Archives de catégorie : Exposition

« 11 Female Abstract Expressionists You Should Know, from Joan Mitchell to Alma Thomas » : à lire sur Artsy.net

11 Female Abstract Expressionists You Should Know, from Joan Mitchell to Alma Thomas

Abstract Expressionism is largely remembered as a movement defined by the paint-slinging, hard-drinking machismo of its poster boys Jackson Pollock and Willem de Kooning. But the women who helped develop and push the style forward have largely fallen out of the art-historical spotlight, marginalized during their careers (and now in history books) as students, disciples, or wives of the their more-famous male counterparts rather than pioneers in their own right. (An exception is Helen Frankenthaler, whose transcendent oeuvre is often the only female practice referred to in scholarship and exhibitions around action painting.)

Even when these artists were invited into the members- and male-only Eighth Street Club to discuss abstraction and its ability to channel emotional states—as was the case with Perle Fine, Joan Mitchell, and Mary Abbott—their work rarely sold as well or was written about as widely or favorably. And these women received far fewer solo exhibitions than their male contemporaries. Some even changed their names, like Michael West, in an effort to combat the era’s sexism, or incorporated into their work tacit challenges to the status quo, as Elaine de Kooning did in her “Faceless Men” series.

Now in a long-overdue exhibition at the Denver Art Museum, a sizable, boundary-pushing group of female Abstract Expressionists are finally getting their due. Below, we spotlight some of the most innovative practitioners (admittedly, there are many more than 11).

(…)

Lire la suite: https://www.artsy.net/article/artsy-editorial-11-female-abstract-expressionists-who-are-not-helen-frankenthaler

YAEL BARTANA. TREMBLING TIMES : Première exposition personnelle de Yael Bartana en Suisse, au Musée Cantonal des Beaux Arts de Lausanne jusqu’au 20 août 2017

« Mary Koszmary (Nightmares) », 2007, vidéo-still, courtoisie Annet Gelink Gallery, Amsterdam et Foksal Gallery Foundation, Varsovie

« Zamach (Assassination) », 2011, vidéo-still. Courtoisie Annet Gelink Gallery, Amsterdam, et Sommer Contemporary Art, Tel Aviv.

 

YAEL BARTANA.
TREMBLING TIMES

Du 19 mai au 20 août 2017

 

 

Trembling Times, première exposition personnelle de l’artiste en Suisse, s’articule autour de la trilogie And Europe Will Be Stunned, et met en lumière les tensions qui traversent tout l’œuvre de l’artiste : entre réalité et fiction, pathos et ironie, espoir et désespoir, retour et départ, nostalgie et quête de rupture avec le passé.

Née en 1970 à Kfar Yehezkel, en Israël, Yael Bartana partage aujourd’hui son temps entre Tel Aviv, Amsterdam et Berlin. Dans des œuvres qui oscillent entre pratique documentaire et constructions fictionnelles d’évènements historiques, voire d’utopies politiques, l’artiste s’intéresse aux rituels et aux cérémonies à travers lesquels se construisent et s’affirment les notions de patrie et d’appartenance à un lieu, une terre, une nation.

L’exposition lausannoise s’articule autour de la trilogie And Europe Will Be Stunned (2007-2011), avec laquelle l’artiste a représenté la Pologne à la 54e Biennale de Venise, un projet sur l’histoire des relations judéo-polonaises et son influence sur l’identité polonaise. Une inquiétante étrangeté se dégage de ces œuvres – réalité et fiction se mêlent pour renvoyer aux démons bien réels de l’histoire et à ses ramifications contemporaines. Construites comme des films de propagande d’une grande poésie et d’une grande force, ces œuvres offrent des pistes inédites pour penser le monde autrement, voire le changer. Comme le dit l’artiste, «Quand les gens me demandent si j’entrerais en politique, je réponds que non. Parce que cela bloque vraiment l’imagination. Cela ne laisse nulle part où aller. C’est cela la force de l’art: nous pouvons imaginer ce que la politique ne peut pas imaginer.»

Ces dernières années, Yael Bartana a réalisé plusieurs longs métrages dont certains seront présentés à Lausanne. Parmi ces derniers, True Finn (2014), une réflexion sur la construction de l’identité nationale, ses mécanismes d’exclusion et d’inclusion, à travers les récits de ses habitants.

Guide de l’exposition en téléchargement

TARIF

Entrée libre

ADRESSE

Musée cantonal des Beaux-Arts / Lausanne

Palais de Rumine, C.P.
Place de la Riponne 6
CH – 1014 Lausanne

Tél: +41 21 316 34 45
Fax +41 21 316 34 46
Courriel: info.beaux-arts(at)vd.ch

 

 

Lien: http://www.mcba.ch/expositions/en-cours/

Saturnium de SMITH & Hoang au Palais de Tokyo : vernissage le 12 juin dans le cadre de l’exposition « Le rêve des formes »

 

SMITH, photographe et cinéaste, et Antonin-Tri Hoang, musicien, sont les lauréats de la deuxième édition du Prix Swiss Life à 4 Mains.

 

“À quoi rêvent les particules atomiques ? Quelle est la forme de la désintégration ? Quel est le langage de la morphogenèse ?” Ces questions laissées sans réponse, formulées de concert par SMITH & Hoang, résonnent comme l’écho de percussions lointaines, et constituent le bruit blanc d’un projet à quatre mains qui mêle fiction, recherches scientifiques et expérimentations techniques. Leur création #SATURNIUM, variation onirique sur les mutations de la matière et du temps, est présentée cet été au Palais de Tokyo dans le cadre de l’exposition « Le Rêve des Formes » qui célèbre les 20 ans de Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains, commissariée par Alain Fleischer & Claire Moulène.


L’installation sera révélée au cours du vernissage qui se tiendra le 12 juin prochain. Entrée libre à partir de 20h.

 

+ #SATURNIUM permet de penser, de travailler, d’explorer, en images et en musiques, la possibilité de la catastrophe, l’apocalypse nucléaire, le changement d’époque, et la pensée poétique, onirique, de la forme des prémices d’un nouveau monde auquel il est permis de rêver. +

En savoir plus sur l’exposition « Le Rêve des Formes » : http://www.palaisdetokyo.com/fr/evenement/le-reve-des-formes

Pour connaître l’actualité du Prix Swiss Life à 4 Mains, suivez notre page officielle => https://www.facebook.com/Prix.Swiss.Life.4mains


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Le Prix Swiss Life à 4 mains est une initiative artistique développée par laFondation Swiss Life depuis 2014. Destiné à révéler des artistes encore peu connus, le Prix invite, tous les deux ans, un compositeur et un photographe à imaginer une création croisée pour un projet original commun.

 

Lien Facebook: http://bit.ly/2sduFNC

Taloi Havini au Palais de Tokyo du 14 juin au 10 septembre

 

Taloi Havini

Habitat

Résidente Pavillon Neuflize OBC 2017

 

Invitée à réaliser sa première exposition personnelle en France, Taloi Havini nous entraîne dans une exploration de l’une des plus grandes mines de cuivre à ciel ouvert du monde, aujourd’hui désaffectée. Exploitée de 1972 à 1989 par une entreprise australienne, la mine de Panguna, située sur l’île de Bougainville en Papouasie Nouvelle Guinée, est à l’origine d’une guerre civile meurtrière, ainsi que d’un désastre écologique ayant considérablement transformé le territoire et la vie de ses habitants. Elle est aujourd’hui encore au cœur de l’avenir politique de l’île natale de l’artiste, alors que s’intensifient les débats sur sa réouverture.

Débutant en caméra subjective sur un radeau se faufilant sur un étroit canal entouré par la végétation – en apparence luxuriante – des marais qui abritent des résidus toxiques, l’installation vidéo de Taloi Havini mêle ensuite des plans aériens de l’ensemble du site et des plans rapprochés sur des habitants cherchant de l’or dans cet écosystème dévasté. Par de constants changements d’échelle et de perspective, Habitat évoque aussi bien l’histoire humaine, politique et sociale que les conséquences écologiques et économiques liés à l’exploitation des ressources minières de l’île.

 

Exposition

Du 14/06/2017 au 10/09/2017

À découvrir de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi.

« Carol Rama: Antibodies » au New Museum de New York du 26 avril au 9 octobre 2017

Dorina (1940) fragment

 

“Carol Rama: Antibodies” is the first New York museum survey of the work of Italian artist Carol Rama (b. 1918, Turin, Italy–d. 2015, Turin, Italy) and the largest presentation of her work in the US to date.

While Rama has been largely overlooked in contemporary art discourses, her work has proven prescient and influential for many artists working today, attaining cult status and attracting renewed interest in recent years. Rama’s exhibition at the New Museum will bring together over 150 of her paintings, objects, and works on paper, highlighting her consistent fascination with the representation of the body. Seen together, these works present a rare opportunity to examine the ways in which Rama’s fantastical anatomies opposed the political ideology of her time and continue to speak to ideas of desire, sacrifice, repression, and liberation. “Carol Rama: Antibodies” celebrates the independence and eccentricity of this legendary artist whose work spanned half a century of contemporary art history and anticipated debates on sexuality, gender, and representation. Encompassing her entire career, the exhibition traces the development from her early erotic, harrowing depictions of “bodies without organs” through later works that invoke innards, fluids, and limbs—a miniature theater of cruelty in which metaphors of contagion and madness counteract every accepted norm. The exhibition is curated by Helga Christoffersen, Assistant Curator, and Massimiliano Gioni, Edlis Neeson Artistic Director, and is accompanied by a fully illustrated publication.

 

Lien: http://www.newmuseum.org/exhibitions/view/carol-rama-antibodies

« Show Me Your Archive and I Will Tell You Who is in Power » : exposition du 28 avril au 16 juin à Gand – Belgique

 

SHOW ME YOUR ARCHIVE AND I WILL TELL YOU WHO IS IN POWER
27.04.17 – 16.06.17
exhibition & public program

OPENING EVENT: 27.04.17, 19:00
OPENING EXHBITION: 28.04.17, 20:00
EXHIBITION: 29.04.17 – 16.06.17
PUBLIC PROGRAM: 27.04.17 – 16.06.17

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EXHBITION:
« Show Me Your Archive and I Will Tell You Who is in Power » combines an exhibition with a public program of lectures, panel discussions, performances and screenings to present stories from the history of feminist struggle. Issues of race, gender and class are covered from an approach that works to bring to the fore the combinations of discriminatory practices and the dynamics they engender. The project wishes to extend its scope beyond Western, white feminism and to trace the beginnings of a transnational and intersectional perspective in Belgian feminism and beyond.

Participating artists: Marwa Arsanios, Saddie Choua, Amandine Gay, Kapwani Kiwanga, Ato Malinda, Eva Olthof and Study Group for Solidarity and TransActions.
Including documents and testimonials from public archives Amsab-Instituut voor Sociale Geschiedenis and AVG-Carhif asbl-vzw and accompanying contributions by Evelyne Axell, Françoise Dasques and Nicole Van Goethem.

« Show Me Your Archive and I Will Tell You Who is in Power » is curated by Nataša Petrešin-Bachelez and Wim Waelput and organized by KIOSK and KASK / School of Arts Ghent in the context of « The Uses of Art – The Legacy of 1848 and 1989 », a project initiated by the museum confederation L’Internationale.

OPENING EVENT 27.04.17:
19:00 : « La conférence des femmes, Naïrobi ’85 », screening of the documentary film about FORUM ’85 by Françoise Dasques.
20:30: Conversation between Paola Bacchetta (professor of Gender and Women’s Studies, University of California, Berkeley) and French political scientist Françoise Vergès.

OTHER PUBLIC PROGRAM EVENTS:
www.kiosk.art/showmeyourarchive

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Opening hours during the exhibition:
Mo – Fri: 14:00 – 18:00
Sa – Su: 11:00 – 18:00

ALICIA REYES MCNAMARA: NOWHERE ELSE // South London Gallery 7 avril – 11 juin

Image Alicia Reyes McNamara

 

Following six months as the South London Gallery’s Graduate-in-Residence in the Outset Artists’ Flat, Alicia Reyes McNamara presents her first solo show in a public institution. Reyes McNamara’s work aims to challenge incomplete identities constructed by two-dimensional ideas of Latino culture. Her work translates the Mexican American or Chicana identity through her explorations of language as a territory and space to challenge ideas of authenticity within a diaspora.

Combining sculpture, painting and video work in the exhibition, Reyes McNamara investigates key texts by Mexican American theorist Gloria E. Anzaldúa, Dominican American writer Junot Díaz, and Cuban American poet Gustavo Pérez Firmat. Exploring the the notion of bilingual and bicultural existence, Reyes McNamara refers to the concept of an ‘in-between’ space where identity is fluid and where two cultures and their languages intersect.

Supported by Artists Studio Company (ASC)



Biography

Alicia Reyes McNamara recently received her MFA from the University of Oxford’s Ruskin School of Art, after completing her BFA at California College of the Arts. Her work was included in the Bloomberg New Contemporaries exhibition at the Bluecoat and ICA in 2016.

 

Lien: http://www.southlondongallery.org/page/144/Alicia-Reyes-McNamara-Nowhere-Else/1250

Derniers jours de l’exposition « CHANTAL AKERMAN – MANIAC SHADOWS » à La Ferme du Buisson (Noisiel)

Chantal Akerman – Saute ma ville, 1968

 

« Auteure de films inoubliables, Chantal Akerman est une artiste et cinéaste majeure de ces 40 dernières années. Cette exposition-hommage met en regard films historiques et installations récentes pour témoigner de son influence sur l’art contemporain.

Chantal Akerman est internationalement reconnue comme l’un des cinéastes les plus importantes de l’histoire. Pendant 40 ans, elle a navigué librement dans le champ du cinéma : du long métrage de fiction au documentaire, de la comédie au drame, en passant par l’installation vidéo. Si son influence sur les réalisateurs les plus renommés n’est plus à démontrer, l’héritage de son travail dans les arts plastiques est moins connu et tout aussi important.

A travers ses nombreux projets, Akerman a ouvert une brèche entre réalité et fiction, film narratif et expérimental, histoire et mémoire que les artistes explorent de plus en plus. Son approche singulière des questions de frontières, de déplacement, de racisme, d’identité, de relation entre espace personnel et public, convoquant une réinvention des possibilités de l’image cinématographique, du regard, de l’espace et de la performance, a été déterminante pour l’évolution des arts visuels.

Le centre d’art présente l’une de ses toutes dernières installations vidéo multi-écrans. Sur des images filmées, partiellement en direct, dans ou depuis ses appartements à Paris, Bruxelles ou New York, entre ici et là-bas, intérieur et extérieur, on l’entend lire des lettres à sa mère où elle contemple sa vie et le monde. Si proche et pourtant si lointaine… Maniac Shadows constitue le cœur de cette exposition qui témoigne de l’extraordinaire actualité de ce travail et de l’influence majeure qu’il exerce aujourd’hui sur une grande variété de pratiques artistiques contemporaines. »

 

Lien: http://seine-et-marne.fr/…/P…/CHANTAL-AKERMAN-MANIAC-SHADOWS

Exposition « Making Jamaica: Photography from the 1890s » à Londres

Crossing a River, Jamaica, James Valentine & Sons, 1891. Courtesy Caribbean Photo Archive

Lien: http://autograph-abp.co.uk/exhibitions/making-jamaica

24 FEBRUARY – 22 APRIL 2017

RIVINGTON PLACE

LONDON, UK

Free exhibition

• Experience an archive of photographs from 19th century Jamaica

• More than 70 historic images on display

Making Jamaica also includes new work by contemporary artist Ingrid Pollard

 

This exhibition uncovers the history of how the image of modern Jamaica as a tourist destination – and tropical commodity – was created through photography.

 

Exhibition opening Thursday 23 February, 6:30 – 8:30pm

 

From the 1890s onwards, domestic and international firms photographed the people, architecture and landscape of Jamaica. Many of these original Victorian prints and lantern slides have never been shown in the UK.

 

The photographs in Making Jamaica have been selected from Patrick Montgomery’s Caribbean Photo Archive. Five large hand-tinted photographs by Ingrid Pollard will respond to the archive, a commission marking the 30th anniversary of her landmark project Pastoral Interludes (1987).

 

Curated by Mark Sealy and Renée Mussai of Autograph ABP.

 

ADDITIONAL INFO

Address
Autograph ABP, Rivington Place, EC2A 3BA.

View on Google Maps >

The entrance is on the side of the building.

 

We are located in the heart of Shoreditch, a short walk from Old Street, Liverpool Street and Shoreditch High Street stations.
Buses: 26, 43, 48, 55, 67, 149, 205, 242 and 271

 

Gallery opening times
Tues, Wed, Fri 11am – 6pm
Thurs 11am – 9pm,
Sat 12 – 6pm
The gallery is closed on Sundays, Mondays and Public Holidays

 

Accessibility
Rivington Place is fully accessible.

Children are welcome to the gallery with an adult.

Vernissage de l’exposition « HERstory – des archives à l’heure des postféminismes » et interventions de Béatrice Cussol, Julien Creuzet et Hélène Delprat le Samedi 21 janvier à Malakoff

HERstory – des archives à l’heure des postféminismes

 

Du 21 janvier au 19 mars 2017
Vernissage samedi 21 janvier à partir de 18h



La maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff, présente du 21 janvier au 19 mars 2017, l’exposition HERstory – des archives à l’heure des postféministes, proposée par  l’historienne d’art et commissaire d’exposition, Julie Crenn et l’artiste, Pascal Lièvre.

HERstory, définie comme une exposition d’archives, fait entendre les voix de féministes, hommes, femmes ou transgenres du monde entier. Au total vingt-six vidéos, parmi lesquels des extraits de conférences, des chansons ou encore des clips militants, récoltées sur internet. À l’étage, plus d’une centaine d’ouvrages transmis généreusement par des éditeurs désireux de participer au projet sont mis à la disposition du public. Ces livres rejoindront à l’issue de l’exposition, le fond d’ouvrages de la Médiathèque de Malakoff. Chaque samedi, les protagonistes de l’exposition Julie Crenn et Pascal Lièvre reçoivent et interviewent des artistes, hommes et femmes, au centre d’art, filmés et diffusés ensuite sur internet. Le public invité à assister aux prises de parole, peut prendre part aux discussions et débats soulevés lors des rencontres. Ce projet, propose d’offrir une plateforme de recherches ouvertes, visant à rendre sensible les différents courants de pensée liés aux féminismes, non comme une somme mais comme un « work in progress » en perpétuel mutation.
vidéos
Chimamanda Ngozi Adichie, Michael Kimmel, Alice Dreger, Cleopatra Kambugu, Starhawk, Kimberlé Williams Crenshaw, Feminist Five, Laboria Cuboniks, Nadya Tolokonnikova, Sampat Pal Devi, Paul B.Preciado, Ye Haiyan, Ai Xiaoming, Julieta Paredes, Martha Sanchez Nestor, Paola Bacchetta, Jessica Yee, Zahra Ali, Raewyn Connell, Mona Eltahawy, Julia Serano, Candida Royalle, Carol Queen, Cordelia Fine, Alban Jacquemart,
Chandra Talpade Mohanty, Silvia Federici, Vincent Guillot, Ochy Curiel, Inter-ACT Youth.
interviews
Malala Andrialavidrazana, Giulia Andreani, Raphael Barontini, Laura Bottereau & Marine Fiquet, Halida Boughriet, Julien Creuzet, Béatrice Cussol, Gaël Davrinche, Hélène Delprat, Edi Dubien, Charlotte El Moussaed, Sylvie Fanchon, Esther Ferrer, Pélagie Gbaguidi, Delphine Gigoux Martin, Katia Kameli, La Cellule (Becquemin& Sagot), Iris Levasseur, Claude Lévêque, Pascal Lièvre,  Myriam Mechita, Annette Messager, Myriam Mihindou, Tania Mouraud, Frédéric Nauczyciel, ORLAN, Jeanne Susplugas, Apolonia Sokol, Agnès Thurnauer, Tsuneko Tanuichi, Erwan Venn, Adrien Vermont, Brigitte Zieger, Amina Zoubir.

 

Note de Julie Crenn et Pascal Lièvre :

 

Les postféminismes ont déconstruit le féminisme traditionnel  qui ne parlait pas des femmes mais de la femme comme une entité spécifique ; il ne rendait pas comptent de la diversité des statuts et des orientations sexuelles des femmes et hommes transgenres et cisgenres  et des personnes intersexes. Partout dans le monde, des féminismes s’affirment. Malgré l’accessibilité de leurs prises de paroles sur Internet leur portée n’est pas complètement effective parce qu’elles ne sont pas toutes traduites. La France accuse un retard considérable sur ces questions. Nous ne pouvons plus attendre. Si l’Histoire était repensée et réécrite selon ce point de vue inclusif,  quels en seraient les récits
? Si l’Histoire de l’Art avait été considérée de manière égalitaire entre les artistes, peu importe leur genre, quels en seraient les récits ? Nous avons choisi de contourner l’Histoire (History) pour en proposer de nouveaux récits, de nouvelles voix et de nouvelles archives : HERstory. Nous, artiste et historienne de l’art, souhaitons nous engager pour rendre visible, faire circuler et archiver les paroles féministes. L’art, territoire supposément inventif, subversif et progressiste, connaît, comme le reste de la société, un retard impossible à négliger. HERstory est espace de réfléxion queer féministe, un espace de paroles, d’échanges et fabrication d’archives.
Un espace où s’entrecroisent les paroles d’hommes et de femmes cisgenres, transgenres et intersexes pour en finir avec la trop simpliste binarité de genres.
En France, les résistances intellectuelles entravent les échos théoriques féministes et provoquent un retard depuis les années 1990. Le féminisme n’a pas bonne presse et les idées reçues perdurent : « on ne se maquille pas, on ne s’épile pas, on est toujours en colère, on a aucun sens de l’humour, on ne met pas de déodorant.» Grâce à Internet, les paroles et les écrits issus des différentes aires géographiques et culturelles sont accessibles, pourtant un problème de langage freine le développement théorique. HERStory se saisit de ce problème par un travail de traduction.
Au rez-de-chaussée du centre d’art, des écrans diffusent en permanence des extraits de conférences et de prises de paroles affirmant une pluralité des féminismes et une volonté de décloisonnement. Chandra Talpade Mohanty (Inde) évoque un féminisme transnational. Cordelia Fine (Canada) réfléchit à ce qu’elle nomme le neuroféminisme. Jessica Yee (Mohawk d’Akwesasne) nous parle d’une pensée féministe autochtone amérindienne. Ye Hayian, Ai Xiaoming et les Feminists Five nous informent de leur lutte pour leurs droits en Chine. Zahra Ali parle des enjeux du féminisme islamique en France et dans le monde. En créant la notion d’intersectionnalité, Kimberlé Williams Crenshaw pense de manière croisée les systèmes d’oppressions de classe, de race et de genre dans l’Amérique contemporaine.
Tous les discours sont traduits en français. À l’étage, les visiteurs ont accès à une bibliothèque féministe dont les ouvrages attestent d’une dynamique et d’un engagement critique global. À la fin de l’exposition, les ouvrages récoltés auprès des maisons d’édition seront confiés à la médiathèque de Malakoff, qui bénéficiera ainsi d’un fonds théorique dont les références proviendront des différents continents. Les vidéos et les livres invitent à élargir le cadre théorique des pensées féministes.
Au fil des jours, des femmes et des hommes artistes se joindront à nous pour discuter non seulement de leurs pratiques artistiques, mais aussi de leur position par rapport au féminisme.
Les échanges seront filmés et diffusés sur Internet. La création d’archives est en cours. HERstory est une invitation à voir, écouter, lire, informer, découvrir, échanger, rencontrer, proposer, débattre, interroger et s’ouvrir aux pensées postféministes. Des pensées extrêmement foisonnantes, qui, de jour en jour, s’étendent, se contredisent, se précisent et s’affinent. Des pensées qu’il est nécessaire de faire circuler pour générer une vision plurielle de nos sociétés.

 

Calendrier des interviews :
SAMEDI 21 JANVIER
14h / Béatrice Cussol
15h / Julien Creuzet
16h / Hélène Delprat

 

SAMEDI 28 JANVIER
14h / Erwan Venn
15h / Malala Andrialavidrazana
16h / Tania Mouraud
17h / Agnès Thurnauer

 

SAMEDI 4 FEVRIER
14h / Halida Boughriet
15h / Sylvie Fanchon
16h / Coraline de Chiara
17h / Giulia Andreani

 

SAMEDI 11 FEVRIER
14h / Pélagie Gbaguidi
15h / Laura Bottereau & Marine Fiquet
16h / Raphael Barontini
17h / Gaël Davrinche

 

SAMEDI 18 FEVRIER
14h / Tsuneko Tanuichi
15h / Frédéric Nauczyciel
16h / Katia Kameli
17h / Amina Zoubir

 

SAMEDI 25 FEVRIER
14h / La Cellule (Becquemin&Sagot)
15h / Charlotte El Moussaed
16h / Edi Dubien
17h / Claude Lévêque

 

SAMEDI 4 MARS
14h / Myriam Mihindou
15h / Myriam Mechita
16h / Esther Ferrer
17h / ORLAN

 

SAMEDI 11 MARS
14h / Adrien Vermont
15h / Brigitte Zieger
16h / Delphine Gigoux Martin
17h / Jeanne Susplugas

 

SAMEDI 18 MARS
14h / Pascal Lièvre
15h / Apolonia Sokol
16h / Annette Messager
17h / Iris Levasseur

Lien: http://maisondesarts.malakoff.fr/agenda/exposition/herstory-des-archives-a-lheure-des-postfeminismes/


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