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Exposition « HERstory – des archives à l’heure des postféminismes » du 21 janvier 19 mars à La maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff

HERstory – des archives à l’heure des postféminismes

 

Du 21 janvier au 19 mars 2017
Vernissage samedi 21 janvier à partir de 18h



La maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff, présente du 21 janvier au 19 mars 2017, l’exposition HERstory – des archives à l’heure des postféministes, proposée par  l’historienne d’art et commissaire d’exposition, Julie Crenn et l’artiste, Pascal Lièvre.

HERstory, définie comme une exposition d’archives, fait entendre les voix de féministes, hommes, femmes ou transgenres du monde entier. Au total vingt-six vidéos, parmi lesquels des extraits de conférences, des chansons ou encore des clips militants, récoltées sur internet. À l’étage, plus d’une centaine d’ouvrages transmis généreusement par des éditeurs désireux de participer au projet sont mis à la disposition du public. Ces livres rejoindront à l’issue de l’exposition, le fond d’ouvrages de la Médiathèque de Malakoff. Chaque samedi, les protagonistes de l’exposition Julie Crenn et Pascal Lièvre reçoivent et interviewent des artistes, hommes et femmes, au centre d’art, filmés et diffusés ensuite sur internet. Le public invité à assister aux prises de parole, peut prendre part aux discussions et débats soulevés lors des rencontres. Ce projet, propose d’offrir une plateforme de recherches ouvertes, visant à rendre sensible les différents courants de pensée liés aux féminismes, non comme une somme mais comme un « work in progress » en perpétuel mutation.
>> Dossier de presse
vidéos
Chimamanda Ngozi Adichie, Michael Kimmel, Alice Dreger, Cleopatra Kambugu, Starhawk, Kimberlé Williams Crenshaw, Feminist Five, Laboria Cuboniks, Nadya Tolokonnikova, Sampat Pal Devi, Paul B.Preciado, Ye Haiyan, Ai Xiaoming, Julieta Paredes, Martha Sanchez Nestor, Paola Bacchetta, Jessica Yee, Zahra Ali, Raewyn Connell, Mona Eltahawy, Julia Serano, Candida Royalle, Carol Queen, Cordelia Fine, Alban Jacquemart,
Chandra Talpade Mohanty, Silvia Federici, Vincent Guillot, Ochy Curiel, Inter-ACT Youth.

 

interviews
Malala Andrialavidrazana, Giulia Andreani, Raphael Barontini, Laura Bottereau & Marine Fiquet, Halida Boughriet, Julien Creuzet, Béatrice Cussol, Gaël Davrinche, Hélène Delprat, Edi Dubien, Charlotte El Moussaed, Sylvie Fanchon, Esther Ferrer, Pélagie Gbaguidi, Delphine Gigoux Martin, Katia Kameli, La Cellule (Becquemin& Sagot), Iris Levasseur, Claude Lévêque, Pascal Lièvre,  Myriam Mechita, Annette Messager, Myriam Mihindou, Tania Mouraud, Frédéric Nauczyciel, ORLAN, Jeanne Susplugas, Apolonia Sokol, Agnès Thurnauer, Tsuneko Tanuichi, Erwan Venn, Adrien Vermont, Brigitte Zieger, Amina Zoubir.

 

Note de Julie Crenn et Pascal Lièvre :

 

Les postféminismes ont déconstruit le féminisme traditionnel  qui ne parlait pas des femmes mais de la femme comme une entité spécifique ; il ne rendait pas comptent de la diversité des statuts et des orientations sexuelles des femmes et hommes transgenres et cisgenres  et des personnes intersexes. Partout dans le monde, des féminismes s’affirment. Malgré l’accessibilité de leurs prises de paroles sur Internet leur portée n’est pas complètement effective parce qu’elles ne sont pas toutes traduites. La France accuse un retard considérable sur ces questions. Nous ne pouvons plus attendre. Si l’Histoire était repensée et réécrite selon ce point de vue inclusif,  quels en seraient les récits
? Si l’Histoire de l’Art avait été considérée de manière égalitaire entre les artistes, peu importe leur genre, quels en seraient les récits ? Nous avons choisi de contourner l’Histoire (History) pour en proposer de nouveaux récits, de nouvelles voix et de nouvelles archives : HERstory. Nous, artiste et historienne de l’art, souhaitons nous engager pour rendre visible, faire circuler et archiver les paroles féministes. L’art, territoire supposément inventif, subversif et progressiste, connaît, comme le reste de la société, un retard impossible à négliger. HERstory est espace de réfléxion queer féministe, un espace de paroles, d’échanges et fabrication d’archives.
Un espace où s’entrecroisent les paroles d’hommes et de femmes cisgenres, transgenres et intersexes pour en finir avec la trop simpliste binarité de genres.
En France, les résistances intellectuelles entravent les échos théoriques féministes et provoquent un retard depuis les années 1990. Le féminisme n’a pas bonne presse et les idées reçues perdurent : « on ne se maquille pas, on ne s’épile pas, on est toujours en colère, on a aucun sens de l’humour, on ne met pas de déodorant.» Grâce à Internet, les paroles et les écrits issus des différentes aires géographiques et culturelles sont accessibles, pourtant un problème de langage freine le développement théorique. HERStory se saisit de ce problème par un travail de traduction.
Au rez-de-chaussée du centre d’art, des écrans diffusent en permanence des extraits de conférences et de prises de paroles affirmant une pluralité des féminismes et une volonté de décloisonnement. Chandra Talpade Mohanty (Inde) évoque un féminisme transnational. Cordelia Fine (Canada) réfléchit à ce qu’elle nomme le neuroféminisme. Jessica Yee (Mohawk d’Akwesasne) nous parle d’une pensée féministe autochtone amérindienne. Ye Hayian, Ai Xiaoming et les Feminists Five nous informent de leur lutte pour leurs droits en Chine. Zahra Ali parle des enjeux du féminisme islamique en France et dans le monde. En créant la notion d’intersectionnalité, Kimberlé Williams Crenshaw pense de manière croisée les systèmes d’oppressions de classe, de race et de genre dans l’Amérique contemporaine.
Tous les discours sont traduits en français. À l’étage, les visiteurs ont accès à une bibliothèque féministe dont les ouvrages attestent d’une dynamique et d’un engagement critique global. À la fin de l’exposition, les ouvrages récoltés auprès des maisons d’édition seront confiés à la médiathèque de Malakoff, qui bénéficiera ainsi d’un fonds théorique dont les références proviendront des différents continents. Les vidéos et les livres invitent à élargir le cadre théorique des pensées féministes.
Au fil des jours, des femmes et des hommes artistes se joindront à nous pour discuter non seulement de leurs pratiques artistiques, mais aussi de leur position par rapport au féminisme.
Les échanges seront filmés et diffusés sur Internet. La création d’archives est en cours. HERstory est une invitation à voir, écouter, lire, informer, découvrir, échanger, rencontrer, proposer, débattre, interroger et s’ouvrir aux pensées postféministes. Des pensées extrêmement foisonnantes, qui, de jour en jour, s’étendent, se contredisent, se précisent et s’affinent. Des pensées qu’il est nécessaire de faire circuler pour générer une vision plurielle de nos sociétés.

 

 

Calendrier des interviews :

SAMEDI 21 JANVIER
14h /Béatrice Cussol
15h / Julien Creuzet
16h / Hélène Delprat

 

SAMEDI 28 JANVIER

14h / Erwan Venn
15h / Malala Andrialavidrazana
16h / Tania Mouraud
17h / Agnès Thurnauer

 

SAMEDI 4 FEVRIER
14h / Halida Boughriet
15h / Sylvie Fanchon
16h / Coraline de Chiara
17h / Giulia Andreani

 

SAMEDI 11 FEVRIER
14h / Pélagie Gbaguidi
15h / Laura Bottereau & Marine Fiquet
16h / Raphael Barontini
17h / Gaël Davrinche

 

SAMEDI 18 FEVRIER
14h / Tsuneko Tanuichi
15h / Frédéric Nauczyciel
16h / Katia Kameli
17h / Amina Zoubir

 

SAMEDI 25 FEVRIER
14h / La Cellule (Becquemin&Sagot)
15h / Charlotte El Moussaed
16h / Edi Dubien
17h / Claude Lévêque

 

SAMEDI 4 MARS
14h / Myriam Mihindou
15h / Myriam Mechita
16h / Esther Ferrer
17h / ORLAN

 

SAMEDI 11 MARS
14h / Adrien Vermont
15h / Brigitte Zieger
16h / Delphine Gigoux Martin
17h / Jeanne Susplugas

 

SAMEDI 18 MARS
14h / Pascal Lièvre
15h / Apolonia Sokol
16h / Annette Messager
17h / Iris Levasseur

 

Lien: http://maisondesarts.malakoff.fr/agenda/exposition/herstory-des-archives-a-lheure-des-postfeminismes/

Whitechapel Gallery (Londres): « Imperfect Chronology – Mapping the Contemporary II »

Collection
Imperfect Chronology: Mapping the Contemporary II

 

23 August 2016 – 8 January 2017

Lien: http://www.whitechapelgallery.org/exhibitions/barjeel-art-foundation-contemporary-ii/

 

Lawrence Abu Hamdan, The All Hearing, 2014. Video, 12:42 minutes. Image courtesy Galeri NON and Barjeel Art Foundation, Sharjah

Lawrence Abu Hamdan, The All Hearing, 2014. Video, 12:42 minutes. Image courtesy Galeri NON and Barjeel Art Foundation, Sharjah

 

Etel Adnan, Champs de Petrol (Petrol Fields), 2013, Image courtesy of Sfeir-Semler Gallery, Barjeel Art Foundation

Etel Adnan, Champs de Petrol (Petrol Fields), 2013, Image courtesy of Sfeir-Semler Gallery, Barjeel Art Foundation

 

 

The display Imperfect Chronology: Mapping the Contemporary II focuses on the theme of mapping geographies, examining the notion of statehood and exploring how artists engage with the rapidly expanding cities of the Arab region.

 

Drawn from the Barjeel Art Foundation collection of modern and contemporary Arab art, this is the final display in a year-long series at the Whitechapel Gallery.

 

Artists featured include Lawrence Abu HamdanEtel AdnanMarwa Arsanios, Ali Cherri, Manal Al Dowayan, Sadik Al Fraji, GCC Collective,Susan Hefuna, Iman Issa, Jumana MannaSophia Al-Maria and Zineb Sedira.

 

In Proposal for a Crystal Building (2003), Iman Issa (b. 1979) imagines a shimmering and fragile glass monument for Tahrir Square in Cairo, while Jumana Manna (b. 1987) appropriates a limestone porch from disputed territories in East Jerusalem, re-contextualising it in the gallery.

 

A large abstract tapestry by Etel Adnan (b. 1925) and a series of photographs by Zineb Sedira (b. 1963) reveal the intricate networks and trade routes that make up the global oil and sugar industries.

 

Encore 4 jours pour aller voir l’exposition consacrée à Etel Adnan à l’Institut du Monde Arabe

Etel Adnan

18 octobre 20161 janvier 2017

 

L’Institut du monde arabe organise la première exposition personnelle en France de la grande artiste libanaise Etel Adnan, figure du féminisme et du Mouvement pour la paix, auteure à partir des années 1970 d’une œuvre où se confondent création littéraire et plastique.

 

Etel Adnan, Sans titre, 2012, huile sur toile, 32x41cm Courtesy Etel Adnan et Galerie Sfeir Semler, Hambourg

Etel Adnan, Sans titre, 2012, huile sur toile, 32x41cm
Courtesy Etel Adnan et Galerie Sfeir Semler, Hambourg

 

 

Etel Adnan, Sans titre, 2012, huile sur toile, 22x27cm Courtesy Etel Adnan et Galerie Sfeir Semler, Hambourg

Etel Adnan, Sans titre, 2012, huile sur toile, 22x27cm
Courtesy Etel Adnan et Galerie Sfeir Semler, Hambourg

 

 

Etel Adnan, Sans titre, 2012, huile sur toile, 20,5x25cm Courtesy Etel Adnan et Galerie Sfeir Semler, Hambourg

Etel Adnan, Sans titre, 2012, huile sur toile, 20,5x25cm
Courtesy Etel Adnan et Galerie Sfeir Semler, Hambourg

 

 

Etel Adnan est tout à la fois poétesse, peintre, essayiste et écrivaine trilingue (anglais, français, arabe). Elle réside en France depuis de nombreuses années. L’exposition s’articule en quatre grandes sections, qui explorent toutes les facettes de son œuvre.

 

L’Apocalypse arabe-Tapuscrit

 

Retour sur la vie et le travail d’Etel Adnan, et les moments clés qui les ont jalonnés. Cette section met en avant un de ses textes fondateurs, L’Apocalypse Arabe (1980), soulignant l’importance de la langue écrite dans son œuvre et son engagement politique. La diffusion du texte, lu en français, anglais et arabe, plonge le visiteur dans une ambiance sonore multilingue.

 

Le Mont Tamalpaïs

 

Une évocation du lien d’Etel Adnan avec la côte ouest-américaine et le milieu underground de San Francisco. Cette section illustre l’importance de son travail pictural, entre abstraction et figuration. Des dessins, des peintures et l’un de ses célèbres leporellos, carnets en accordéon remplis de textes et de dessins, soulignent la place majeure qu’y occupe le Mont Tamalpaïs. Situé en Californie, celui-ci est la véritable « Montagne Sainte-Victoire » de l’artiste.

 

Des ponts, des exils

 

La production artistique d’Etel Adnan porte l’influence de ses nombreux déplacements et lieux de résidence. En témoignent les dessins sur la thématique des ponts, les leporellos représentant Beyrouth, New York et Paris, ou encore le film tourné en 1982 depuis une fenêtre à New York.

 

Un monde de couleurs et de sonorités

 

Etel Adnan découvre la tapisserie dans les années 1960, dans l’atelier cairote de Wissa Wassef.  Son travail sur tapisserie est présenté au travers de plusieurs pièces réalisées de sa main, mais aussi de dessins, peintures et leporellos.

 

Lien: https://www.imarabe.org/fr/expositions/etel-adnan

Exposition Chantal Akerman – Maniac Shadows à La Ferme du Buisson (Noisiel) jusqu’au 19 février + 2 événements: « Toute une journée Chantal Akerman » et « Sonia Wieder-Atherton, interventions de la violoncelliste »

Chantal Akerman, Maniac Shadows, 2013, courtesy Chantal Akerman Estate et Marian Goodman Gallery, Ferme du Buisson © Emile Ouroumov

Chantal Akerman, Maniac Shadows, 2013, courtesy Chantal Akerman Estate et Marian Goodman Gallery, Ferme du Buisson
© Emile Ouroumov

 

 

 

Lien: http://www.lafermedubuisson.com/programme/chantal-akerman

 

Auteure de films inoubliables, Chantal Akerman est une des artistes et cinéastes majeurs de ces cinquante dernières années. Imaginée avec elle avant sa disparition, cette exposition met en regard films historiques et installations récentes pour témoigner de son importance pour l’art contemporain.

 

Chantal Akerman est internationalement reconnue pour son œuvre cinématographique. Depuis ses débuts jusqu’à sa disparition il y a un an, elle n’a cessé de réinventer son vocabulaire formel et son regard sur le monde, naviguant avec une liberté sans pareil du long-métrage de fiction au documentaire, et de la comédie au drame, en passant par l’installation vidéo. Si son influence sur les réalisateurs les plus renommés n’est plus à démontrer, l’héritage de son travail dans les arts plastiques est moins connu et tout aussi fondamental.

 

À  travers ses nombreux projets, Chantal Akerman a ouvert une brèche que les artistes contemporains explorent de plus en plus, entre réalité et fiction, film narratif et expérimental, histoire et mémoire. Son approche singulière des questions de frontières, de déplacement, de racisme, d’identité, de relation entre espace personnel et public, convoquant toutes les possibilités de l’image cinématographique, du regard, de l’espace et de la performance, a été déterminante pour l’évolution des arts visuels.

 

L’exposition s’articule autour d’une de ses dernières installations vidéo : Maniac Shadows, présentée pour la première fois en France. Confrontant des images filmées sur ses lieux de vie à travers le monde, des photographies et une lecture par Akerman de son roman Ma mère rit, ManiacShadows constitue le cœur d’un parcours qui nous amène à redécouvrir des pans méconnus de son œuvre. De son premier court-métrage réalisé à l’âge de 18 ans à une création sonore de 2008 réalisée pour la radio en passant par un film expérimental, cette plongée dans l’univers de Chantal Akerman est accompagnée par la participation exceptionnelle de Sonia Wieder-Atherthon venant de temps en temps habiter l’espace de la cinéaste avec son violoncelle.

 

Le temps, l’espace, l’image, la musique, l’intime, le politique. À travers cette multiplicité de points de vue, l’exposition rend compte de l’extraordinaire actualité de la pratique et de la pensée de Chantal Akerman.

 

 


 

Deux événements à ne pas manquer avant la fin de l’exposition:

 

  • Toute une journée Chantal Akerman, le 14 janvier 2017 de 14h à 23h30:

 

Plusieurs longs et courts métrages témoignent de la richesse du cinéma d’Akerman : la fiction comique succède au documentaire politique, en faisant un détour par les films sur la danse ou la musique, et les propositions plus expérimentales. Entre chaque projection sur le grand écran du cinéma, des visites d’exposition originales viennent rythmer la journée au centre d’art.

 

Chantal Akerman par Chantal Akerman

France – 1996 – 1h05

Autoportrait de la cinéaste réalisé pour la collection Cinéma, de notre temps. « Je me suis dit : si je fais moi-même un Cinéaste de notre temps sur moi cinéaste de notre temps, ce serait une sorte d’autoportrait. Et la meilleure manière de réaliser cet autoportrait ce serait de faire parler mes anciens films. De les traiter absolument comme si c’était des rushes que je monterai pour créer ce nouveau film, qui serait alors un autoportrait de moi. J’en ai parlé, je l’ai proposé. On m’a dit oui, mais il faut qu’on te voie. Il faut quand même que tu parles de toi. Et c’est là que les problèmes ont commencé. » Chantal Akerman

 

Trois strophes sur le nom de Sacher

France – 1989 – 12 min

En un renversement de Fenêtre sur cour, placé ici dans une cour percée de fenêtres, Akerman filme un solo de violoncelle de Sonia Wieder-Atherton. La structure est celle de la composition de Henri Dutilleux en trois mouvements. Initié par Msitslav Rostropovitch pour le chef d’orchestre et mécène Paul Sacher, cette oeuvre est désormais devenue un hommage pour chacune des trois personnalités évoquées.

 

Un jour Pina a demandé…

France / Belgique – 1983 – 57 min

Dans ce film issu de la collection Repères sur la danse contemporaine, la réalisatrice suit Pina Bausch et sa troupe lors d’une tournée européenne en Italie et en Allemagne, et propose un voyage dans l’univers de la chorégraphe au travail.

 

Demain on déménage

France / Belgique – 2004 – 1h50

Charlotte est célibataire. Pour vivre, elle essaie d’écrire des livres, érotiques, de commande. Elle habite un duplex et vit dans un joyeux désordre et dans une distraction totale. Mais un jour, son père meurt et sa mère, professeur de piano, débarque chez elle avec son quart de queue, ses meubles et ses élèves… « Ce qui déménage vraiment dans ce film et casse la baraque, c’est l’humour fou, un dérangement de fond qui vaut bien tous les ordres qu’on nous propose, et prioritairement la sommation d’être raisonnables. » Libération.

 

Hôtel Monterey

Projection-performance – Belgique – 1972 – 1h05

Akerman filme un hôtel pour personnes défavorisées à New-York. Derrière les portes closes et le va-et-vient abstrait des clients anonymes se devine un fascinant réservoir de fictions potentielles. Pour la Ferme du Buisson, l’artiste Marcelline Delbecq propose une performance en live, hommage au film comme à sa cinéaste. Un texte écrit sur le modèle d’une audiodescription accompagne discrètement la projection, à haute voix, semblant émaner des plans sans jamais les recouvrir.

copie numérique restaurée par la Cinémathèque Royale de Belgique

 

Le Marteau

France – 1986 – 4 min

Film sur le sculpteur Jean-Luc Vilmouth.

 

Sud

France – 1999 – 1h10 – VO

Un voyage dans le sud des Etats-Unis hanté par le meurtre de James Byrd Jr, lynché par trois jeunes Blancs. Le film ne fait pas l’autopsie de ce meurtre mais se demande plutôt comment ce meurtre vient s’inscrire dans un paysage tant mental que physique. Partant de ce crime raciste, Chantal Akerman tente de montrer les difficultés de ces communautés à vivre ensemble.

 

 

 

  • Sonia Wieder-Atherton, interventions de la violoncelliste le 19 février 2017 à 14h:

 

Sonia Wieder-Atherton est née à San Francisco, elle grandit à New York puis à Paris. À 19 ans, elle part vivre en URSS pour étudier avec la violoncelliste Natalia Chakhosvkaïa. Sonia Wieder-Atherton a toujours suivi une voie singulière, cherchant les images et les mots pour mieux convoquer la musique.

 

Jusqu’à ce qu’elle rencontre Sonia Wieder-Atherton, Chantal Akerman a toujours refusé de mettre ses films en musique mais voir la violoncelliste travailler, interpréter, chercher, repousser les limites de son jeu jusqu’à la mise en danger a été une révélation. S’ensuivront une vie commune et de multiples collaborations : Sonia Wieder-Atherton composera la musique de plusieurs films de Chantal Akerman et celle-ci la filmera à plusieurs reprises en concert, ou sur les routes d’Europe de l’Est à la recherche de ses origines musicales.

 

Aujourd’hui, Sonia Wieder-Atherton propose de venir habiter l’exposition avec son violoncelle. Tel un « 25e écran », elle vient inscrire une présence discrète dans l’une des salles d’exposition, en interprétant une série de solos à l’attention de petits groupes de spectateurs. En alternance et en dialogue avec les projections de Saute ma ville, les morceaux joués ici témoignent de l’importance grandissante de la musique dans le parcours de Chantal Akerman, et sont sélectionnés parmi ceux qu’elle aimait ou ceux composés par Sonia Wieder-Atherton pour ses films.

 

 


La ferme du Buisson

Scène nationale, centre d’art, cinéma

Allée de la Ferme, 77186 Noisiel

Soutenez la collecte de fonds pour une exposition mobile sur les Lesbian Avengers !

 

 

Lien vers la collecte de fonds Indiegogo: https://www.indiegogo.com/projects/lesbian-avengers-25-mobile-exhibit-books-photography–3#/

 

 

Coming up in 2017 – the 25th anniversary of the Lesbian Avengers and the 25th annual Dyke March! My part of the celebration — a mobile exhibit that shares Avenger stories, and encourages people of all ages to get involved in activism and demand their civil rights. Printed on vinyl banners, and paired with a tablet for impromptu video screenings, our exhibit can be installed anywhere from the rusty fence outside the handball court to the fanciest gallery.

 

 

Short Summary

 

Almost twenty-five years ago, during another wave of antigay and white supremacist hate, a handful of activist dykes threw down the gauntlet: « LESBIANS! DYKES! GAY WOMEN!… We’re wasting our lives being careful. Imagine what your life could be. Aren’t you ready to make it happen? »

 

A multitude responded, giving out balloons to support  the Rainbow Curriculum in New York, eating fire to call attention to the firebombing deaths of Hattie Mae Cohens and Brian Mock. In 1993, twenty thousand dykes marched on Washington and more than sixty chapters sprang up worldwide, launching Dyke Marches near and far. The Lesbian Avengers also took « out » gay activism where it had never been before — into the heart of heartland politics where they successfully beat back anti-gay legislation in rural Idaho.

 

The Lesbian Avengers 25 exhibit will

 

  • Share the Lesbian Avenger story in real life, putting dyke faces and accomplishments out on the streets in several locations worldwide
  • Incorporate local stories at each installation and collect new histories
  • Create opportunities for intergenerational conversations about the lessons of Avengers and how to apply them in today’s political world
  • Encourage new activists to put on their marching shoes!

What We Need & What You Get

 

Your gifts will help

 

  • Print and ship the exhibits (About $250 for two vinyl banners) x 5
  • Design them professionally ($800)
  • Translate image captions ($500)
  • Upgrade the Lesbian Avenger website to accommodate more video and interactive elements, so events in San Francisco can be shared in London and New York and… ($500)

The Impact

 

Since the November election, white supremacists and anti-gay activists have come out in the open, trying to reverse the legal gains of the last two decades, and harassing us and attacking us in the flesh.

 

Now more than ever, we need to encourage out, queer activists  to build on our vibrant history and take to the streets, working with every group available to face this huge challenge.

 

At the same time, each tee-shirt you wear, each sticker you put on a lamppost or bathroom stall will push back against hate and declare, We are not afraid.

 

Risks & Challenges

 

The biggest risk is to do nothing, sit at home and hope everything blows over and gets back to normal.

 

Our plan, push back against hate as hard as we can. Your donation will help us do more, and do it more quickly. The more money we raise, the more exhibits we can circulate worldwide, sharing our dyke activist history, and encouraging people to get involved.

 

If we don’t raise all the money we’re looking for, we’ll still do something, wheatpasting exhibits if we have to on the nearest blank wall, or stenciling it on sidewalks.

 

Other Ways You Can Help

 

Everybody can help.

 

  • Spearhead plans for an exhibit in your area.
  • Show the documentary video in a bar in your home town.
  • Get the word out about the Lesbian Avengers 25 fundraising campaign with the Indiegogo share tools!
  • Help collect Lesbian Avenger stories by doing media research, talking to ex-Avengers, or checking out an archive in your area and scanning flyers and photos or articles to put online.

 

Thanks!

Exposition « Navigation Charts » de Lubaina Himid, pionnière du Mouvement « Black Arts » en Grande Bretagne dans les années 1980, à Spike Island (Bristol) du 20 janvier au 26 mars

lubaina

 

 

Preview: Thursday 19 January 2016, 6–9pm

 

Lubaina Himid was a pioneer of the Black Arts Movement in Britain in the 1980s, which offered a forum for black artists exploring the social and political issues surrounding black history and identity.

 

Spike Island’s exhibition — a collaboration with Modern Art Oxford and Nottingham Contemporary — focuses on migration, labour and creativity, longstanding concerns for Himid. Anchored by Naming the Money (2004), a spectacular installation of 100 life-size, painted figures that has been shown only once before in its entirety, the presentation brings into dialogue major works from the past 20 years, honing in on Himid’s theatrical use of cut-outs, colour and pattern.

 

Lubaina Himid’s exhibition is supported by Arts Council England Strategic Touring fund. Alongside the exhibition at Spike Island, Himid’s work is also presented at Modern Art Oxford and Nottingham Contemporary. Works from the exhibitions will later tour to firstsite, Colchester and Harris Museum and Art Gallery, Preston.

 

Lubaina Himid (b. 1954, Zanzibar, Tanzania) lives and works in Preston, Lancashire.

Plus d’informations: http://www.spikeisland.org.uk/events/exhibitions/lubaina-himid-2017/

Exposition « EXCUSEZ-MOI DE VOUS AVOIR DÉRANGÉS » à l’espace KHIASMA (Les Lilas)

Quelle est cette figure intempestive qui vient ennuyer le jour ? Qui surgit de l’ombre pour semer la discorde et déranger les endormis ? Qui veille la nuit et déchire les calendriers, invente des mots, refait les batailles dans d’autres lieux ? Qui imite les bêtes sauvages ? Qui parle trop fort et pose son visage sale sur les fenêtres de la demeure du maître? Qui bouscule l’Histoire et s’amuse de chapitres ignorés? Qui êtes vous messieurs dames pour me parler comme ça ? Aimez les mauvaises compagnies et les huiles sur le feu, aimez les continents ainsi déposés en désordre sur un flot de pétrole, aimez et sortez de votre corps, amis, ennemis, aimez sans fin !

 

Autour de la figure de Donna Haraway et du film que lui consacre Fabrizio Terranova, Excusez-moi de vous avoir dérangés tisse dans un jeu de ficelle l’espace de nouveaux récits au travers des voix de narrateurs qui interrompent le flux de l’histoire, dérangent l’ordre des choses et les hiérarchies de la parole. Trouble-fêtes qui s’autorisent à tresser le temps, à mastiquer le passé, à trafiquer le futur dans le présent de corps vibrants, hybrides et dérangeants, traversés par les paradoxes d’une histoire commune et d’un futur qui se devra de l’être.

 

Commissariat, textes et scénographies : Olivier Marboeuf
Vernissage : jeudi 20 octobre à 18H30

Avec le soutien de Spectre Productions, Graphoui Asbl et le Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles (CBA)

 

 

Exposition ouverte du mercredi au samedi de 15h à 20h
(Fermé le 11 novembre)
Visite commentée tous les samedis à 16H30
Entrée Libre

 

Derniers rendez-vous dans le cadre de l’exposition :
Samedi 3 décembre, 16h30 : Visite avec Ana Vaz

Lundi 5 décembre, 20h : Lundi de Phantom avec Ana Vaz
Samedi 10 décembre, 16h30 : Visite avec Fabrizio Terranova
Lundi 12 décembre, 20h : Lundi de Phantom avec Kantuta Quiros et Aliocha Imhoff Samedi 17 décembre, 18h : Finissage

ESPACE KHIASMA

15 rue Chassagnolle 93260 Les Lilas
Métro 11 : Porte ou Mairie des Lilas
Tram T3 : station Adrienne Bolland

Lien: http://www.khiasma.net/exposition/excusez-moi-de-vous-avoir-deranges/

Exposition « Not Ready To Make Nice GUERRILLA GIRLS 1985-2016 » au FRAC LORRAINE

Not Ready To Make Nice GUERRILLA GIRLS 1985-2016

Commissaire : Xabier Arakistain

Jusqu’au 19 février 2017

 

guerrilla

 

Lien: http://www.fraclorraine.org/explorez/artsvisuels/504

 

Cet automne, le souffle inquisiteur des Guerrilla Girls déferle sur le Grand Est ! Plus actif que jamais, toujours aussi politiquement incorrect, le collectif américain investit les espaces du 49 Nord 6 Est lors d’un parcours orchestré par Xabier Arakistain, défenseur avéré de la cause féministe. Not ready to make nice ! Tout est dit dans le titre de cette exposition qui retrace 30 ans d’insurrection artistique.

 

Face à l’absence de parité dans les musées internationaux – qu’elle soit de genre, de race ou de classe – les Guerrilla Girls prennent les armes ! Se faisant la « conscience du monde de l’art », anonymes sous leurs masques de gorille, ces activistes n’ont de cesse de dénoncer toutes les formes de discrimination. Véritables robin.e.s des bois du XXIème siècle, les Guerrilla Girls continuent d’agiter la sphère culturelle avec leurs célèbres posters et leurs actions à l’humour mordant et provocateur. Un combat à rallier de toute urgence.

 

Workshop d’actions créatives, stage d’auto-défense, rencontres entre art et activisme, rejoignez-nous au 49 Nord 6 Est. Et telles les Guerrilla Girls, devenez vous aussi de super héro.ïne.s, que vous portiez (ou pas) le collant avec grâce !

 

 

LES GUERRILLA GIRLS

 

Guerrilla Girls est un collectif d’artistes anonymes fondé en 1985. Déterminées à mettre l’accent sur la dimension politique de leur travail et à dénoncer l’oubli systématique des femmes dans les sociétés contemporaines, les Guerrilla Girls ont décidé de garder l’anonymat en portant des masques de gorille et en prenant les noms d’illustres artistes femmes décédées. Le collectif utilise les faits, l’humour et des visuels qui frappent les esprits pour exposer au grand jour les préjugés ethniques et de genre, ainsi que la corruption ­­présente en politique, dans l’art, les films et la pop culture. Elles ébranlent l’idée d’une histoire dominante en révélant les récits cachés, le sous-texte, les laissés-pour-compte, et tout ce qui est purement scandaleux ! Elles croient en un féminisme intersectionnel qui combat la discrimination et défend les droits humains de tous les peuples et de tous les genres. Le groupe a développé plus de 100 projets, posters, stickers et actions dans l’espace public à travers le monde, notamment dans les villes de New York, Los Angeles, Minneapolis, Mexico City, Istanbul, Londres, Bilbao, Rotterdam et Shanghai, pour n’en citer que quelques unes. Les Guerrilla Girls investissent également les musées pour dénoncer leurs pratiques discriminantes directement sur leurs propres murs. Par exemple sur la façade du Whitney Museum à New York (2015) avec une projection lumineuse autour des inégalités de revenus ou encore à travers leur projet pour la Biennale de Venise en 2005. Des rétrospectives leur ont été consacrées à Bilbao et à Madrid (Guerrilla Girls 1985–2015). Elles ont également réalisé un grand nombre de projets spécifiques tels que Is it even worse in Europe? (2016–2017) à la Whitechapel Gallery ou leur projet participatif sur toute une semaine à la Tate Modern de Londres (2016). Sans oublier leur première exposition individuelle d’envergure dans une institution française, au 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine à Metz (2016–2017), une occasion unique de découvrir la quasi totalité des posters des Guerrilla Girls issus de sa collection.

 

 

NOTE D’INTENTION DU COMMISSAIRE XABIER ARAKISTAIN

 

Au croisement entre l’art et l’activisme, les Guerrilla Girls sont des figures de proue du mouvement de l’art féministe d’aujourd’hui. Ce mouvement a pris pour cible des fictions qui posent problème, telles que celles de « génie artistique », de « chef-d’œuvre », fictions entretenant l’idée (qui perdure depuis le XIXème siècle) d’un art indépendant de son contexte historique et social. Le collectif d’artistes des Guerrilla Girls s’est formé en opposition au milieu des années 80, lorsque l’avancée du néolibéralisme remettait ces fictions au goût du jour. Les membres du groupe dissimulent leurs visages sous des masques de gorille et choisissent pour pseudonymes des noms d’artistes femmes emblématiques décédées. Tout en gardant l’anonymat, elles mettent l’accent sur la dimension politique de l’art et dénoncent la manière dont les femmes sont systématiquement négligées dans la société contemporaine.
Le travail des Guerrilla Girls, autoproclamées « conscience du monde de l’art », marque un tournant dans la pratique artistique féministe, cela pour deux raisons : En premier lieu, leur approche de la discrimination sexuelle que générée et perpétuée par l’art est un tournant discursif dans les stratégies de l’art féministe. Les Guerrilla Girls sont les premières à offrir une vue d’ensemble des processus qui consolident le sexisme en art, à différents niveaux, sans pour autant ignorer le lien entre ces processus et les autres institutions et sphères sociales. Les posters emblématiques des Guerrilla Girls sont immédiatement identifiables par le langage des statistiques qu’elles utilisent, afin de dire la place des femmes dans l’art et autres domaines : ainsi est soulignée l’incapacité dramatique des sociétés démocratiques à tenir leur promesse d’instaurer l’égalité entre les sexes. Ces posters constituent également la base des activités du collectif, celles-ci allant de l’affichage dans des lieux publics (notamment sur les portes des galeries d’art à New York), à diverses actions dans les musées et autres institutions culturelles et sociales.
En second lieu, la popularité du groupe, à la fin des années 80, a marqué une transition avec la première étape importante de l’art féministe, mouvement qui a vu le jour de part et d’autre de l’Atlantique dans le sillage du féminisme de la fin des années 60. Les posters des Guerrilla Girls, leurs publications et activités portent la marque de cet héritage, et font appel à la connaissance du féminisme comme à un cadre conceptuel permettant une compréhension aiguisée du monde. Avant tout, les Guerrilla Girls nous rappellent que les buts politiques du mouvement féministe de la fin des années 60 sont encore à atteindre, et leur travail nous encourage à continuer la lutte.

 

Xabier Arakistain (Madrid, 1966) est commissaire féministe. Il vit à Bilbao (ES).
Il a incorporé la catégorie du sexe comme critère curatorial dès sa première exposition, Trans Sexual Express (Bilbao Arte 1999). De 2001 à 2013, Arakistain a introduit la parité de genre dans le programme d’expositions de la Fundacion Bilbao Arte Fundazioa, et de 2003 à 2006 il a mené les tables rondes sur art et féminisme dans les « Rencontres d’Experts » à la foire de ARCO Madrid. En 2005 il a impulsé le Manifiesto ARCO’05, qui demandait aux administrations publiques d’adopter des mesures concrètes pour favoriser l’égalité entre les sexes dans le champs de l’art, initiative qui inspira l’article 26 de la Loi Organique pour l’Egalité Effective entre femmes et hommes. Entre 2007 et 2011 Xabier Arakistain a dirigé le Centre Cultural Montehermoso Kulturunea, Vitoria-Gasteiz (ES). Sous son impulsion, le Centre est devenu pionnier dans le développement et l’application des politiques féministes dans les domaines de l’art, de la pensée et de la culture contemporaine. En 2008, face aux obstacles dans la transmission de la connaissance féministe entre les générations et préoccupé par la rareté des traductions de textes féministes, il a mis en place, avec l’anthropologue féministe Lourdes Méndez, un séminaire annuel autour de la thématique : « Production artistique et théorie féministe de l’art. Nouveaux débats ». Ce cycle est accueilli depuis 2012 à Azkuna Zentroa, Bilbao et se poursuit sous le titre « Perspectives féministes dans les productions artistiques et les théories de l’art ». Xabier Arakistain a récemment été le commissaire de l’exposition de Why Not Judy Chicago? (CAPC, Bordeaux 2016 & Azkuna Zentroa 2015) et de plusieurs rétrospectives consacrées aux Guerrilla Girls (Matadero, Madrid 2015 & AlhóndigaBilbao 2013), ainsi qu’à l’artiste britannique Leigh Bowery (Museu Textil y de la Indumentaria de Barcelona 2004 and BilbaoArte 2002) mais aussi des expositions Kiss Kiss Bang Bang, 86 steps in 45 years of Art and Feminism (Museo de BBAA, Bilbao 2007), Para todos los públicos (Sale Rekalde, Bilbao 2006) et Switch on the Power (MARCO Vigo ; C.C Montehermoso, Vitoria-Gasteiz ; CAM Gran Canaria).

 

 

FRAC LORRAINE

1 Bis Rue des Trinitaires, 57000 Metz, France

« What Language Do You Speak Stranger? »: Exposition de l’artiste franco-algérienne Katia Kameli à Londres

Lien: http://mosaicrooms.org/event/katia-kameli/

Du 16 septembre 2016 au 3 décembre 2016

Ouvert du Mardi au Samedi de 11h à 18h. Entrée libre.

katia-kameli

The Mosaic Rooms present the first UK solo exhibition of French-Algerian artist Katia Kameli. Drawing together both new and recent work, it takes the audience on a journey through the power of storytelling, questioning ideas of historical authenticity and national identity.  The exhibition is staged at a time when such questions of selfhood, history and nation are particularly resonant.

The exhibition, which feature films and an installation, will present some of the artist’s central concerns: issues of dual identities, multiplicity, and the potential for residing in this ‘in-between’ space.

The installation Stream of Stories is the first part of an ongoing body of work in which Kameli interrogates the origins of a classic French collection of fables. It features masks of the fables’ animal characters and video of interviews with translators and historians, meticulously tracing the journey of this narrative from its Indian origins and its transformation through the act of translation, both literal and cultural.

 

The Storyteller, commissioned for the 2012 Marrakech Biennale, is a video installation set in Morocco. Here, the visitor becomes the audience in Al-Halqa, the traditional storytellers circle, watching the performance of a professional storyteller the artist met in Marrakech. The story he tells has an unexpected source, not passed down through oral tradition, it is drawn from a 1964 Bollywood movie, Dosti. For Kameli, the piece represents historical narrative and identity, both of which are constantly shifting and being rewritten.

 

In The Algerian Novel, the street is the stage for a different kind of storytelling. Seen by Kameli as ‘an immersion into Algeria’s history’ this documentary film looks at a street stall in Algiers, where a father and son sell postcards and reproductions of archival photographs.  We watch customers peruse the collections and hear inhabitants of Algiers, students, historians and writers, reflect on the significance of the images to the history of their country.

 

In this exhibition Kameli invites us to reflect on the stories we are told, the voices who tell them and how narratives of national identity are taught.

 

About the artist:
Katia Kameli, born in 1973 in France, has exhibited widely internationally in both solo and group shows. These include Centre Pompidou, Paris (2016); Mucem, Marseille (2016); Galerie du Jour, Paris (2015); Taymour Grahne Gallery, New York (2014); Bozar, Bruxelles (2014); Lubumbashi Biennale, Congo (2013); Gulbekian, Portugal (2013); Museum of Marseille (2013); Dakar Biennale (2012); Marrakech Biennale (2012); Bamako Biennale, Mali (2011).

Contact: press@mosaicrooms.org or + 44 207 370 9990.

Storyteller crop

Film still from The Storyteller by Katia Kameli

Rétrospective de l’artiste féministe et écologiste Monica Ross à Londres du 16 novembre au 16 décembre (Chelsea Space)

Texte copié du site web: http://www.chelseaspace.org/archive/ross-info.html

 

 

British artist Monica Ross died in 2013 leaving an influential 40-year body of pioneering, socially-engaged, feminist and performative art practice that has profound significance for contemporary art and society.

 

This exhibition presents archival material and works from 1970-2013 including early feminist collaborative works, drawings made at Greenham Common in the 1980s, poster designs for the anti-nuclear movement, works relating to the writings of Walter Benjamin and documentation from the 60 performances of Anniversary-an act of memory, solo, collective and multi-lingual recitations from memory of the Universal Declaration of Human Rights (2008-13) which concluded with a final collaborative performance at the UN in Geneva on the day of Ross’ death.

 

A monograph on the artist, published by Sternberg, will be launched at the exhibition.

 

Monica Ross (1950-2013) was an artist who worked with video, drawing, installation, text and performance who first came to prominence as a Feminist artist and organiser. Ross was co-responsible for collective initiatives such as the seminal Women’s Postal Art Event (Feministo: Representations of the Artist as Housewife, ICA, London, 1977, Kunstlerinnen International 1877-1977, Schloss Charlottenberg, Berlin, 1977) and the touring project Fenix with Kate Walker and Sue Richardson. Both projects made visible the conditions and constraints of the working class female artist with Fenix (1978-80) making studio practice public by appropriating galleries as workspaces. Fenix was included in the group exhibition Issue, curated by Lucy Lippard and Margaret Harrison at the ICA, London in 1980. Ross then co-established the Sister Seven group which operated as a national network for the distribution of poster art and performances in church halls, libraries, on the streets and at peace camps including Greenham Common.

 

Monica Ross curated exhibitions, published critical essays and text works and was Senior Lecturer in Fine Art at Saint Martins School of Art (now Central Saint Martins), London 1985-1990, later becoming leader of the innovative Critical Fine Art Practice course from 1990 – 1998. Ross was Guest Professor at Institut für Kunst in Kontext, Universität der Künste, Berlin 2004, and an AHRB Research Fellow in Fine Art at the University of Newcastle 2001-2004. In 2008, to mark the 60th anniversary of the Universal Declaration of Human Rights, Ross performed the first of 60 recitations in her series Anniversary – an act of memory: solo, collective and multi-lingual recitations from memory of the Universal Declaration of Human Rights.

 

In 2014 the British Library acquired the digital archive of Monica Ross into their collection. The archive documents Monica Ross’s early work from the 1970s through to Anniversary – an act of memory (2008- 2013), a performance series in 60 acts of solo, collective and multilingual recitations from memory of the entire Universal Declaration of Human Rights (UDHR).

 

 

CHELSEA SPACE

16 John Islip St, Westminster,

London SW1P 4JU


En collaboration avec