Archives de catégorie : video

Entretien avec Sylvie Tissot pour la revue Regards: « Le terme « islamogauchiste » est une arme de délégitimation »

Sociologue, féministe, cofondatrice du collectif Les Mots sont importants, Sylvie Tissot revient sur les polémiques autour de la non-mixité et de l’homophobie, déplorant les conceptions de « l’antiracisme institutionnel » et du « féminisme blanc ».

Video à voir en cliquant sur ce lien: http://www.regards.fr/web/article/sylvie-tissot-le-terme-islamophobie-est-une-arme-de-delegitimation

« NURITH AVIV, FILIATIONS, LANGUES, LIEUX » – Centre Pompidou, 6-25 novembre

Nurith Aviv est une portraitiste errante, entre chef opératrice et réalisatrice, entre la France et Israël, entre le cinéma et la photographie, entre la fiction, le documentaire et le film expérimental. Elle se situe aussi entre la salle de cinéma, la télévision et le musée, puisque la première grande rétrospective de son travail documentaire a eu lieu au Jeu de Paume en septembre 2008.

Nurith Aviv a réalisé 10 documentaires. Elle est la première femme chef opératrice en France. Elle a fait l’image d’une centaine de films de fiction et documentaires avec entre autres Agnès Varda, Amos Gitaï, René Allio, Jacques Doillon…

 

Si Nurith Aviv parle quatre langues, elle utilise de plus nombreux langages cinématographiques, sur lesquels elle opère un travail de traductrice, quand elle fait d’un scénario des images, ou un travail de documentariste, lorsqu’elle se met à filmer la langue. Il faudrait ajouter que Nurith Aviv, en touchant à la langue, reste rarement éloignée de la littérature. Le 4 mai 2009, elle a d’ailleurs reçu le prix Edouard Glissant, remis pour la première fois à un cinéaste. Le Tout-Monde, titre du célèbre ouvrage du poète martiniquais, serait d’ailleurs une belle manière de nommer le travail de Nurith Aviv.

A l’invitation de la Bpi, Nurith Aviv a proposé de regrouper ses films à travers trois thématiques : filiations, langues, lieux.

 

Ses documentaires se mêleront aux films dont elle a fait l’image et ce panel d’une quarantaine de films formera une filmographie riche et dense où se croiseront les cinéastes Agnès Varda, Amos Gitai, René Feret, René Allio, Samir, Ruth Beckerman, Iris Schiller, Eyal Sivan, Edna Politi, Vivian Ostrovsky, Laurence Petit-Jouvet, Renaud et Hervé Cohen…Outre ses documentaires, elle a collaboré avec Paul Ouazan et a réalisé, pour le laboratoire de recherche d’Arte et l’émission Die Nacht, des petits films expérimentaux.

 

Un choix de films aimés s’ajoutera à cette filmographie, avec des films de Mania Akbari, Stan Neumann, Anri Sala, Hind Meddeb,…
Beaucoup de femmes derrière ou devant la caméra, essentiellement des cinéastes engagés, tous unis dans une ouverture à l’autre, un désir de tolérance et de compréhension du monde.

 

Certaines projections seront suivies de rencontres avec des invités, personnalités venus de tous horizons, écrivains, philosophes, psychanalystes, journalistes ….

 

Enfin, cette rétrospective sera l’occasion de présenter son dernier film en avant-première :
Poétique du cerveau. A partir de quelques photographies de ses archives personnelles, des souvenirs et des réflexions que ces images réveillent en elle, la cinéaste va à la rencontre de cinq chercheurs en neuroscience et d’un psychiatre-psychanalyste, pour les questionner sur des sujets tels que la mémoire, les neurones miroirs, le bilinguisme, la lecture, l’odeur, les traces de l’expérience… Il s’agit d’un jeu de va-et-vient entre le biographique et le biologique.

Contact : Florence Verdeille, Service Cinéma de la Bpi
01 44 78 44 52 / verdeille@bpi.fr

Cinéma 2, Cinéma 1, Petite salle – Centre Pompidou, Paris

4€ / TR 2€

Organisateur : Bibliothèque publique d’information / Comprendre, Service cinéma, F.Verdeille

Plus d’informations sur les séances: https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cqyBXzx/rEB4yaq

« Films Femmes Méditerranée – 10èmes rencontres » à Marseille du 6 au 18 octobre

 

 

marseille

 

 

LES RENCONTRES FILMS FEMMES MÉDITERRANÉE sont un rendez-vous unique en Europe par leur double caractère : cinéma au féminin, cinéma du Sud. Créée en 2006 à Marseille, l’Association FILMS FEMMES MÉDITERRANÉE a pour vocation de faire découvrir et apprécier les oeuvres des réalisatrices des deux rives de la Méditerranée.

 

Aujourd’hui, les 10è Rencontres (6 octobre – 25 octobre 2015) resteront fidèles à l’objectif du départ : mettre en lumière le travail en cinéma des femmes  d’une Méditerranée  ouverte au monde ; Un cinéma exigeant, fort d’une énergie remarquable où de mèlent le drame et la comédie , l’intime et l’histoire en mouvement.

 

Les Rencontres sont animées par une équipe de bénévoles , elles bénéficient de financement des collectivités locales et de  sponsors privés.

 

——

 

Films Femmes Méditerranée fête ses dix ans ! Dix ans depuis sa première programmation italienne « 8 films, 8 réalisatrices, 8 jours ».

Aujourd’hui, il s’agit de 42 films, une nuit du court-métrage, 30 invités dont 15 réalisatrices, 16 pays, 14 jours. Contre vents et marées, l’équipe a tenu bon, soutenue par un public passionné et diversifié, par des collectivités publiques et des mécènes privés.

 

Nous nous sommes ouvertes à d’autres rives, nous avons repoussé les frontières. Les échanges se sont enrichis, nourris par des débats, des tables rondes, autour de questionnements qui, terrible constatation, demeurent, s’aggravent et forcent à l’engagement.

La Méditerranée est devenue la scène de tous les enjeux d’une tragédie mondiale où les femmes paient le prix fort !

La programmation 2015 s’en fait l’écho. Ce qui vous sera raconté, ce sont des histoires dures mais pas désespérées, histoires de femmes et d’hommes qui ne renoncent pas. La vie est la plus forte !

 

Plus fort que le rejet de l’autre, le désir de fraternité, à Riace, en Calabre, qui revit grâce à l’accueil de migrants.

Plus fort que l’oppression patriarcale, la renaissance de Vierge sous serment.

Plus opiniâtre que les règles des religieux iraniens, la voix des femmes de No land’s song.

Plus tenace que le silence de la mort, la parole des vivants de Les Messagers ou de Todos están muertos.

 

Pour ses dix ans, FFM tient à le dire avec force : la vie est là.

Dans cette fratrie de Waiting for August, dans l’obstination de la jeune ouvrière de Until I lose my breath, de la bourgeoise déclassée de Ligne de crédit ou de la jeune chanteuse tunisienne de A peine j’ouvre les yeux, dans l’engouement des Méditerranéennes pour les séries turques à succès.

Dans ce contexte de résistance et de passion s’inscrit naturellement notre hommage à Delphine Seyrig , réalisatrice, actrice dont l’intelligence et l’humour se sont conjugués avec le féminisme et l’amour du cinéma.

Saluez avec nous cet optimisme, et venez nombreux nous rejoindre pour ce dixième anniversaire de Films Femmes Méditerranée.

 

POUR LE PROGRAMME ET PLUS D’INFORMATIONS: http://www.films-femmes-med.org/

« Dyke 88 l San Francisco » : un projet de documentaire sur la scène lesbienne des années 1980 à San Francisco à soutenir en ligne

 

 

DYKE ’88 | San Francisco

A feature length documentary by Lulu Belliveau

@dyke88_SF

1988 was the year the San Francisco dyke scene exploded.

 

This was our city, these are our stories. It’s time to tell them.

 

In the late 80’s a new generation of lesbian was emerging – loud, proud and in-yer-face. Exciting new clubs like Female Trouble and Club Q were serving up their own sound and style. Women were picking up instruments and forming bands, getting political out on the streets, and playing with fashion, creating an identifiable dyke style. Sex was our strength, our protection, and our pride as we posed naked, stripped and danced our way into empowerment for a new decade. We had witnessed the devastating impact of the AIDS crisis on the gay men’s community and we responded, not only demonstrating on the streets, but creating art and performance to try to make sense of our grief and anger.

 

From all over the USA and around the world, women were hearing about the San Francisco women’s scene and came to visit, many who ended up making the Bay Area home. The influence of that era lingers on in every radical edge of queer culture today.

 

I want to make this documentary because I was there, I was a part of it. This is my San Francisco. The women making the spaces, the music, dancing in the clubs, creating the magazines & images, and rioting in the streets – they are my friends. Our memories, our stories, our lives, are in important piece of our queer history and it’s time for that story to be told.

 

WHAT IT IS

 

Focusing on the year 1988, Dyke ’88 | San Francisco will document the City’s lesbian culture in the late 80’s and early 90’s, told through the voices of people who were there. Interviews, brought together with original music, archival video footage, photographs and the wonderful ephemera of the day, creating a vision of what it was like to be lesbian in San Francisco in those heady days. It was a magic time in the Bay Area, a time filled with extremes – joy, sadness, creativity, grief, anger, love and above all, friendship.

 

It was the edge of an era. A time forgotten.

 

Studying for my degree, I have spent countless hours researching this past but find so very little recorded about our queer lives, specifically these years in San Francisco. Rarer still are profiles of the people who created the spaces – magazines, zines, clubs, activist groups – where this culture was nurtured. I particularly want to celebrate the women who created those spaces.

 

This was an age before the internet and social media. Before digital music and film. Gathering the stories is the simple part, it involves connecting and catching up with old friends, which is always a joy. Collecting the images, the music, the videos – this is going to take hard work and the generosity of those friends.

 

Please help me find that ephemera – it’s even more important than the money.

 

WHAT I NEED THE MONEY FOR…

 

Camera, lighting & sound crew, graphic design, research assistant and transcription. Licensing rights to photographs, videos and music. Any additional camera & sound equipment costs, plus location, lighting, set, tape stock, transfers, etc.

 

Kickstarter fees, charges, rewards and postage.

 

This budget does NOT include Editor and post production!

 

So far my partner, Ele and I have financed the research, travel, camera & sound equipment, and legal fees. This campaign will be the difference between being able to have crew or not. Any funds raised and not used on the shoot will go towards post production.

 

I AM LAUNCHING THIS WHILE WE ARE IN CALIFORNIA SHOOTING. I will be in SF June 11 – July 3, then LA until July 15th. I will be interviewing and collecting archival material. If you can help, please get in touch!

 

I know that I will need more cash. We hope to raise matching funds privately and (please please please) I hope that this campaign will exceed it’s goal. I do not want to raise the goal as I don’t want to take the chance that it won’t be successful! This campaign is in British pounds which is around a 2/3 exchange. So in $US I am looking for $30k.

 

I would also like to be able to pay a researcher to continue the work gathering photographs & ephemera in SF after we’ve left. Music is another important link in the story – finding the artists and paying for rights is another time and money consuming affair. Much of this I can do online, but nothing replaces people with their eyes and ears, and ability to communicate and make aesthetic judgement.

 

I plan to edit in the fall for release and showings in film festivals throughout 2016.

 

WHO AM I?

 

I was born in San Francisco and grew up in the Bay Area, and have lived in London for the past 20+ years. I’ve recently completed a BA in Arts & Media Management.

 

I have been in publishing, as an editor at On Our Backs and Quim magazines; filmmaking, as production manager on Dandy Dust from Hans Scheirl (http://hansscheirl.jimdo.com/dandy-dust/), one of the writer/prod/directors of Well Sexy Women for the THT and most recently as producer on Campbell X’s Stud Life (http://www.studlifethemovie.com/). I’ve been active in grassroots political organising mainly with ACTUP/SF, and I have mentored and supported many creative queers into flourishing careers.

 

I have worked within the queer community since I came out in SF in 1983. My passion has always be to increase visibility and promote queer artists. I work on things that I love, thus my work is varied, unpaid and often I have long lapses between work while I earn the rent.

 

My memory of San Francisco remains vividly of these years and the radical events that changed our history. It is inevitable on a project like this, which I will be producing and directing, that my own experiences will be my starting point. But my story is just one of many.

 

AUDIENCE

 

Our audience will include anyone interested in San Francisco history, especially it’s queer history, it’s street culture and the radical influence SF is famous for. These stories are also of essential interest to our queer youth, who are so interested in the lives we lived and the experiences we’ve had. They carry on our radical fight – inspiration for a new generation! The generation that came immediately on our heels are the face of the changes we instigated. These artists and the activists went on to change the laws and fight from the margins to the center for LGBT rights. Finally, there is us, the storytellers, pioneers of a new queer reality. We were part of an amazing era in a magical city. Let’s recall our memories, our city, our clubs, our love and our youth.

 

The world needs our stories.

 

THANK YOU… from my heart.

 

Links:

http://susiebright.com/

http://conroytanzer.com/

http://leonmostovoy.com/

http://www.phyllischristopher.com/

http://www.shaunnahall.com/

The Decade Show Performance Series: Kathy Acker

 

« Icône punk et féministe, Kathy Acker a marqué la littérature underground new-yorkaise des 80’s. Expérimentale, mélangeant sexe et violence : une langue terroriste à redécouvrir. » (Les Inrocks)

 

Kathy Acker performance organized in conjunction « The Decade Show: Frameworks of Identity in the 1980s, » an exhibition co-organized by the New Museum, the Museum of Contemporary Hispanic Art, and the Studio Museum in Harlem. The performance was presented at the Bessie Schomberg at Dance Theater, Dance Theatre Workshop.

 

 

 

 

 

Pour plus d’informations sur Kathy Acker, voici un article publié dans les Inrocks à son sujet en 2010: http://www.lesinrocks.com/2010/04/04/actualite/livres-kathy-acker-la-pirate-1132253/

Laura Mulvey entourée de Joanna Hogg, Isaac Julien, John David Rhodes, Tamar Garb, Mandy Merck et Emma Wilson pour une discussion autour des 40 ans de « Visual Pleasure and Narrative Cinema »

Visual Pleasure at 40: Laura Mulvey in discussion

 

Academic-filmmaker Laura Mulvey discusses her groundbreaking essay ‘Visual Pleasure and Narrative Cinema’, published 40 years ago in 1975. Filmmakers Joanna Hogg and Isaac Julien join academics John David Rhodes, Tamar Garb, Mandy Merck and Emma Wilson to celebrate this “feminist manifesto”, a product of the politics of its time but one which remains an inspiration today.

 

Cliquez sur ce lien: http://explore.bfi.org.uk/555b386667d6d

Exceptionnelle rétrospective Carole Roussopoulos à la Mostra Internacional de Films de Dones de Barcelona, du 12 au 20 mai

Avec la présence de Nicole Fernandez Ferrer, curatrice de la retrospective, le 14 mai à 19H.

Parmi les films projetés: Y’a qu’a pas baiser!; S.C.U.M.; Le F.H.A.R. (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire); Il faut parler: portrait de Ruth Fayon; Profession: conchylicultrice; L’inceste, la conspiration des oreilles bouchées, LIP: Monique et Christiane; Cinquantenaire du deuxieme sexe (1949-1999), etc.

 

Programme complet: http://www.mostrafilmsdones.cat/wp-content/uploads/2015/04/programa-abril-maig-web.pdf

 

Retrospectiva: Carole Roussopoulos
Amb la col·laboració del Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir
i La Bonne, Centre de Cultura de Dones Francesca Bonnemaison

 

 

Retrospectiva de l’obra d’aquesta cineasta documentalista que va dedicar bona part del seu treball a enregistrar les successives onades de l’activisme feminista i d’altres moviments socials. El cicle, a cura de Nicole Fernández, delegada general del Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir, comptarà amb dues sessions i la projecció contínua dels treballs de la cineasta als monitors instal·lats a la Sala Bentrobades de La Bonne.

 

 

Y’a qu’à pas baiser! 1973

Y’a qu’à pas baiser! 1973

 

S.C.U.M, 1976

S.C.U.M, 1976

Le F.H.A.R (Front homosexuel d’action révolutionnaire), 1971

Le F.H.A.R (Front homosexuel d’action révolutionnaire), 1971

 

Profession: conchylicultrice, 1984

Profession: conchylicultrice, 1984

 

Lien: http://www.mostrafilmsdones.cat/retrospectiva-carole-roussopoulos/

 

Projection de « Born in Flames » en présence de Christine Delphy le 9 avril à 20h / Marseille

 

Born in Flames est une science-fiction féministe de Lizzie Borden réalisée dans les 80’s. Cette projection est proposée dans le cadre de « Nous ne sommes pas féministes mais… », un temps fort les 8 et 9 mai consacré à Christine Delphy et organisé par Videodrome 2, le Gyptis et le Polygone Etoilé.
En présence de Christine Delphy

 

Samedi 9 mai à 20h00
Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille
> Voir le plan

 

Tarifs des projections cinéma :


4€ la séance
3€ la séance avec l’adhésion de soutien
2€ pour les enfants et séances du mercredi
adhésion annuelle à l’association : 5€
adhésion de soutien à l’association : 20€

Ouverture de la billetterie 1h avant le début de chaque séance

 

Born in Flames
Lizzie Borden  – 1983, 1h20
born-in-flames_592x299

 

Sur fond de radios pirates, de post-punk et de luttes civiques, Born in Flames s’empare, avec vigueur et dans un style documentaire inspiré, du racisme, du sexisme et de l’hétérosexisme dans une démocratie socialiste américaine. Born in Flames explore une grande diversité de positionnements féministes et militants, à partir notamment de discussions politiques improvisées saisies sur le vif. Un film manifeste.

 

Plus d’informations: https://videodrome2.wordpress.com/2015/04/27/temps-fort-nous-ne-sommes-pas-feministes-mais-samedi-9-mai-a-20h/

 


En collaboration avec