, 2014);Making Room: Spaces of Anticipation, ar/ge Kunst Galerie Museum, Bolzano (2014); A story from Circolo della rosa, Archive Kabinett, Berlin (solo, 2014); Wahala, SAVVY Contemporary, Berlin (2013);NEW13, Australian Centre for Contemporary Art (2013); Collective Biographies, Bibliothekswohnung, Berlin (solo, 2012); Post-planning,Ian Potter Museum of Art, Melbourne (2012); non-writing histories,Artspace, Sydney (solo, 2012); Genealogies; Frameworks for Exchange,Pallas Projects, Dublin (solo, 2011); HaVE A LoOk! Have a Look!FormContent, London (2010). Alex Martinis Roe a fait des conférences et des workshops à la Kleine Humbolt Galerie, Berlin (2014); Rietveld Academie, Amsterdam (2014); If I Can’t Dance, Amsterdam (2013); Salon Populaire, Berlin (2012); Women’s Art Library, London (2012); The Public School, Berlin (2012; 2013-14); Dublin City Gallery (2011); KTH Graduate Architecture, Stockholm (2012).

 

PRÉSENTATION DES DEUX FILMS PROJETÉS

 

It Was an Unusual Way of Doing Politics: There Were Friendships, Loves, Gossip, Tears, Flowers…  (2014, 10’34’’, Super 8 transféré en vidéo HD)

 

Deux langues maternelles. Deux manières de raconter une histoire. Que s’est-il passé au cours de la semaine de rencontre en 1972 entre le groupe Psychanalyse et Politique (qui s’était formé au sein du Mouvement de Libération de la Femme en 1968 à Paris) et quelques-unes des femmes qui allaient fonder le collectif La Librairie des Femmes à Milan ? Cette rencontre a donné lieu à une série de pratiques qui continuent de distinguer les mouvements français et italien. En donnant à entendre ces différentes voix dans un même espace, cette double projection explore une généalogie des pratiques politiques qui, mises ensemble, forment une culture particulière du groupe.

 

Remerciements

Pour It was an unusual way of doing politics: there were friendships, loves, gossip, tears, flowers… tous mes remerciements vont à Ursula Berzborn, Virginie Bobin, Emmanuelle Chérel, Gonzalo Garzo Fernández, Alicia Frankovich, Stéphane Menti, Edouard Mornaud, Aurélie Percevault, Baptiste Sorin, Stephane Suteau, Mathieu Vrignaud, Mire Cinéma expérimental et image en movement, Centre CGCV Longeville sur Mer, Centre Intermondes La Rochelle, Graduiertenschule für die Künste Berlin, Grotest Maru Berlin, Samstag Program, and the participants in the film Sandrine Cattier, Clémentine Julienne, Veronique Lapoudge, Estelle Le Guichard, Aurélie Mazzeo, Axel Menti, Iris Tlemsamani, Marion Thomas, Livia Verton, Alexandra Vincent.

 

A Story from Circolo della Rosa (2014, 8’18’’, vidéo HD incluant des documents venant des collections de Laura Minguzzi, Marirì Martinengo et des archives du collectif La Librairie des Femmes à Milan)

 

Dans ce film, la voix de l’artiste raconte l’histoire de deux femmes à l’une de ses proches collaboratrices en adoptant une forme épistolaire. Le film tisse des fragments issus des entretiens effectués par l’artiste avec des membres de La Librairie des Femmes à Milan dans le cadre de sa recherche sur l’histoire du collectif, avec son rapport personnel à leurs activités collectives, les lieux qui y sont associés ainsi que leurs textes et archives.

 

Le film retrace l’histoire de deux historiennes qui commencèrent à travailler ensemble sur des expériences pédagogiques féministes à la fin des années 1980. Il explore la nature de leur relation que l’on peut décrire comme un cas d’affidamento. Cette pratique symbolique sociale a été élaborée et théorisée par le collectif de la Librairie des Femmes de Milan. Il s’agit d’une relation réciproque dans laquelle deux femmes adultes se confient l’une à l’autre. En reconnaissant leurs désirs, compétences et différences propres, chaque femme donne à l’autre l’autorité dans leurs sphères respectives de pratique professionnelle et politique. Ce dispositif de la reconnaissance mutuelle les engage l’une par rapport à l’autre et par rapport à leur différence. En valorisant la différence sexuelle comme un trait propre à la multitude des femmes, la pratique de l’affidamento est devenu le mode réel d’organisation du collectif. Alex Martinis Roe explore l’histoire vécue de cette pratique comme une manière de raconter sa propre relation politique à la généalogie du féminisme et d’imaginer les futures féministes qui se situent dans les réseaux et les affiliations à travers les différentes époques et lieux.

 

Remerciements

Pour A story from Circolo della rosa, mes remerciements vontà Valerio del Baglivo, Luca Bergamaschi, Chiara Deidda, Simone Frangi, Alicia Frankovich, Mihovil Markulin, Mariri Martinengo, Laura Minguzzi, Renata Sarfati, Traudel Sattler, Melanie Sehgal, Giulio Verago, Archive Books, Berlin, Graduiertenschule für die Künste Berlin, Libreria delle donne di Milano, Samstag Program, Viafarini, Milan.

 

Lien: http://www.magasin-cnac.org/evenement/55365af7fa557b8a2477ff2c

Nil Yalter, vidéaste féministe connue pour son travail sur l’archive audiovisuelle, présente son oeuvre avec Fabienne Dumont, historienne de l’art, le 4 mai à la BnF

La prochaine séance du séminaire « Vidéo des premiers temps » se tiendra le lundi 4 mai à partir de 17h30 à la BnF-site Richelieu et sera consacrée au travail de l’artiste, peinte, vidéaste et féministe, Nil Yalter, en sa présence et celle de Fabienne Dumont, historienne de l’art.

 

Le Harem (1980). (c) Nil Yalter

Le Harem (1980). (c) Nil Yalter

 

Peintre de formation, arrivée à Paris en 1965, Nil Yalter participe aux événements de Mai 68. Son travail prend alors un nouveau cours avec Topak Ev (1973), installation où une matière ethnographique et sociale est ressaisie dans un dispositif critique et réflexif. En 1974, La femme sans tête est sa première vidéo tournée sur bande demi-pouce. Suivront notamment La Roquette, prison de femmes (1974, avec Nicole Croiset) et Neuenkirchen (1975). Une vidéo telle que La Communauté des travailleurs turcs (1978) est parmi les premières à faire entrer le témoignage et l’archive audiovisuelle sur la scène de l’art. La critique du genre est au cœur des installations Le Chevalier d’Eon etThe Ambassadress (1978). Au début des années 1980, La mer, le monde inversé (1982), C’est un dur métier que l’exil (1983) et Cadence 2×8 (1984) renouvellent encore une œuvre pionnière à la fois dans la mise en œuvre d’un matériau documentaire et dans l’invention d’installations multi-écrans. Nil Yalter a confié ses archives vidéo au département de l’Audiovisuel de la BnF. Leur sauvegarde a conduit l’artiste, ces dernières années, à reconstituer des versions numériques de ses installations.

Site : www.nilyalter.com

 

 

INVITÉES :

Nil Yalter et Fabienne Dumont, historienne de l’art.

INFORMATIONS PRATIQUES


Horaire :
lundi 4 mai, 17h30-20h. Accueil du public dès 17h15.
Lieu : Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, Salle des Commissions (5 rue Vivienne – 75002 Paris – Rez-de-chaussée). Métro : Bourse, Pyramides ou Palais-Royal.

Responsables :
Alain Carou (BnF, département de l’Audiovisuel) : alain.carou@bnf.fr ;

Hélène Fleckinger (Université Paris 8, ESTCA / Labex Arts-H2H) : helene.fleckinger@univ-paris8.fr ;
Sébastien Layerle (Université Paris 3, IRCAV) : sebastien.layerle@univ-paris3.fr

Séance organisée par le LABEX ARTS-H2H avec l’Université Paris 8 (ESTCA), la BnF, l’Université Paris 3 (IRCAV), en collaboration avec le Centre Pompidou, le Labex CAP et l’Association Carole Roussopoulos.

 

Marseille, Bruxelles, Séoul, Paris: Calendrier des prochaines diffusions du documentaire sur Christine Delphy « Je ne suis pas féministe, mais… »

 

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Prochaines diffusions du documentaire sur Christine Delphy, « Je ne suis pas féministe, mais… », de Sylvie et Florence Tissot:

 

8-9 mai, Marseille, Je ne suis pas féministe, mais… et L’Abécédaire de Christine Delphy, Cinémas Gyptis et Vidéodrome, en présence des réalisatrices et de Christine Delphy

 

13 mai, 19h00, Université libre de Bruxelles, Belgique : Je ne suis pas féministe, mais… Projection en présence des réalisatrices et de Berengère Marques – Pereira

 

23 mai, 20h00, cinéma Le Parnal, Thorens-Glières : Je ne suis pas féministe, mais… projection en présence des réalisatrices

 

27 mai au 3 juin 2015, SEOUL International Women’s Film Festival, Corée: Je ne suis pas féministe, mais…

 

29 mai, 20h00, Libraire de l’Atelier, Paris : Je ne suis pas féministe, mais… Projection en présence des réalisatrices

 

24 août au 28 août, 7e Congrès international des recherches féministes dans la francophonie, UQAM, Montréal : Je ne suis pas féministe, mais… et des extraits de L’Abécédaire de Christine Delphy

 

En 1970, à la suite d’une action retentissante sous l’Arc de Triomphe à Paris, Christine Delphy fonde, avec d’autres femmes, le légendaire MLF. Devenue sociologue, elle ne cesse, dans les décennies qui suivent, de lutter pour les droits des femmes. Je ne suis pas féministe, mais… lui consacre un portrait et met en lumière, à travers son parcours, les avancés historiques et les enjeux actuels du mouvement féministe.

 

Voir La bande annonce du film.

 

 

Je ne suis pas féministe, mais… est édité en coffret digipack avec un livret d’introduction à la pensée de Christine Delphy ainsi que de nombreux bonus, dont les rushes inédits de Debout ! de Carole Roussopoulos (1999). Cette édition contient également un DVD de L’Abécédaire de Christine Delphy, un long entretien de Christine Delphy par Sylvie Tissot, composé de 25 mots, de A comme Amitié à Z comme Zizi en passant par XY comme Différence des sexes.

 

 

Lien: https://jenesuispasfeministemais.wordpress.com/agenda/

 

 

Première rétrospective en France de l’artiste italienne Carol Rama – Musée d’art moderne de la ville de Paris / 3 avril – 12 juillet 2015

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente, pour la première fois en France, une rétrospective à l’artiste italienne Carol Rama. Marginalisée par l’histoire de l’art et par le mouvement féministe, l’œuvre de Carol Rama a traversé tous les mouvements d’avant-garde du XXe siècle (surréalisme, art concret, pop art, arte povera, soft sculpture…), tout en restant inclassable. La férocité de son travail, qui oscille entre l’abstraction et la figuration, invite à revisiter les courants artistiques officiels mais aussi les catégories établies.

 

L’exposition La Passion selon Carol Rama révèle les multiples facettes du travail de cette artiste. La scénographie entend reprendre l’image d’une « anatomie » fragmentée, dans une lecture mi-chronologique, mi-thématique, la plus à même de dévoiler toute la complexité obsessionnelle de l’œuvre de Carol Rama.
Cet œuvre forme un corps hybride, où les sujets et les techniques ne font qu’un : de la « bouche-aquarelle » au « pénis/sein-caoutchouc », en passant par « l’œil-bricolage ».
Ces différentes séries, en apparence hétérogènes dans leurs thématiques et dans leurs matériaux, dessinent un ensemble cohérent autour de sujets tels que la folie, le fétichisme, l’ordure et le dévalué, le plaisir, l’animalité, la mort.

 

Autodidacte, née en 1918 à Turin et issue d’une famille bourgeoise catholique traditionnelle, Carol Rama déclare : « Je n’ai pas eu besoin de modèle pour ma peinture, le sens du péché est mon maître. » Depuis ses premières aquarelles censurées des années 1930, elle invente son propre système visuel, contrastant avec les représentations modernistes et normatives dominées par la vision masculine. Carol Rama se tourne vers l’abstraction à partir de 1950, se rapprochant de l’art concret, dont elle livre une vision organique. Vingt ans plus tard, elle crée une « image-matière » à partir de pneus découpés, d’une facture minimale et sensuelle. En 1980, elle revient à la figuration, avec des aquarelles peintes sur des planches d’architecture. Sa dernière grande série réalisée dans les années 2000, qui s’inspire de la « mucca pazza » (épidémie de la vache folle), consiste en des compositions provocantes encaoutchouc, que l’on pourrait qualifier de povera queer.

 

A l’opposé de l’atelier d’artiste lumineux, l’appartement de Rama est une chambre obscure savamment mise en scène, où cohabitent une multitude de portraits, d’oeuvres et d’objets : matériaux bruts servant à ses pièces, statuettes primitives ou religieuses, objets pop. Sélectionnés avec Maria Cristina Mundici (Archivio Carol Rama), des objets dialoguent ici avec une installations de photographies de la casa studio réalisées par Bepi Ghiotti, sur une bande-son originale de Paolo Curtoni, mixant des sons enregistrés dans l’appartement, avec des captations de la voix de l’artiste.

 

    

 

Figure solitaire et excentrique, loin des collectifs et des modes, Carol Rama a cependant, tout au long de sa vie, fréquenté des artistes et des intellectuels, tels que Carlo Mollino, Edoardo Sanguineti, Lea Vergine, Man Ray, et aussi croisé Pier Paolo Pasolini ou Andy Warhol. Elle apparait aujourd’hui comme une artiste incontournable pour comprendre les mutations de la représentation du XXe siècle. Lion d’Or à la Biennale de Venise en 2003, et à nouveau présenté dans l’édition 2013, son travail suscite aujourd’hui un grand intérêt auprès des institutions, des historiens de l’art et des artistes.

 

Exposition conçue par le Museu d’Art Contemporani de Barcelona (MACBA) et le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (MAMVP), organisée par le MACBA et coproduite avec PARIS MUSÉES / MAMVP, EMMA – Espoo Museum of Modern Art, Irish Museum of Modern Art, Dublin (IMMA) et GAM – Galleria Civica d’Arte Moderna e Contemporanea, Turin.

 

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Commissaire : Anne Dressen

 

Lien: http://www.mam.paris.fr/fr/expositions/exposition-la-passion-selon-carol-rama

 

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Soirée de projections, lectures, discussions et activisme autour de « The Dialectic of Sex » de Shulamith Firestone, « a must have for those interested in feminist theory » (Londres)

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Friday, 1st May 2015, doors 7pm

The Horse Hospital
Colonnade, Bloomsbury, London WC1N 1JD

Tickets £5 in advance, £6.50 on the door

Buy your tickets here

 

The Dialectic of Sex: ‘a must-have for those interested in feminist theory, both past and present. Its reappearance now, during yet another period of ‘ridicule’ towards women’s rights, is perhaps even more pertinent than its first publication.’

– Kathleen Hanna, riot grrrl

 

1970: Shulamith Firestone was just 25 years old when she published The Dialectic of Sex. It was the first book of the women’s liberation movement to propose a feminist theory of politics. It offered second-wave feminists the impetus to act. It became an international bestseller.

2015: 45 years later, as Naomi Wolf suggests ‘no one can understand how feminism has evolved without reading this radical, inflammatory second-wave landmark’.

Now is the time to revisit Firestone’s seminal ideas. Join in the revolution at an evening of screenings, readings, art activism and conversation to celebrate Verso’s publication of the new edition of Shulamith Firestone’s groundbreaking manifesto.

To start the conversation, we welcome Juliet Jacques (journalist and author of the forthcoming Trans, Verso September 2015), Mandy Merck (Professor of Media Arts, Royal Holloway, University of London) & Helen de Witt (BFI, Head of Cinemas) to discuss the significance and cultural legacy of Firestone’s work.

 

Film Programme

 

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Year of the Woman

A fantasy by Sandra Hochman, 1973, USA, 82 mins

With Sandra Hochman, Warren Beatty, Betty Friedan, Gloria Steinem, Norman Mailer

The film they couldn’t kill about the revolution they couldn’t stop.

Year of the Woman is the first feature-length film in the USA that was exclusively produced by women. A piece of history in itself, it documents for the first time how women at the 1972 Democratic Party Convention in Miami conquered the political world previously dominated by men.

‘The best documentary ever made’ – Arthur Schlesinger Jr.

‘It has to be the best documentary on the woman’s movement because it is the only documentary on the woman’s movement’ – Flo Kennedy

 

Volta, New York, 2011

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Directed by Elisabeth Subrin with Kim Soss, 1997, USA, 36 mins

“A cinematic doppelgänger without precedent, Elisabeth Subrin’s Shulie uncannily and systematically bends time and cinematic code alike, projecting the viewer 30 years into the past to rediscover a woman out of time and time out of joint and, in Subrin’s words, ‘to investigate the mythos and residue of the late 1960s’.

Staging an extended act of homage as well as a playful, provocative confounding of filmic propriety, Subrin and her creative collaborator Kim Soss resurrect a little-known 1967 documentary portrait of Firestone, then a young Chicago art student, who a few years later would become a notable figure in Second Wave feminism and the author of the radical 1970 manifesto, The Dialectic of Sex: The Case for Feminist Revolution.

Reflecting on her life and times, Shulie functions as a prism for refracting questions of gender, race and class that resonate in our era as in her’s, while through painstaking mediation, Subrin makes manifest the eternal return of film”.

–  Gavin Smith and Mark MacElhatten, curators, Views of the Avant-Garde, The New York Film Festival, 1997.

 

Queen Mary University London will be hosting an in-depth exploration of The Dialectic of Sex on Sat 16th April, free and open to all. For more information, contact Sophie on s.mayer@qmul.ac.uk

http://www.versobooks.com/books/1853-the-dialectic-of-sex

Link to the event: http://clubdesfemmes.com/portfolio-item/club-des-femmes-verso-the-dialectic-of-sex-the-case-for-feminist-revolution-revisited/

Publication de manifestes artistiques féministes – « Le Manifeste de la Femme Futuriste » (1912), Valentine de Saint-Point

Dans le cadre de l’exposition « So You Want To See », qui regroupe six artistes femmes, e-flux (New York) met en ligne jusqu’au 6 juin différents manifestes artistiques féministes. A commencer par « Le Manifeste de la Femme Futuriste » de Valentine de Saint-Point, publié en 1912 pour la première fois.

 

Valentine de Saint-Point (1875-1953), 1914.

Valentine de Saint-Point (1875-1953), 1914.

 

A consulter en anglais: http://conversations.e-flux.com/t/feminist-art-manifestos-the-manifesto-of-futurist-woman-response-to-f-t-marinetti/1417

Joan Jonas, figure pionnière de la performance artistique et de l’art vidéo, présente sa prochaine exposition à la Biennale de Venise

Joan Jonas représentera les Etats-Unis lors de la Biennale de Venise du 9 mai au 22 novembre 2015.

 

En préparation, une vidéo de l’artiste:

 

 

Press release:

 

CAMBRIDGE, MA, January 22, 2015 —The MIT List Visual Arts Center, in cooperation with the U.S. Department of State’s Bureau of Educational and Cultural Affairs, will present Joan Jonas as the representative for the United States at La Biennale di Venezia 56th International Art Exhibition, on view May 9 – November 22, 2015. Jonas, a pioneering figure in performance art and video, will create a new multimedia installation that will transform the entirety of the Pavilion’s five galleries into a dynamically immersive environment.

Jonas has been a tenured visual arts professor at MIT for the past 15 years, and is currently Professor Emerita in the MIT Program in Art, Culture, and Technology (ACT). Curated by Paul C. Ha, Director of the MIT List Visual Arts Center and commissioner for the project; and Ute Meta Bauer, currently the Director of the NTU Centre for Contemporary Art Singapore, Nanyang Technological University, and previously the Founding Director of the Program in Art, Culture, and Technology (ACT) at MIT, Jonas’s installation for the U.S. Pavilion will be an exceptional moment in her longstanding relationship with MIT.

For the five galleries of the U.S. Pavilion, Joan Jonas will conceive a new complex of works, creating a multilayered ambience, incorporating video, drawings, objects, and sound. Literature has always been an inspiration and source for Jonas, and the project for Venice will extend her investigation into the work of Halldór Laxness and his writing on the spiritual aspects of nature, but will focus on other literary sources.

The List is renowned for presenting groundbreaking contemporary artwork and has always served as a creative laboratory where artists are free to experiment—–a leadership position that has been affirmed by the List’s selection as the commissioning institution for the U.S. Pavilion for the third time in the past 15 years, having organized the Pavilions by Fred Wilson in 2003 and Ann Hamilton in 1999.

“Joan’s voice and vision have been powerful forces in contemporary art for five decades, and I am thrilled that we will present her latest work in Venice, one of the most iconic forums for the presentation of cutting-edge artwork,” said Paul Ha, Director of the MIT List Visual Arts Center. “Joan’s selection is not only an acknowledgement of her outstanding contributions to the art world thus far, but also an investment in the innovative promise of her future work.”

Jonas has continued to work with a multimedia approach throughout her career, being one of the first artists to explore the potential of the video camera as a tool for image-making and the TV monitor as a sculptural object. At the same time, Jonas experimented in her performances with incorporating the body into the visual field. Her installations and performances bring these components together through drawing, props, and objects to create works reflecting her research in relation to space, narrative, or storytelling, and materials as they are altered through various technologies such as the mirror, video, and distance. In Venice, she will work with these diverse aspects of her practice to create five distinct rooms, with common themes unifying and resonating in the entire space, relating to the present condition of the world in poetic terms.

Jonas’s work developed out of her art history studies and sculptural practice, and expanded to performance and film in the 1960s through her involvement with the New York avant-garde scene. Her work has had a significant influence on contemporary art to date, as she has continued to be a major figure in the fields of performance and video art throughout the past five decades.

In conjunction with the presentation of her new work at the U.S. Pavilion, the List will present Joan Jonas: Selected Films and Videos 1972-2005. Curated by Henriette Huldisch, this exhibition will present seven of Jonas’s most significant, single-channel video works, selected from her 40-year career, in the List’s Bakalar Gallery from April 7 through July 5, 2015. The intimate exhibition will provide important background and context for Jonas’s new work on view simultaneously in Venice, and will share with local audiences the pivotal videos and performances that led to the artist’s selection as the U.S. representative for the 2015 Venice Biennale. Works in the exhibition include:

  • Organic Honey’s Visual Telepathy (1972)
  • Songdelay (1973)
  • Good Night Good Morning (1976)
  • Mirage (1976)
  • Double Lunar Dogs (1984)
  • Volcano Saga (1989)
  • Lines in the Sand (2002-2005)

“As I know from working with Joan as both a curator and educator, one does not only see her work, one experiences it. Her performances make a lasting impression, and her ability to work with spaces in a sensual way will most certainly turn a visit to the U.S. Pavilion in Venice into a profound encounter,” said Ute Meta Bauer, Director of the Centre for Contemporary Art at the Nanyang Technological University, Singapore.

“We are especially proud to be presenting an MIT professor as the representative artist for the U.S. at the Venice Biennale,” said Philip S. Khoury, Ford International Professor of History and Associate Provost, who oversees the arts at MIT. “Joan’s fearlessly experimental work is emblematic of MIT and the List’s mission to foster the creation of intellectually investigative, challenging artwork, and we have no doubt that her installation for the U.S. Pavilion will push new boundaries and captivate audiences in ways that were previously unimaginable.”

To learn more about Joan Jonas and the U.S. Pavilion, please visit http://joanjonasvenice2015.com

Retour sur le colloque « Feminism’s Abject Selves: Beauvoir, Leduc, Wittig », à New York, 17-18 avril

Vendredi 17 et samedi 18 avril a eu lieu, à la Maison Française de Columbia University à New York, un colloque international sur trois des plus grandes figures du féminisme français et de la littérature, intitulé « Feminism’s Abject Selves: Beauvoir, Leduc, Wittig ».

Ce colloque a rassemblé Didier Eribon, Anne Garréta, Lynne Huffer, Jean-Louis Jeannelle, Ann Jefferson, Elisabeth Ladenson, Elisabeth Lebovici, Edouard Louis, Michael Lucey et Sande Zeig.

 

Voici quelques photos du colloque:

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Le programme était le suivant:

 

Vendredi 17 Avril:

 

9:30–10:00 a.m. Welcome/Registration

10:00–10:30 a.m. Opening Remarks: Elisabeth Ladenson

10:30–Noon Beauvoir, Sarraute and Co.

Domna C. Stanton, moderator

Jean-Louis Jeannelle, “Les ‘devoirs virils’ de l’écriture mémoriale (une lecture de La Force des choses)”

Ann Jefferson, “Female Friendship and the Sexual Politics of Literature”

Noon–2:00 p.m. Lunch Break

2:00–3:30 p.m. Wittig

Jeanine Parisier Plottel, moderator

Sande Zeig, “‘Moi, un livre?’ To Live/Love and Work with Monique Wittig”

Lynne Huffer, “The Strange Return of the Lesbian Body”

3:30–4:00 p.m. Catherine Viollet on Violette Leduc’s La Main dans le sac, read by Anne F. Garréta

4:00–4:30 p.m. Break

4:30–7:30 p.m. Violette, a film by Martin Provost (2013), followed by discussion

 

Samedi 18 avril:

 

10:00–10:30 a.m. Welcome

10:30–Noon Leduc I

Anne F. Garréta, moderator

Michael Lucey, “Leduc au village: Sexuality and Multivariable Social Acrobatics”

Didier Eribon, “Beauvoir, Leduc, Wittig: Writing the Self”

Noon–2:00 p.m. Lunch Break

2:00–3:30 p.m. Les Guerrillères

Morgane Cadieu, moderator

Élisabeth Lebovici, “The Good, the Bad and the Ugly”

Anne F. Garréta, “War (Women-of-…)”

3:30–4:00 p.m. Break

4:00–5:30 p.m. Leduc II

Elisabeth Ladenson, moderator

Édouard Louis, “Fragments of Future History: On Violette Leduc”

This talk has been cancelled: Virginie Despentes, “Violette Leduc, une femme de chambre chez Gallimard”

5:30–7:00 p.m. Roundtable Discussion

Didier Eribon, Anne F. Garréta, Édouard Louis

Moderated by Elisabeth Ladenson

 

Mise en ligne des conférences à venir prochainement et publication des actes prévue à l’automne.

 

Pour plus d’informations sur le colloque: http://www.maisonfrancaise.org/feminisms-abject-selves-beauvoir-leduc-wittig-1

 

 

Projection de « Par Conviction » de Julie Freres sur la dépénalisation de l’avortement au Portugal, jeudi 23 avril au Luminor

 
L’équipe du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir est heureuse de présenter le documentaire
Par conviction de Julie Freres
France, 2007, Tribu Films, Les Films de l’Après-Midi et Filmes do Tejo, vidéo, coul., 55 min
le jeudi 23 avril 2015 à 20h 
au cinéma LUMINOR-Hôtel de Ville (ex Le Nouveau Latina)
En février 2007, les Portugais sont appelés à voter pour ou contre la dépénalisation de l’avortement. Partant du quotidien de 4 femmes aux convictions radicalement opposées, le film se poursuit par la campagne référendaire, en coulisses, dans la rue et à travers les médias.
La séance sera suivie d’un débat avec la réalisatrice.
Julie Freres
Après des études de réalisation à l’Institut des Arts de Diffusion en Belgique, Julie Freres a réalisé son premier documentaire Par Conviction en 2007. Depuis 2011, elle dirige l’atelier de production Dérives (www.derives.be) et produit 4 à 5 films documentaires par an.

Projection d’ « Histoires d’A » au Ciné 104 à Pantin jeudi 16 avril

 

Cycle de films: « Le genre fait son cinéma »

 

Le documentaire, très rarement diffusé au cinéma, de Charles Belmont et Marielle Issartel « Histoires d’A » sur les luttes féministes pour le droit l’avortement,  sera projeté dans le cadre du cycle de films « LE GENRE FAIT SON CINEMA » au cinéma « Ciné 104 » le jeudi 16 avril à 20h15.

 

« Histoires d’A » de Charles Belmont et Marielle Issartel (1973):

 

 

Histoires d'A - capture d'écran

 

 

Ce film a été tourné en douze jours, en avril-mai 1973. Il a été réalisé dans un but ouvertement militant, avec la collaboration des médecins du GIS (Groupe Information Santé), des militantes du Planning familial alors en pleine révolution et du MLAC (Mouvement de libération de l’avortement et de la contraception).

« Histoires d’A » a largement contribué, par son esthétique et son contenu à mobiliser les luttes des femmes pour obtenir le droit à l’avortement. Il  présente notamment l’arrivée inédite de la méthode d’avortement par aspiration Karman. Ce film a contribué à la politisation du débat sur l’avortement, subissant la censure et étant diffusé quasi clandestinement, avant que n’aboutisse la loi Veil de 1975. C’est un classique du cinéma et de l’histoire du mouvement de libération des femmes au XXème siècle.

Marielle Issartel, co-réalisatrice du film avec Charles Belmont, sera présente à la soirée. Elle évoquera notamment à l’issue de la projection la genèse de ce film, son parti-pris esthétique, son rôle et son aventure dans les luttes féministes des années 1970. Marielle Issartel est monteuse et enseigne à la FEMIS. Elle a fondé l’association des amis de Charles Belmont qui valorise l’œuvre du réalisateur. Pour en savoir plus, se reporter à http://charlesbelmont.blogspot.fr et http://www.universcine.com/auteurs/charles-belmont

 

Ce film s’inscrit dans le cadre d’un cycle cinéma animé par deux membres du collectif féministe cofondé avec sept autres femmes à Pantin en 2013.
Les deux autres séances du cycle « LE GENRE FAIT SON CINEMA » seront:

*** Jeudi 28 mai 2015, à 20h15 : OSS 117, Rio ne répond plus (2009), comédie de Michel Hazanavicius, en présence de Geneviève Sellier.
*** Jeudi 24 septembre, à 20h15, XXY, drame de Lucía Puenzo (2007), en présence de Wilfried Rault.

 

Se rendre au Ciné 104:

Adresse : 104 Avenue Jean Lolive, 93500 Pantin / 01 48 46 95 93 / Eglise
de Pantin / Ligne 5
Pour venir en voiture : Porte de Pantin , suivre la RN3
Pour venir en bus : lignes 249, 179 , 61

Prix des places : Tarif plein : 6 euros / Tarif abonné : 5 euros / ( carte d’abonnement 2 euros valable un an ) / Tarif réduit : 4 euros : 26 ans, allocataires des minima sociaux, demandeurs d’emploi, retraités, porteurs d’un handicap ( + place gratuite pour un accompagnateur). Familles nombreuses et groupes (+ 10 personnes) / Tarif unique le dimanche matin : 3.5 euros.

Pour vous abonner, renseignez vous à la caisse du Ciné 104.
Vous pouvez réserver votre place.

 

Lien vers l’événement: http://www.cine104.com/?p=3662


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