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Colloque international « Hélène Cixous: Corollaires d’une signature » 14-15-16 juin 2017 à la Cité Internationale Universitaire (Paris)

 

Hélène Cixous, en septembre 2013. Photo AFP

 

Le Laboratoire LEGS P8/ULP/CNRS et le Collège international de philosophie ont le plaisir de vous inviter au Colloque international Hélène Cixous, Corollaires d’une signature :

Paris, Maison Heinrich Heine, Cité internationale universitaire 14, 15 et 16 juin 2017

Mercredi 14 juin

9h- Ouverture du colloque, Annick Allaigre, présidente, Université Paris 8 ; Anne E. Berger, directrice, LEGS ; Isabelle Alfandary, présidente, Collège international de Philosophie ; Christine Deussen, directrice, Maison Heinrich Heine-Fondation de l’Allemagne.
9h30-11h15 Origines. Séance présidée par Bruno Clément (Université Paris 8 / Université Paris Lumières)
Maxime Decout (Université de Lille 3),
« Aller ou ne pas aller ? Dilemme des marches vers l’origine »
Brigitte Weltman-Aron (The University of Florida), « Nom de plume »
Michèle Ramond (Université Paris 8),
« H.C. : la littérature et au-delà »
Laurie Corbin (Indiana University-Purdue University Fort Wayne) : « ‘Stowed away in the memory of my losses’: Le jour  je n’étais pas là and Si près »
11h15-11h30 Pause café
11h30-13h15 Mémoires (I). Séance présidée par Andrea Grewe (Université d’Osnabrück)
Ginette Michaud (Université de Montréal), « Ève ultime : d’Osnabrück à Gare d’Osnabrück à Jérusalem »
Cristina Morar (LEGS), « Allemagne, l’Autre »
Nathalie Segeral (University of Hawaii),
« Dialogisme et double écriture de la langue maternelle dans Une autobiographie allemande »
Cécile Wajsbrot (écrivain), « Aux abords du mythe »
13h15-14h30 Pause déjeuner

14h30-16h15 Mémoires (II). Séance présidée par Marie-Dominique Garnier (LEGS, Université Paris 8)
René de Ceccatty (écrivain), « Écrire au présent, écrire au passé, réflexions sur la mémoire de l’écriture »
Metka Zupančič (University of Alabama at Tuscaloosa), « Les mythes, pour retarder les séparations, pour s’ouvrir sur le monde »
Laura Hughes (New York University),
« Cixous before, beside, and beyond the Book »
Nané Jordan (University of British Columbia), « Daughter of writing » 16h15-16h30 Pause café
16h30-18h15 Différences. Séance présidée par Martine Reid (Université de Lille 3)
Marie-Dominique Garnier (LEGS, Université Paris 8), « Hel’ Cix’ : écritures an.imales »
Catherine Nesci (University of California- Santa Barbara), « La mémoire, l’histoire, l’oublire : roman familial et écriture post- Shoah chez Hélène Cixous »
Yael Klangwisan (Laidlaw Graduate School in Auckland), « On behalf of holy creatures: Hélène Cixous reads Leviticus »
Ârash Aminian Tabrizi (New York University), « 2 + n(ous) »

Jeudi 15 juin

9h30-11h15 Lirécrire (I). Séance présidée par Frédéric Regard (Université Paris Sorbonne)
Michèle Gendreau-Massaloux (GID- Institut de France), « Le Donne des langues »
Esther von der Osten (Freie Universität Berlin), « Voix de l’insister »
Marie Odile Germain (Bibliothèque nationale de France), « L’autobiographie à l’œuvre, ou les leçons des
manuscrits »
Nadia Setti (LEGS, Université Paris 8),
« Queer écriture »
11h15-11h30 Pause café
11h30-13h Lirécrire (II). Séance présidée par Olivier Morel (University of Notre Dame)
Laurent Ferri (Musée Condé, Chantilly),
« Avide d’Ovide »
Elsa Laflamme (Collège Gérald-Godin),
« Les monstres d’écriture d’Hélène Cixous : une éthique de/à la limite » Eric Prenowitz (University of Leeds),
« Bons de survie »
13h-14h30 Pause déjeuner
14h30-16h15 Lirécrire (III). Séance présidée par Christa Stevens (Université d’Amsterdam)
Peggy Kamuf (University of Southern California), « L’avenir de la blessure » Verena Conley (Harvard University), « Le fruits du Jardin d’Essai : écritures d’H.C. » Martin McQuillan (Kingston University London), « The Letters of Hélène
Cixous »
Mairéad Hanrahan (University College London), « The Squirrel-Text : Buried Treasure in Manhattan »
16h15-16h30 Pause café
16h30-18h15 Lirécrire (IV). ance présidée par Ashley Thomson (SOAS, University of London)
Laurent Dubreuil (Cornell University / Université Tsinghua), « Au musée HC » Michael Naas (DePaul University),
« Simple comme bonjour : Les réseaux sociaux d’Hélène Cixous »
Gertrude Postl (Suffolk County Community College), « Cixous’ Reading/Writing as Subversion: From Medusa to Derrida »
Elisabeth Schäfer (University of Applied Arts, Vienna / University of Vienna),
« Hélène Cixous’ Life Writings – Writing a Life. On Autobiografiction »
18h15-18h30 « Habits à lire » de Wanda Mihuleac, performance d’Isabelle Maurel avec S. Crussard, M. Ricciardi et
I. Tomsa.

19h Dîner du colloque

Vendredi 16 juin

9h30-11h15 Arts. Séance présidée par Beverley Bie Brahic (poète et traductrice)
Stéphanie Boulard (Georgia Institute of Technology), « Printemps »
Claudia Simma (Université Sorbonne nouvelle-Paris 3), « Ne pas (pouvoir) voir en peinture ou Rêver l’art »
Joana Masó (Université de Barcelone),
« Mouvements du théorique » Estrella de Diego (Université
Complutense de Madrid), « The Work of Art / Visual Artifact as an Open Narration »
11h15-11h30 Pause café
11h30-13h30 Arts et Scènes. ance présidée par Alison Rice (University of Notre Dame)
Alexandra Grant (artiste, Los Angeles),
« A Cixousian Methodology for Participatory Art Projects »
Birgit Mara Kaiser (Utrecht University),
« Pas de Deux : Paw Prints on Barbary Coast »
Pascale-Anne Brault (DePaul University),
« Nom de Sangatte, nom de Calais, nom de tous les exils »
Judith G. Miller (New York University) :
« Hélène Cixous and Jean Genet : Robbing Death »
Williams, Martina (University of Nottingham), « Cixous’s Theatre and Contemporary World History » 13h30-15h Pause déjeuner
15h-16h30 Hélène Cixous: « Max et Moritz et ma mère », conférence présentée par Marta Segarra (LEGS, CNRS / ADHUC, Université de Barcelone) 16h30-17h Clôture du colloque

Organisation :

Laboratoire d’études de genre et de sexualité-LEGS (CNRS / Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis / Université Paris Nanterre)
Collège international de Philosophie

Avec la collaboration de :

Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis Université Paris Lumières
Maison Heinrich Heine, Fondation de l’Allemagne
ADHUC-Centre de recerca Teoria, gènere, sexualitat, Universitat de Barcelona Comité organisateur : Joana Masó (Universitat de Barcelona), Eric Prenowitz (University of Leeds), Frédéric Regard (Université Paris Sorbonne), Marta Segarra (LEGS, CNRS)

 

Lien: http://www.legs.cnrs.fr/spip.php?article220

Colloque international: « LES DISCRIMINATIONS FONDÉES SUR LE SEXE, L’ORIENTATION SEXUELLE ET L’IDENTITÉ DE GENRE » – 10-12 mai 2017 Angers (France)

 

Lien: https://gedi2017.sciencesconf.org/

 

PRESENTATION:

 

L’actualité des enjeux sociétaux concernant l’égalité des sexes et des sexualités correspond à un essor des études sur le genre, que l’on peut définir comme la construction sociale du féminin et du masculin, une différence binaire et hiérarchisée. L’originalité du programme GEDI est de faire le lien entre le sexisme et l’homophobie, qui génèrent des comportements ou de situations discriminatoires. S’inscrivant dans cette dynamique, ce colloque constitue dès le départ un vrai pari scientifique dès lors qu’il s’agit d’appréhender juridiquement les notions de sexe, d’orientation sexuelle et d’identité de genre et leur efficacité dans la lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité. Alors que ces termes renvoient a priori à différents sujets, différents problèmes juridiques, est-il possible de les rapprocher, ou faut-il au contraire les dissocier ? Il serait facile de se laisser prendre par un effet d’apparence consistant à les amalgamer, alors que sur le plan juridique, il n’est pas évident qu’ils ressortissent strictement des mêmes logiques. Suivant l’idée de départ, il semble que l’on puisse trouver un dénominateur commun autour de deux notions : celle de discrimination mais aussi celle d’égalité. Mais dans le même temps, il semble également que les analyses puissent diverger, en particulier sur le plan pénal. Ce colloque vise à investir totalement la question en s’appuyant sur le droit international et européen, le droit comparé et bien évidemment plus spécifiquement le droit français. Il est conçu selon le triptyque suivant :

 

  1. Rencontre et confrontation des notions,
  2. Evolution et comparaison des systèmes juridiques,
  3. Evolution et spécificités françaises

Ancrée dans une approche internationale et comparée, cette manifestation regroupe, au-delà de la France, les contributions de juristes, universitaires et juges de plusieurs autres pays (Argentine, Belgique, Brésil, Canada, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Italie et Sénégal).

Direction scientifique : Prs. Daniel Borrillo et Félicien Lemaire

 

Avec la participation de (par ordre d’intervention)

Daniel Borrillo (CNRS), Félicien Lemaire (Université d’Angers), Xavier Aurey (Université d’Angers), Christine Bard (Université d’Angers), Olivia Bui-Xuan (Université d’Evry), Rachel Chagnon (UQAM, Canada), Danièle Lochak (Université Paris-Nanterre), Eric Fassin (Université Paris 8), Stéphanie Hennette-Vauchez (Université Paris-Nanterre), Emmanuel Dreyer (Université Panthéon-Sorbonne Paris 1), Philippe Reigné (CNAM), Aurélie Lebrun (Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse de Montréal), Françoise Tulkens (Université Catholique de Louvain, Belgique), Alexander Schuster (Université de Trente, Italie), Robert Wintemute (King’s College London, Royaume-Uni), Gwénaële Calvès(Université de Cergy-Pontoise), Jean-Eric Nkurikiye (African Men for Sexual Health and Rights), Line Chamberland (UQAM, Canada), Stefano Fabeni (Heartland Alliance’s Global Initiatives for Human Rights, Etats-Unis), Aida Kemelmajer de Carlucci (Université nationale de Cuyo, Argentine), Sarah Benichou (Défenseur des droits), Roger Raupp Rios (Cour d’appel fédérale, Brésil), Yannick Lécuyer (Université d’Angers), Véronique Champeil-Desplats (Université Paris-Nanterre), David Paternotte (Université Libre de Bruxelles, Belgique), Caroline Mécary (avocate), Sophie Latraverse(Défenseur des droits), Bérangère Taxil(Université d’Angers), Marie Mercat Bruns(CNAM et Sciences Po)

PROGRAMME:

Inscription obligatoire avant le 10 mai 2017

Programme (PDF)

 

Université d’Angers – Faculté de Droit – Amphithéâtre Volney (Plan d’accès)

 

14 h 00 – Ouverture du colloque

  • Allocution d’ouverture : Christophe Daniel, Doyen de la faculté de droit, d’économie et de gestion –Université d’Angers
  • Propos introductifs : Daniel Borrillo, Chercheur associé au CNRS, Université Paris II et Félicien Lemaire, professeur de droit public, Université d’Angers
  • Approche synoptique de droit constitutionnel comparé : Xavier Aurey, post-doctorant pour le programme GEDI, Université d’Angers

 

I – Rencontre et confrontation des notions (10 mai Après-midi)

Présidence : Christine Bard, professeure en histoire contemporaine, Université d’Angers

1. Un seul et même champ lexical ?

  • 14 h 20 – Les revendications féministes et les politiques publiques en faveur de l’égalité des sexes : entre rupture et continuité, par Olivia Bui-Xuan, professeure de droit public, Université d’Evry
  • 14 h 40 – La hiérarchie des sexes à l’épreuve du droit ou le droit à l’épreuve de la hiérarchie des sexes, par Rachel Chagnon, professeure en sciences juridiques et directrice de l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF), UQAM

2. Une seule et même catégorie juridique ?

  • 15 h 00 – Lutte contre les discriminations ou lutte pour l’égalité, ce que nous dit le droit, par Danièle Lochak, professeure émérite de droit public, Université Paris-Nanterre
  • 15 h 20 – La ou les discriminations ? Logiques et rhétoriques de genre, de sexe, de sexualité et de race, par Eric Fassin, professeur de science politique, Université Paris 8

Débat 15 h 40 – 16 h 00

Pause 16 h 00 – 16 h 20

3. Un seul et même débat ?

Présidence : Stéphanie Hennette-Vauchez, professeure de droit public, Université Paris-Nanterre

  • 16 h 20 – L’extension de l’incrimination des pratiques et propos discriminatoires aux comportements et discours visant autrui à raison de son sexe, de son orientation ou de son identité sexuelle, par Emmanuel Dreyer, professeur de droit privé, Université Panthéon-Sorbonne Paris 1
  • 16 h 40 – Changement ‎d’état civil des personnes transidentitaires et possession d’état du sexe, par Philippe Reigné, professeur de droit privé, CNAM
  • 17 h 00 – L’introduction des concepts identité de genre et expression de genre comme motifs interdits de discrimination dans la Charte provinciale du Québec, par Aurélie Lebrun, chercheuse à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse de Montréal

Débat 17h 20 – 17 h 40

 

II – Evolution et comparaison des systèmes juridiques (11 mai matin)

Présidence : Françoise Tulkens, professeure émérite de droit de l’Université Catholique de Louvain, ancienne juge à la Cour européenne des droits de l’Homme

1. Le cadre international et européen

  • 9 h 30 – Sexisme et LGBT-phobie en Europe : la perspective historique, par Alexander Schuster, chercheur associé de droit, Université de Trente Italie
  • 9 h 50 – Sexisme et LGBT-phobie en Afriquepar Jean-Eric Nkurikiye, responsable du renforcement des capacités des organisations membres, African Men for Sexual Health and Rights

Débat 10 h 10 – 10 h 35

Pause 10 h 35 – 11 h 00

  • 11 h 00 – Les discriminations indirectes à raison du sexe ou de l’orientation sexuelle : évolution et hésitations du droit européen, par Gwénaële Calvès, professeure de droit public, Université de Cergy-Pontoise
  • 11 h 20 – Le rôle des organismes et réseaux européens de promotion de l’égalité dans la lutte contre les discriminations liées au sexe et à l’orientation sexuelle, par Sarah Benichou, Cheffe de pôle, Défenseur des droits

Débat 11 h 40 – 12 h 00

 

Evolution et comparaison des systèmes juridiques (11 mai Après-midi)

Présidence : Line Chamberland, Professeure de sociologie, titulaire de la chaire de recherche sur l’homophobie, UQAM

2. La situation juridique dans les Etats et la jurisprudence

  • 14 h 00 – La réception des revendications LGBT et droits LGBT, par Daniel Borrillo, chercheur associé au CNRS, CERSA Université Paris-II
  • 14 h 20 – La résistance aux revendications LGBT et droits LGBT, par Stefano Fabeni, Executive Director, Heartland Alliance’s Global Initiatives for Human Rights, Washington
  • 14 h 40 – Le droit à l’identité de genre en Argentine, par Aida Kemelmajer de Carlucci, professeure de droit civil, Université nationale de Cuyo, ancienne présidente de la Cour suprême de Mendoza

Débat 15 h 00 – 15 h 25

Pause 15 h 25 – 15 h 45

  • 15 h 45 – La sanction des discriminations nationales devant les tribunaux internationaux, par Roger Raupp Rios, juge cour d’appel fédérale, Brésil
  • 16 h 05 – Sexisme et LGBT-phobie dans la jurisprudence de la Cour EDH et de la CJUE, par Robert Wintemute, professeur en droits de l’Homme, King’s College London
  • 16 h 25 – Les préjugés sexistes dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, par Yannick Lécuyer, Maître de conférences en droit public, Université d’Angers

Débat 16 h 45 –  17 h 15

 

III – Evolution et spécificités françaises (12 mai matin)

Présidence : Danièle Lochak, professeure émérite de droit public à l’Université Paris-Nanterre

1. Quelles avancées dans le droit ?

  • 9 h 00 – Un paradoxe français : l’article 6 de la DDHC, obstacle aux mesures en faveur des groupes discriminés, par Véronique Champeil-Desplats, professeure de droit public, Université Paris-Nanterre
  • 9 h 20 – La Manif pour Tous : une nouvelle exception française ?par David Paternotte, professeur assistant de sociologie, Université Libre de Bruxelles
  • 9 h 40 – Homoparentalité et égalité de traitement en France (Adoption, PMA, GPA), par Caroline Mécary, avocate

Débat 10 h 00 –  10 h 25

Pause 10 h 25 – 10 h 45

2. Quelles sanctions ?

  • 10 h 45 – Les procédures pré-contentieuses et para contentieuses, par Sophie Latraverse directrice juridique, Défenseur des droits
  • 11 h 05 – Les discriminations dans la jurisprudence de la Cour Nationale du Droit d’Asile, par Bérangère Taxil, professeure de droit public, Université d’Angers
  • 11 h 25 – Sur l’efficacité de la sanction : contentieux dans l’entreprise et positionnement des juges, par Marie Mercat Bruns, Maître de conférences en droit privé, CNAM Paris, Professeure Affiliée à l’Ecole de droit de Sciences Po

Débat 11 h 45 –  12 h 15

 

Conclusions

 

Lien: https://gedi2017.sciencesconf.org/

Colloque international : Foucault et les arts, 30-31 mars 2017, Nanterre/Paris

 

Michel Foucault n’est pas seulement le philosophe de l’archéologie des discours, de la généalogie des pouvoirs, des modes de subjectivation et des jeux de vérité. Il est aussi le penseur qui a décelé dans les Ménines de Vélasquez l’emblème plastique du savoir classique, dans les toiles de Manet la matérialité vive de la modernité, dans le surréalisme de Magritte la paradoxale représentation de la rupture de l’espace représentatif à l’époque
contemporaine.
Cet intérêt foucaldien pour la peinture est connu et a fait déjà l’objet de nombreuses recherches et études. Mais, bien au-delà des usages diversifiés du pictural dans ses travaux, Foucault a ouvert le discours philosophique à sa contamination réelle et active avec la pluralité des pratiques artistiques, souvent reléguées aux limites de la pensée traditionnelle. Littérature, théâtre, cinéma, musique, photographie, « performances » de la parole : autant de dimensions qui ne sont aucunement des « divertissements » esthétisants, de simples incursions dans des champs de pratiques et de pensées éloignés du discours philosophique classique, mais qui participent directement de la construction de la philosophie foucaldienne et en mobilisent la force théorico-politique.
Notre colloque se propose de repartir de ce constat pour déployer toute une série de questionnements essentiels. Il s’agira bien entendu de se pencher à nouveau sur une dimension presque « interne » à la philosophie foucaldienne : les archives récemment déposées à la Bibliothèque nationale de France contiennent de nombreux inédits, sur la peinture notamment, qui peuvent constituer un noyau important à la fois de re-contextualisation et de réactualisation des réflexions foucaldiennes sur les arts. Il faut pourtant éviter le double écueil du « fétichisme » des inédits et de l’« esthétisation » de ces travaux hétérogènes, comme si la réflexion esthétique de Foucault ne faisait pas partie intégrante d’un projet philosophique et intellectuel plus large.
Il nous semble donc important de repenser la portée théorique et politique du questionnement des pratiques artistiques, en replaçant le discours de Foucault dans la trame des relations multiples que la pensée française contemporaine a tissées avec le domaine de l’esthétique (cf. par exemple Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty, Gilles Deleuze, Georges Bataille, Maurice Blanchot, Jacques Rancière). Mais il faut surtout ouvrir Foucault aux usages variés et importants que les arts ont faits de sa pensée ; et réfléchir à la manière dont s’est construite dans les dernières années, à travers Foucault, une circulation extrêmement féconde entre pratiques artistiques et pratiques politiques. En faisant dialoguer des chercheurs et des artistes, notre colloque souhaite questionner la force concrète et actuelle des réflexions foucaldiennes, sa fécondité pour des réappropriations hybrides, concrètes, politiquement engagées : mettons la philosophie à l’épreuve du questionnement artistique.

 

 

Date :
Jeudi 30 et vendredi 31 mars 2017

Lieu :
Jeudi 30 mars : Université Paris Nanterre, Maison Max Weber, salle de séminaire 2
Comment venir ? en voiture, par le train ou le RER.
Plan du campus de l’Université Paris Ouest (site de Nanterre)
Vendredi 31 mars : Fondation Gulbenkian Paris, 39, bd de La Tour-Maubourg, 75007 Paris

Organisation:
Fabienne Brugère, Judith Revel, Arianna Sforzini

Comité scientifique :
Danièle Cohn, Arnold Davidson, Frédéric Gros, Béatrice Han, Jacqueline Lichtenstein

Institutions partenaires :
Université Paris Nanterre (UFR Phillia, département de philosophie, ED 139, laboratoire Sophiapol), Université Paris 8 (département de philosophie, laboratoire LLCP), Association pour le Centre Michel Foucault, Fondation Gulbenkian Paris.

Programme

Jeudi 30 mars 2017
Université Paris Nanterre, amphithéâtre, Maison Max Weber (bâtiment W)

9h30-9h50 Ouverture et introduction : Fabienne Brugère, Judith Revel, Arianna Sforzini
9h50-10h30 : Marielle Macé (EHESS) – L’éclat d’une vie
10h30-11h10  : Philippe Sabot (Université Lille 3) – Le Brisset de Michel Foucault
11h10-11h40 Discussion
11h40-12h Pause-café
12h-12h40  : Patrice Maniglier (Université Paris Nanterre) – Le moment cinéma de Foucault
12h40- 13h10 Discussion

13h10-14h30 Déjeuner

14h30-15h10  : Jacinto Lageira (Paris 1 Panthéon/Sorbonne) – titre à préciser
15h10-15h50  : Judith Revel (Université Paris Nanterre) – L’invention de soi sous contrainte (Foucault à la manière de l’Oulipo)
15h50-16h20 Discussion
16h20-16h40 Pause-café
16h40- 17h20 : Georges Didi-Huberman (EHESS) – Un art de l’inservitude volontaire
17h20-17h50 Discussion

Vendredi 31 mars 2017
Fondation Gulbenkian – Paris

9h00-9h40  : Frédéric Rambeau (Université Paris 8) – Les Ménines : Foucault-Lacan, 1966.
9h40-10h20  : Fabienne Brugère (Université Paris 8) – Y a-t-il une pensée de la peinture chez Foucault ?
10h20-10h50 Discussion
10h50-11h10 Pause-café
11h10-11h50  : Claudia Blümle / Ann-Cathrine Drews (Humboldt-Universität zu Berlin) – Le fou et le cynique. L’esthétique du dedans et du dehors dans les lectures de la peinture chez Michel Foucault
11h50-12h20 Discussion

12h20-14h00 Déjeuner

14h00-14h40  : Eric Alliez (Université Paris 8) – « C’est donc en profane que je vous parlerai de Manet ». Portrait de Foucault en hétéro.
14h40-15h20  : Alessandro Francisco (Pontificale Université Catholique de São Paulo) – Pour une archéologie de la musique: premières approches
15h20-15h50 Discussion
15h50-16h10 Pause
16h10-16h50 : Thomas Hirschhorn (artiste et curateur) – L’Amitié entre Art et Philosophie
16h50-17h30 Discussion finale

Télécharger le programme

Journée d’étude avec Donna Haraway autour de son dernier livre « Staying with the Trouble » à l’Université Libre de Bruxelles le 29 mars

 

Ce mercredi 29 mars 2017, de 10h à 17h, le GECo aura le plaisir de recevoir Donna Haraway (UC Santa Cruz) pour une journée d’étude autour de son dernier livre, Staying with the Trouble (Duke University Press, 2016). En matinée, Donna Haraway donnera une conférence sur son livre, tandis que l’après-midi sera consacrée à des échanges entre Haraway, les membres du GECo et le public. Rendez-vous à la Salle Darwin (ULB, campus de la Plaine); téléchargez ici l’affiche-programme de la journée.

 

 

Notez également que Donna Haraway sera présente pour plusieurs événements les 30 et 31 mars 2017 à Bozar (Bruxelles) – plus d’informations sur le site de Bozar.

 

« Nous vivons des temps perturbés, des temps confus, des temps troubles et trou‐ blants », nous dit Donna Haraway dans son dernier livre, Staying with the Trouble. Making Kin in the Chthulucene (Duke University Press, 2016). Comment « vivre avec » le trouble, c’est‐à‐dire devenir littéralement « respons‐ables », capables de répondre, sans attendre de la technologie une quelconque solution‐miracle (par exemple la géo‐ ingénierie) ni céder à la tentation du retrait désespéré ou cynique (« tout est fichu, de toute façon »). Cela nécessite, insiste Haraway, de fabriquer de la SF (scientific facts, science‐fiction, string figures, speculative fabulation, social feminism, so far…) et des histoires et des pratiques dont les effets doivent s’expérimenter. Et c’est ce qu’elle tente dans Staying with the Trouble. Elle nous fait sentir que les réponses dont nous avons un besoin si urgent – par rapport à l’extrême violence du changement climatique, de la sur‐population, de la pollution, de l’extinction des espèces, des dévastations mentales et politiques, et d’autres problèmes impérieux de notre temps – ne viendront pas d’en haut, ne sortiront pas de cerveaux isolés mais de cultures collectives où se fabriquent des manières de sentir, d’imaginer, d’entrer en rapport les un.e.s avec les autres, grâce aux autres, au risque des autres. Concepts et narrations, dans ce livre, ne nous disent pas comment penser mais nous offrent une multiplicité d’appâts et d’invitations pour aller plus loin ensemble.

 

Pratiquement, la journée d’étude commencera avec une présentation du livre par Donna Haraway précédée d’une brève introduction d’Isabelle Stengers. La matinée se clôturera par un échange avec le public. Dans l’après‐midi, Staying with the Trouble sera discuté et mis en jeu à travers un échange plurivoque incluant Haraway, Stengers et d’autres membres du GECo (Groupe d’études constructivistes – Université Libre de Bruxelles). Car le travail d’Haraway intrigue et intéresse le GECo depuis longtemps, il le nourrit et le stimule, et notre but est de développer cette alliance et d’attirer le public dans nos jeux de ficelles. Car, tout comme dans Staying with the Trouble, ce qui est en jeu est tissage collectif et une densification de nos modes de pensée et de sentir. Bienvenue !

 

Lien: https://groupeconstructiviste.wordpress.com/

Colloque « Des publics mobilisés : arts et politique » au Centre Pompidou le 18 mars

Lien: http://www.bpi.fr/agenda/des-publics-mobilises–arts-et-politique 

 

Des publics mobilisés : arts et politique

 

Et si le spectateur prenait le pouvoir ? Critique, revendication, contestation : autant de formes d’expression politique face aux œuvres et à la programmation culturelle.
Cette journée d’étude propose d’interroger les rapports entre arts et politique à l’aune des mobilisations des publics. Il s’agit ainsi d’examiner les modalités de politisation des publics et les conditions du passage de la critique individuelle à sa manifestation collective.

Colloque Femmes en francophonie – 23 et 24 mars – Université d’Angers

Lien: https://gedi.hypotheses.org/613

 

 

Colloque international – 4ème édition

Les 23 et 24 mars 2017

Franco-Unis

Quelle place les femmes d’hier et d’aujourd’hui occupent-elles dans le monde de la francophonie ? Comment se positionnent-elles dans ce vaste et riche espace ? De quelle manière s’y expriment-elles ? Parfois épineuse, la question des femmes en francophonie peut s’étudier au croisement de domaines de recherche variés tel que la littérature, les sciences du langage, l’histoire, l’ethnologie, la sociologie, les médias, la communication ou encore la philosophie.

Organisé pour la quatrième année consécutive dans le cadre des Journées de la francophonie, ce colloque international se propose d’établir quelques éléments de réponse aux nombreuses questions que soulève la thématique des femmes en francophonie. Transdisciplinaire, il permettra aux chercheurs issus d’universités et de domaines de recherches divers de partager leurs connaissances sur la question des femmes en francophonie. Il donnera également à partager les expériences et le point de vue d’auteures issues d’horizons francophones variés.

 

 

Jeudi 23 mars 2017:

 

Amphi A – Faculté des Lettres 8 h 30

Accueil des participants –

Présentation exposition

 

9 h 00 Discours d’ouverture des représentants de l’OIF, GEDI et comités La parole au féminin Président de séance : Julien Kilanga

9 h 30 Tayeb Bouderbala, Professeur, Université de Batna, Algérie Émergence d’une écriture romanesque féminine de langue française en Algérie

9 h 50 Malgorzata Kamecka, MCF, Université de Bialystock, Pologne La mémoire des femmes dans les films d’Assia Djebar et de Yamina Benguigui

10 h 10 Débat

 

10 h 30 Pause

 

Président de séance : Chérif Souti

 

10 h 50 Josephina Bueno Alonso, MCF HDR, Université Alicante, Espagne L’afropéanisme de Léonora Miano : engagement esthétique et politique

11 h 10 Valérie Magdelaine-Andrianjafitrimo, MCF, Université de la Réunion, France Les paradoxes de la représentation et de « l’interférence » dans la francophonie littéraire : le cas de Michèle Rakotoson (Madagascar)

11 h 30 Nadja Maillard, MCF, Maëva Touzeau, Docteure, Université d’Angers France « Lire les femmes. Paroles de lecteurs et de lectrices francophones »

11 h 50 Débat

12 h 15 Déjeuner

 

L’identité féminine Président de séance : Benaouda Lebdaï

14 h 00 Anne Aubry, MCF, Université Pablo de Olavide de Séville, Espagne Leïla Sebbar, écrire pour devenir soi-même

14 h 20 Hibo Moumin Assoweh, MCF, Université de Djibouti, Djibouti La littérature féminine de Djibouti entre identité et altérité

14 h 40 Marie-Françoise Chitour, MCF, Université Galatasaray (Istanbul), Turquie Blessures intimes et coupures communautaires chez des romancières des Caraïbes et de l’Océan Indien

15 h 00 Martha Asunción Alonso, poète – doctorante, Université Complutense de Madrid, Espagne « Femmes-roseau » dans la littérature antillaise contemporaine : les héroïnes de Simone Schwarz-Bart, Gisèle Pineau et Michelle Maillet

15 h 20 Débat

 

15 h 40 Pause

 

Femmes et linguistique Présidente de séance : Sanda Maria Ardeleanu

16 h 00 Stéphane-Ahmad Hafez, Professeur des universités, Université libanaise, Liban L’impact d’une formation à distance – IFADEM sur l’insécurité linguistique d’enseignantes de français au Liban-nord : étude de cas

16 h 20 Nabil Boudraa, Oregon State University, Etats-Unis Les problématiques de la langue, de la femme et de l’histoire chez Assia Djebar

16 h 40 Cherif Souti, Docteur, Université de Constantine, Algérie Quand elles parlent de leur(s) langue(s) 17 h 00 Débat

 

17 h 30 Clôture –

Ateliers slam Slam – Femmes dans le monde

17 h 30 – 19 h 30

 

Vendredi 24 mars Amphi B – Bâtiment A Pôle scientifique:

 

L’espace féminin Présidente de séance : Nadja Maillard

9 h 00 François Ouellet, Professeur, Université du Québec à Chicoutimi, Canada Cartographie identitaire de Georgette Leblanc

9 h 20 Larissa Luica, Chercheure au CEREFREA, Université Bucarest, Roumanie Le retour de la fille prodigue  : dépaysement et extranéité dans L’Interdite de Malika Mokeddem

9 h 40 Benedetta De Bonis, Docteure, Université de Bologne, Italie Jocaste et Œdipe sur la route de Michèle Fabien : réécritures au féminin du mythe œdipien

10 h 00 Débat

 

10 h 20 Pause Les femmes et l’engagement Président de séance : Olivier Ernest

10 h 40 Nicolas Pitsos, Docteur en Histoire, chercheur associé au Centre de Recherches Europes-Eurasie (CREE) de l’Inalco. La francophonie comme horizon d’expression et espace de communication pour le mouvement féministe grec pendant l’entre-deux-guerres

11 h 00 Benaouda Lebdaï, Professeur, Université du Mans, France Ecritures anti-fatwa ou l’engagement des romancières algériennes

11 h 20 Belgacem Belarbi, Docteur, Université Ibn Khaldoun, Tiaret, Algérie Voix de femmes, à propos de Nina Bouraoui

11 h 40 Débat

 

12 h 00 Déjeuner Les femmes du monde Présidente de séance : Vesna Cakeljic

14 h 00 Messan Tossa, écrivain et Docteur, Université de Lomé, Togo Littérature togolaise : la parole aux femmes

14 h 20 Dalila Belkacem, MCF (HDR), Université d’Oran, Algérie Deux femmes en francophonie : Malika ALLEL avec Ils ont peur de l’amour, mes sœurs et Leila B avec Sex and the medina

14 h 40 Vesna Cakeljic, Professeure, Université de Belgrade, Serbie La féminité du monde dans Le Premier Siècle après Béatrice d’Amin Maalouf

15 h 00 Rania Fathy, Professeure, Université du Caire, Egypte Dire l’écriture dans la littérature égyptienne d’expression française L’exemple de la trilogie de Gulpérie Efflatoun

15 h 20 Débat

15 h 40 Pause

 

La femme militante Président de séance : Julien Kilanga

16 h 00 Sanda-Maria Ardeleanu, Professeure, Université de Suceava, Roumanie L’engagement féminin entre imaginaire (s) et réalité

16 h 20 Lamia Belkaied Guiga, Maître assistant, Ecole Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma à Gamarth- Université de Carthage- Tunisie Selma Baccara  : Cinéaste, militante et femme politique  : combat d’hier combat d’aujourd’hui

16 h 40 Laurence Simard-Gagnon, doctorante, Université Queen’s, Kingston, Canada Entre projections temporelles et présent continu : être mère francophone à Kingston, Canada

17 h 00 Edmond Ngagoum, doctorant, Université Douala, Cameroun Rôles sociaux et engagement de la femme camerounaise : construction, évolution et réalités d’une altérité à questionner

17 h 20 Débat

17 h 40 Clôture

18 h 00 Cocktail

8ème Congrès International des Recherches Féministes dans la Francophonie à l’Université Paris Nanterre du 27 au 31 août 2017: « Espaces et enjeux des savoirs féministes : Réalités, luttes, utopies »

Date limite de l’envoi des propositions : 30 juin 2017

 

Lien: http://cirff2018.u-paris10.fr/

 

Depuis 1996, date de leur première édition (qui s’est tenue à l’Université Laval à Québec), les Congrès internationaux des recherches féministes dans la francophonie (CIRFF) constituent, tous les trois ans, un moment privilégié d’échanges et de débats entre chercheuses de tout statut, étudiantes, créatrices, militantes et actrices sociales, et leurs homologues masculins, impliquées dans la production des savoirs féministes en langue française, autour des études féministes, de genre et sur les femmes.

Le congrès de 2018 sera l’occasion de mettre en lumière les luttes et savoirs féministes et leurs convergences avec les mouvements contre le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme, contre le nationalisme populiste et les extrémismes religieux, ainsi qu’avec les mouvements qui résistent à l’avancée du capitalisme mondialisé.

Francophonie et recherches féministes

La francophonie représente tant le trait d’union que l’enjeu d’un débat sur la portée heuristique de la langue française dans un contexte mondial postcolonial où les langues scientifiques sont des langues de domination géopolitique et économique.

La complexité du monde actuel caractérisée par des défis écologiques, des conflits armés, des migrations forcées, la montée des conservatismes, une division internationale du travail sous l’emprise des rapports sociaux de sexe, de classe et de race et du profit capitaliste, constitue le contexte géopolitique dans lequel se prépare la 8ème édition du Congrès international des recherches féministes dans la francophonie. Ce congrès s’emploiera à mettre en relief les causes et les formes de domination, d’oppression et d’exploitation qui découlent de ce contexte et à proposer des pistes d’action pour en contrer les effets.

Résultat de l’héritage historique et politique, la francophonie peut être pensée comme un espace de convergences et de conflits :
Un espace de convergences, parce que la situation des femmes a pu être marquée de contraintes spécifiques dues aux religions, aux législations inspirées notamment du code Napoléon, au paradigme d’une « démocratie » les ignorant ; parce que les idées féministes, comme le mouvement social dont elles sont issues, ont pu s’appuyer sur des référentiels communs (Universalisme, « Droits de l’homme », laïcité et modèle républicain) dont elles ont dû affronter les paradoxes (exclusion des femmes du « suffrage universel », patriarcat de lois coloniales prétendument libératrices, décalage entre principes philosophiques et réalités vécues).
Mais aussi un espace de conflits en raison des rapports de domination qui sont à l’origine de la francophonie où le modèle français d’émancipation est parfois considéré comme néocolonial et devant, comme tel, être refusé.

Dans l’espace francophone, la langue commune dessine un cadre pour la réflexion au travers de concepts originaux, tels celui de rapports sociaux de sexe. Elle donne des moyens d’échange intellectuel entre chercheuses et chercheurs féministes, qu’elles ou ils travaillent au sein de l’académie ou produisent des savoirs à partir de leurs pratiques militantes pour la défense des droits des femmes. C’est ainsi que s’est construit, au cours des sept premiers congrès CIRFF, un réseau informel et dynamique de recherche féministe dans la francophonie.

Profitant d’être en France et à proximité de Paris, ce congrès réfléchira aux moyens de tisser des solidarités entre féministes utilisant la langue française contre un usage hégémonique de la francophonie.

Réalités, luttes, utopies dessinent les espaces et enjeux féministes

Pour prendre acte de la diversité des approches féministes, de nos convergences et de nos divergences internes et externes, nous attendons des propositions de contributions qui se situent dans le cadre de la double perspective des espaces et des enjeux féministes contemporains, et qui s’attachent à rendre compte des réalités vécues par les femmes, leurs luttes et leurs utopies.

Il s’agit notamment, à l’occasion de ce congrès et comme s’y sont efforcés les précédents CIRFF, de faire un pont entre les mondes militants et le monde académique, entre les savoirs issus du terrain, de la pratique et des productions universitaires. Congrès des savoirs féministes, le CIRFF2018 pourra ainsi servir d’espace de formation (d’université d’été) aux militantes associatives et aux professionnelles de l’égalité. Elles pourront diffuser leurs savoirs et les propositions d’activité allant dans ce sens seront bienvenues. Car les savoirs féministes doivent trouver leur traduction dans la définition de politiques publiques en faveur de l’égalité entre les sexes, qu’il s’agisse de l’égalité au sein de la sphère professionnelle, éducative, politique ou familiale, ou qu’il s’agisse de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Espaces des savoirs féministes

La mise en exergue de la notion d’espace dans ce congrès est un appel à penser une production des savoirs féministes qui prend et se donne de la place, qui se vit en pratique et « ouvre » à la critique et au dépassement des binarités et normativités. Ses différents lieux, militants, universitaires, institutionnels, créatifs dessinent un territoire féministe commun, autour d’un projet émancipateur. Ce territoire est traversé par des courants qui forment, et depuis longtemps, des paysages multiples, dont nous aimerions que le congrès rende compte.

Dans l’ensemble de l’espace social, l’attention accordée aux polarités (centre/périphérie) et aux circulations doit aussi permettre de porter un regard critique sur la qualité de l’accès aux différents lieux et sur les rapports de domination qui les traversent.

Héritier de contraintes communes tout autant que producteur de rapports de pouvoir néocoloniaux, l’espace de la francophonie lui-même doit être interrogé à différents niveaux, de l’espace mondialisé à l’échelle du corps.

Enfin, nous souhaitons que le congrès fasse la part belle à ces espaces sans lieu que sont les utopies féministes, et réfléchisse aux conséquences politiques des compromis que nous sommes parfois amenées à faire, en lien avec les politiques d’égalité, l’institutionnalisation des études académiques de genre et de l’espace associatif.

Tout en ne s’y réduisant pas, les recherches féministes portent notamment sur l’étude des féminismes et de leurs apports à l’histoire. Ainsi le congrès de 2018, qui se déroulera à l’université de Nanterre l’année du cinquantenaire de mai 68, sera l’occasion de rappeler les contributions des féministes aux idées culturelles et politiques des années 68.

Enjeux des savoirs féministes

Quels sont les apports des savoirs féministes et quelle est leur capacité à analyser les tensions nées de l’imbrication des rapports de domination ? Les dimensions sociale, politique, économique, culturelle, artistique et psychologique de ces apports doivent être mises au jour à l’occasion d’un tel congrès pour garantir que les savoirs féministes, loin de se cantonner aux livres et aux débats académiques, débouchent sur un féminisme de proposition.

Comment par exemple transformer nos analyses sur les conflits armés, sur les résistances des peuples en propositions d’action de solidarité ? Comment contribuer, à partir de l’expertise des femmes dans la recherche de solutions politiques, à une culture de paix ?

Comment poursuivre la lutte contre l’hétéronormativité ? Où en sont les apports politiques et théoriques du lesbianisme et du transféminisme à la pensée féministe ?
Quel regard porter sur les échanges économico-sexuels, aussi bien au sein des institutions matrimoniales hétérosexuelles et homosexuelles qu’au sein de la prostitution/du travail du sexe et sur les luttes qui entourent la reconnaissance ou l’interdiction de ces pratiques ?

Comment faire advenir partout dans le monde la reconnaissance des droits des femmes en matière de contrôle des naissances, d’IVG et de contraception, d’accès à la procréation et à la maternité dans de bonnes conditions, sans oublier la lutte contre la stérilisation forcée ?

Comment diffuser les connaissances acquises grâce aux sciences humaines et sociales féministes dans tous les domaines d’étude et dans toutes les disciplines scientifiques pour contrer les erreurs scientifiques dues au point de vue androcentrique et hétéronormatif ?

Bref, utilisons l’espace de la francophonie féministe pour échanger sur les enjeux de nos analyses mais aussi de nos stratégies militantes et scientifiques, et peut-être fournir des outils plus percutants pour contrer efficacement les mouvements de réaction idéologique qui tendent à réduire nos recherches à une pensée unique et simpliste, comme les attaques récentes contre « la théorie du genre » ; ou encore l’instrumentalisation des idées égalitaires du féminisme pour légitimer des prises de positions racistes et classistes, entraînant notamment la stigmatisation des personnes migrantes et réfugiées.

Pour une transmission des savoirs féministes

Ce 8ème Congrès international des recherches féministes dans la francophonie sera tourné vers l’avenir. Il ne manquera pas de faire des propositions à la fois en termes de construction de l’autonomie des femmes, de définition de nouveaux droits mais aussi, inséparablement, de transmission des savoirs entre espaces militants et académiques et entre générations.

Il doit être un outil pour l’action militante dans chacun des pays de la francophonie mais aussi dans une visée transnationale pour construire un monde plus juste ; pour développer la créativité féministe et produire les images de nos utopies afin de mieux les diffuser et de mieux les transmettre.

Lien: http://cirff2018.u-paris10.fr/

Aujourd’hui et demain à l’Université d’Angers: COLLOQUE ANTIFÉMINISMES ET MASCULINISMES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Vendredi 3 mars et samedi 4 mars 2017:

 

Près de vingt ans après la parution d’Un siècle d’antiféminisme, les recherches sur l’antiféminisme dans les universités francophones sont plus dynamiques que jamais, et très diversifiées dans leurs sujets d’intérêts et leurs approches. Se multiplient les publications et les événements publics, alors que des activistes féministes et des groupes militants se mobilisent sur ce front de lutte.

 

Ce colloque international et interdisciplinaire (histoire, science politique, sociologie) fait le point sur l’état des connaissances. Il diversifie les espaces étudiés, en insistant sur les cas français et québécois. Il approfondit l’histoire des antiféminismes tout au long du XXe siècle, en explorant ses liens avec l’extrême droite et les courants conservateurs familialistes et natalistes. Il montre ses redéploiements contemporains, notamment dans l’espace religieux (face à la mixité, au genre, à l’ouverture du mariage aux couples homosexuels…). Il insiste sur son versant masculiniste et son ancrage dans des groupes de pères séparés et divorcés. Enfin, il traite des pratiques militantes d’opposition à l’antiféminisme, aux discriminations sexistes et aux violences masculines contre les femmes (création de collectifs, blogs, documentaires…).

 

PROGRAMME:

Vendredi matin
Accueil : 9h

9h30 Christine Bard, Mélissa Blais, Francis Dupuis-Déri : Introduction

10h Arsène Juteau et Anna Delogé, artistes: Petits rites de dévirilisation 1

Antiféminismes d’hier et d’aujourd’hui

sous la présidence de Francine Descarries (professeure de sociologie, IREF, UQAM)

10h10 Camille Cléret (doctorante en histoire, CERHIO (CNRS, FRE), Université d’Angers) : L’antiféminisme d’Action française

Pause

10h40 Fiona Casey (doctorante en histoire, CERHIO (CNRS, FRE), Université d’Angers) : L’antiféminisme familialiste-nataliste de l’entre-deux-guerres en France

11h Christine Bard (professeure en histoire, CERHIO (CNRS, FRE), Université d’Angers) : L’antiféminisme dans l’hebdomadaire d’extrême droite Minute

11h20-12h Discussion générale

Vendredi après-midi
14h00 Table-ronde Antiféminisme et religion, animée par Florence Rochefort (chercheuse au CNRS, GSRL, EPHE-CNRS)

Anne Soupa (bibliste et cofondatrice du « Comité de la jupe »)

Hanane Karimi (animatrice de « Les femmes dans la mosquée »)

Marina Zuccon (présidente du « Carrefour des Chrétiens Inclusifs »)

Liliane Vana (spécialiste en droit hébraïque, talmudiste, philologue, conseil halakhique aux femmes refusées de GET [divorce religieux])

15h10 Diane Lamoureux (professeure en science politique, Université de Laval) : L’antiféminisme conservateur

15h30 Valérie Lootvoet (responsable de l’Université des femmes à Bruxelles) : Expressions de l’antiféminisme et du masculinisme en Belgique

15h50 Héloïse Michaud (doctorante en sciences politiques, IREF, UQAM – Université de Nantes) : Femmes antiféministes : essentialisme, alliance au système de classe et postféminisme

16h10 Discussion générale

Pause

16h50 Arsène Juteau et Anna Delogé : Petits rites de dévirilisation 2

A propos de la « théorie du genre »

sous la présidence d’Erika Flahault (sociologue, ESO, Université du Maine, directrice adjointe de GEDI)

17h Sarah Garbagnoli (doctorante en sociologie, ILPGA – Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle) : Le genre est-il un cheval de Troie ? Réflexions sur les stratégies antiféministes du Vatican

17h20 Anne Charlotte Husson (doctorante en sciences du langage, PLEIADE, Université Paris 13, blogueuse et autrice) : De l’antiféminisme à l’ « écologie humaine » comme lieu d’articulation des nouvelles préoccupations catholiques.

17h40 Josselin Tricou (doctorant en sciences politiques, LEGS, Université Paris-VIII) : Le retour de la non-mixité chez les catholiques, un marketing masculiniste ?

18h Discussion générale

Pause

18h45 Projection du film Polytechnique (2009), présenté par Mélissa Blais

 

 

Samedi matin
Masculinismes d’aujourd’hui

sous la présidence d’Anne-Marie Devreux (sociologue, directrice de recherche CNRS au CRESPPA)

9h Anna Delogé et Arsène Juteau : Petits rites de dévirilisation 3

9h10 Mélissa Blais (doctorante, UQAM et RéQEF) : Penser les effets de l’antiféminisme comme facteur de transformation du mouvement féministe : le cas du Québec

9h30 Hanitra Andriamandroso (doctorante en sociologie, Laboratoire du changement social et politique, Université Paris-Diderot) : Déni de la « violence conjugale » et de la « violencia de género » : une clef de voûte des stratégies des groupes masculinistes en France et en Espagne.

9h50 Etienne Lefort (doctorant en sciences sociales, CRESPPA-CSU, Paris-VIII) : Qui parle, et de quoi, dans les groupes de paroles des associations pour le « droit des pères » ?

10h10 Discussion générale

Pause

10h40 Simon Lapierre (professeur agrégé à l’École de service social de l’Université d’Ottawa, membre de FemAnVi et du RéQEF) et Isabelle Côté (postdoctorante à l’IREF, UQAM, membre de FemAnVi et du RéQEF) : La récupération de l’« aliénation parentale » au tribunal de la famille, par les antiféministes, au Québec

11h Pierre-Guillaume Prigent (doctorant en sociologie, CRBC, Université de Bretagne Occidentale), Gwénola Sueur (secrétaire générale de l’association SOS les MAMANS, écoutante et formatrice) : Stratégies discursives et juridiques des groupes de pères séparés. Quels bénéfices pour les hommes violents ?

11h20 Emmanuel Gratton (maître de conférences en psychologie, LPPL, Université d’Angers, directeur adjoint de GEDI) : Les groupes d’hommes dans les réseaux francophones

11h40 Discussion générale

Samedi après-midi
14h Anna Delogé et Arsène Juteau : Petits rites de dévirilisation 4

14h10 Table-ronde : Lutter contre le masculinisme, animée par Francis Dupuis-Déri

Sarah Labarre, autrice du blog « Antiféminisme », étudiante en sociologie à l’UQAM (Québec)

Collectif Stop Masculinisme (Grenoble)

Collectif antimasculiniste d’Ile de France (Paris)

15h30 pause

15h45 Projection du film La domination masculine (2007), présenté par le réalisateur Patric Jean, débat animé par Francis Dupuis-Déri

18h Conclusion du colloque par Christine Bard, Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri

 

 

https://gedi.hypotheses.org/542

Journée « Archives des femmes : Donner et collecter » le 8 mars aux Archives Nationales

Journée de réflexion et d’échanges sur la collecte des archives des femmes
Archives nationales – Site de Paris Hôtel de Soubise de 14h30 à 18h00

 

Les Archives nationales organisent le 8 mars, journée du droit des femmes, une demi-journée de réflexion et d’échanges sur la collecte de fonds d’archives personnelles de femmes. Cette demi-journée s’organise en deux temps : Une première table ronde permettra d’entendre ce que disent les donatrices, chercheuses, artistes, intellectuelles, de ce don, de ce qu’elles en attendaient et de ce qu’elles peuvent en attendre encore. Une seconde table ronde réunira quelques-un.e.s des acteurs/actrices de différentes institutions attentives à mener une collecte d’archives active en direction des femmes

 

Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

Contacts et inscriptions :

denise.ogilvie@culture.gouv.fr, yann.potin@culture.gouv.fr, vanessa.szollosi@culture.gouv.fr

 

Programme:

 

14 h Ouverture par Françoise Banat-Berger, directrice des Archives nationales

 

14 h 15 – 16 h Table ronde : Donner, déposer, transmettre

Modératrice : Françoise Thébaud, historienne, Université d’Avignon

Témoignages et interventions de donatrices de fonds :

Hélène Cixous, écrivaine et dramaturge, fonds personnel donné à la Bibliothèque nationale de France

Catherine dolto, pédiatre et haptothérapeuthe, archives de Françoise Dolto, fonds donné aux Archives nationales

Noëlle gérôme, ethnologue, fonds personnel donné aux Archives nationales du monde du travail

Françoise héritier, anthropologue, fonds personnel donné aux Archives nationales,

Teri Wehn Damisch, productrice et réalisatrice, fonds personnel donné à l’Institut national de l’audiovisuel

En audio :

Monique Hervo, militante engagée au côté des immigrés algériens, fonds des archives réparti entre l’Institut d’histoire du temps présent [IHTP], la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine [BDIC] et les Archives nationales [AN], extrait de ses archives sonores du bidonville de La Folie, Nanterre.
avec Martine sin Blima-Barru (AN), Rosa Olmos (BDIC), Christian Delage (IHTP)

 

16 h 15 – 18 h Table ronde : la collecte, une action collective et institutionnelle

Modérateurs : Pascale Barthélemy, historienne, présidente de Mnémosyne, École normale supérieure de Lyon et Fabrice virgili, directeur de recherches, CNRS, Labex EHNE, vice-président de Mnémosyne.

Avec :

Christine Bard, association Archives du féminisme, Université d’Angers

Hélène Fleckinger et Nadja ringart, Université Paris VIII, « Bobines féministes », plate-forme d’éditorialisation d’archives numériques, Labex Arts-H2H.

Catherine gonnard, Institut national de l’Audiovisuel

Cristina Ion, Bibliothèque nationale de France, archives du Web
Véronique Leroux-Hugon, Association pour l’autobiographie
Annie Metz, Bibliothèque Marguerite-Durand
Denise Ogilvie et Vanessa Szollosi, Archives nationales
Anne-Marie Pavillard, Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

 

18 h Lecture par l’actrice Garance Clavel d’un parcours de vie d’une femme (Mme Menchout), établi par Frank Smith dans le cadre de sa résidence d’écriture aux Archives nationales et à l’Espace Khiasma.

 

Lien vers le programme: http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/documents/10157/11361/8mars.pdf/d63afb89-2ec2-4867-a666-6e79a25ee20e

En mars, c’est « Le mois du genre » à l’Université d’Angers avec une très riche programmation

Pour plus d’informations: http://www.univ-angers.fr/fr/vie-a-l-universite/egalite-femmes-hommes/actualites/le-mois-du-genre.html

 

Profitant de la dynamique portée par le programme de recherche GEDI, l’UA a décidé d’organiser, c’est la première fois en 2017, un temps fort autour de cette thématique du genre. Mars, marqué par la journée du 8, sera tous les ans, « le mois du genre » à l’UA. Les 12 rendez-vous proposés pour cette première édition illustrent, par leur richesse et leur diversité, la volonté de toute la communauté universitaire d’agir afin de lutter contre les stéréotypes de genre.

 

PROGRAMMATION:

 

– Rencontre avec Carole Douillard, artiste invitée en résidence à l’UA au sein du Centre des Archives du Féminisme d’Angers et exposée à la Galerie 5 et discussion avec Clélia Barbut, docteure en sociologie et en histoire de l’art contemporain, spécialisée sur le sujet de la performance.
Mercredi 1er mars à 12 h, à la Galerie 5 (BU Belle-Beille)
L’exposition « le corps du répertoire / body of index », en partenariat avec le FRAC des Pays de la Loire, est visible jusqu’au 11 mars 2017.

 

– Présentation de l’exposition « Mauvaises filles »par l’historien David Niget, maître de conférences à l’UA, co-auteur du livre Mauvaises filles
Jeudi 2 mars à 18 h, à la Maison de la recherche Germaine-Tillion (campus Belle-Beille)
Exposition visible jusqu’au 21 mars.

 

– « Antiféminismes et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui »
Vendredi 3 et samedi 4 mars de 9 h 30 à 18 h, à la Maison de la recherche Germaine Tillion (campus Belle-Beille).
Colloque international et pluridisciplinaire organisé par le programme Gedi (Genre et discriminations sexistes et homophobes) et le Réqef (Réseau québécois en études féministes).

En complément :
– Projection du film Polytechnique (2009), vendredi 3 mars, à 18 h 45, présenté par la sociologue Mélissa Blais (Université de Québec à Montréal).
– Projection du film La Domination masculine (2009), samedi 4 mars, à 15 h 45, présenté par le réalisateur Patric Jean.

 

– Visites guidées du Centre des archives du féminisme, par France Chabod Mardi 7 mars à 11 h, 14 h et 15 h. Rendez-vous dans le hall d’accueil de la BU Belle-Beille (55 fonds d’associations et de personnalités des XIXe, XXe et XXIe siècles). Sans inscription préalable.

 

– Photobooth Genre : « Quand je serai grand.e, je serai… »
Mercredi 8 mars sur les campus de 7 h 30 à 10 h 30 et dans les BU de 11 h 30 à 15 h.
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, venez dire si votre sexe a influencé votre orientation ? Quel métier aviez-vous envie de faire enfant ? Quelle formation avez-vous finalement choisie ? À partir des témoignages, création d’un mur de photos et partages sur les réseaux sociaux.

 

– Entreprendre au féminin
Jeudi 9 mars à 17 h, à La Passerelle (2 rue Lakanal, campus Belle-Beille)
Atelier World Café, discussions, propositions collectives et témoignages.

 

– Présentation du nouveau site Musea
Mardi 14 mars de 12 h à 14 h, à la Maison de la recherche Germaine Tillion (campus Belle-Beille)
Musée virtuel de l’histoire des femmes et du genre, par Christine Bard et Vincent Guérin, avec Yves Denéchère et Corinne Bouchoux (Gedi/Cerhio).

 

– Autour du Dictionnaire des féministes : atelier Wikipédia
Jeudi 16 mars de 14 h à 17 h, à la BU Belle-Beille.
Atelier animé par Anne Baumstimler pour apprendre à créer et enrichir des notices sur l’encyclopédie en ligne.

 

– « Femmes en francophonie »
Jeudi 23 mars, de 9 h à 18 h, dans l’amphi A de la Faculté des lettres, langues et sciences humaines.
Vendredi 24 mars, de 9 h à 18 h, dans l’amphi E003 de l’IUT.
Colloque international co-organisé par l’association de doctorants Franco-Unis et le programme Gedi.

 

– « Cadrages féminins, caméras incarnées : Varda, Akerman, Cabrera, Calle et Maïwenn »
Lundi 27 mars de 18 h à 20 h, à la Maison de la recherche Germaine Tillion (campus Belle-Beille).
Conférence de Cybelle McFadden, professeure de français et d’études francophones, Université de Greensboro (Caroline du Nord).

 

– « Marie Sklodowska-Curie, scientifique et femme, tout simplement ! »
Mercredi 4 avril à 18 h, dans l’amphi Averroès de l’UFR Santé (Médecine, rue Haute-de-Reculée).
Conférence sur la première femme à avoir obtenu le Nobel, par Armand Lattes, professeur émérite de l’Université Paul-Sabatier de Toulouse et ex-président de la Société française de chimie.
Soirée hommage à l’écrivaine Goliarda Sapienza
Vendredi 6 avril à 18 h, à la Maison de la recherche Germaine Tillion (campus Belle-Beille).
Proposée par l’axe « Voix de femmes » du programme Gedi,avec Iris Chionne, maîtresse de conférences en littérature et civilisation italiennes à l’Université de Nantes et Nathalie Castagné, traductrice de Goliarda Sapienza.

 

Pour plus d’informations: http://www.univ-angers.fr/fr/vie-a-l-universite/egalite-femmes-hommes/actualites/le-mois-du-genre.html


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