Archives de catégorie : Emission

« Enzo Traverso à gauche toute ! »: A écouter dans l’Heure Bleue avec Laure Adler sur France Culture

Dans « Mélancolie de gauche, la force d’une tradition cachée », l’historien des idées explique pourquoi la gauche devrait puiser dans la mélancolie une force pour se réinventer.

 

Entre la Commune et Mai 68, les révolutions ont toujours affiché une prescription mémorielle : conserver le souvenir des expériences passées pour les léguer au futur. Une mémoire  » stratégique « , nourrie d’espérance. Mais cette dialectique entre passé et futur s’est brisée, et le monde s’est enfermé dans le présent. Ce nouveau rapport entre histoire et mémoire permet de redécouvrir ce qu’Enzo Traverso, à la suite d’ Hannah Arendt, appelle une  » tradition cachée « , celle de la mélancolie de gauche, car elle n’est ni un frein ni une résignation, mais une voie d’accès à la mémoire des vaincus qui doit permettre à la gauche de prendre conscience d’un héritage impossible à refouler, et surtout d’un nécessaire travail de deuil, mais Enzo Traverso nous en dira beaucoup plus ce soir dans l’Heure Bleue.

 

Lien: https://www.franceinter.fr/emissions/l-heure-bleue/l-heure-bleue-12-juin-2017

Emission avec Paul Gilroy, figure des cultural studies anglaises, sur la BBC


30 years ago « There Ain’t No Black in the Union Jack: The Cultural Politics of Race and Nation » was published. Philip Dodd talks to the author Professor Paul Gilroy about its impact and whether discussions about race and culture in Britain have moved on or not.

 

Lien: http://www.bbc.co.uk/programmes/b08chbpf

Amandine Gay est l’invitée de Lauren Bastide dans l’émission radiophonique La Poudre

Amandine Gay est l’invitée de Lauren Bastide pour le 6ème épisode de l’émission La Poudre, à podcaster ici: http://www.nouvellesecoutes.fr/la-poudre

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/07/amandine-gay-porte-voix-afro-feministe_5045147_3212.html

 

 

« Amandine Gay est cinéaste, essayiste, activiste, et l’une des figures de proue de l’afro-féminisme en France. Diplômée de Sciences-Po Lyon, elle part étudier en Australie avant d’intégrer le conservatoire d’Art dramatique de Paris en 2008. Passée derrière la caméra, elle écrit des programmes courts pour la télévision, tient un blog engagé, co-écrit une pièce de théâtre « Silence », avant de s’exiler à Montréal. Tout en développant son travail de recherche sur l’adoption, elle réalise son documentaire, « Ouvrir la voix ». Ce film donne la parole à 24 femmes noires de France et de Belgique. Sa sortie nationale est prévue pour l’automne prochain.

Dans cet épisode, Amandine Gay évoque son enfance dans la campagne lyonnaise et son statut d’adoptée (04:28), les lectures qui l’ont aidé à devenir femme (12:20), l’importance de l’adoption dans sa construction (16:40), la représentation des femmes noires dans les médias et dans la société (20:35), comment la création lui permet de mettre à distance les blessures de son existence (35:25), l’apport de la pratique du burlesque dans son vécu (40:40), le livre « Ne suis-je pas une femme ? » de bell hooks dont elle a écrit la préface et dont elle nous lit un passage (45:35), la fétichisation du corps des adolescentes noires (47:15), son ressenti face à l’accueil de son documentaire « Ouvrir la voix » (1:02:40) et le calme qu’elle a trouvé à Montréal (1:06:01). »

 

Joan W. Scott invitée de l’émission La Grande Table sur France Culture le 20 janvier 2017: Podcast à (ré)écouter

Joan Scott fait-elle mauvais genre ?

 

Lien: https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/joan-scott-fait-elle-mauvais-genre

 

Alors que la « Women’s March on Washington » aura lieu demain aux Etats-Unis, nous marcherons de notre côté avec l’historienne américaine Joan Scott.

 

 

Les femmes marcheront demain sur Washington. La « Women’s March on Washington », qui était au départ l’initiative d’une avocate haiwaïenne, est devenue un mouvement mondial : 616 « marches sœurs » seront organisées le 21 janvier, en écho et en réponse à l’investiture du nouveau président américain Donald Trump qui prête serment aujourd’hui. De notre coté, nous marcherons avec Joan Scott, figure du féminisme contemporain et des « gender studies ».

 

« Le département était entièrement masculin et entendait le rester : le directeur écartait les femmes de son séminaire sous prétexte qu’elles pourraient distraire les étudiants masculins – un argument que j’ai retrouvé chez Rousseau ! Il lui a suffi d’apprendre que je parlais le français pour définir mon domaine de recherche : et c’est ainsi que je suis devenue historienne de la France ! » (Revue Vacarme, 2014)

 

Joan Scott « le voile expose une contradiction entre la différence des sexes légitimée par la nature et l’universalisme de l’individu abstrait » (La Grande Table)

 

En première partie, la Grande Table reçoit l’écrivain Hisham Matar pour son dernier roman.

Intervenants

  • Joan Scott : historienne, professeure émérite à la faculté de sciences sociales de l’Institute for Advanced Study de Princeton.

Rediffusion d’une émission consacrée à Louise Bourgeois sur France Culture

louise-bourgeois

 

 

Rediffusion du 10/07/2011

 

Lien vers l’émission: https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/louise-bourgeois

 
« Je suis une femme enragée et agrippée  » disait Louise Bourgeois – agrippée à son enfance et ses souvenirs traumatisants entre un père despotique et une mère bafouée. De sa jeunesse trahie lui venait cette rage existentielle qu’elle transforma inlassablement en une rage de créer, » intense et productive ». Née en France en 1911, Louise Bourgeois s’établit à New York en 1938 et ne fut reconnue que fort tardivement – elle avait alors 71 ans – lors de la première rétrospective organisée pour une artiste femme au Musée d’Art Moderne de New York en 1982, avant d’être célébrée comme une des figures majeures de la scène contemporaine. Artiste hautement singulière, elle avait croisé les mouvements artistiques de son temps sans se laisser embrigader, « ratiboiser » disait-elle, conservant une liberté totale, réalisant une oeuvre unique structurée par ses émotions qu’elle recréait et exorcisait dans de multiples métamorphoses de formes et de matériaux. Dessins, gravures, sculptures, installations, tanières et cellules… Bois, objets trouvés, plâtre, latex, marbre, bronze, textiles… Son oeuvre ambivalente, violemment contradictoire, décapante et redoutable, à la fois vengeresse et réparatrice, à l’image de ses fameuses araignées « Maman », protectrices et terrifiantes, manifesta jusqu’à son terme sa puissance de renouvellement plastique. Avec Marie-Laure Bernadac, Conservateur, Historienne d’Art, Chargée de Mission pour l’Art Contemporain au Musée du Louvre, commissaire de l’Exposition Louise Bourgeois au Centre Pompidou en 2008, auteure d’un ouvrage sur Louise Bourgeois publié aux éditions Flammarion

 

Avec Jacqueline Caux , réalisatrice de courts métrages expérimentaux et de films musicaux, auteure de « Tissée, tendue au fil des jours la toile de Louise Bourgeois » aux éditions du Seuil

 

Yves Gagneux , Directeur de la Maison de Balzac pour laquelle Louise Bourgeois a conçu sa dernière exposition « Moi Eugénie Grandet »

 

Xavier Girard , Historien d’Art, écrivain

 

Bruno Mathon , peintre et Critique d’Art Archives INA Martine Auger

« Isadora Duncan ou l’art de danser sa vie (1877-1927) » à réécouter sur France Culture

Isadora Duncan• Crédits : Arnold Genthe @New York Public Librairy / Bridgeman Giraudon

Isadora Duncan• Crédits : Arnold Genthe @New York Public Librairy / Bridgeman Giraudon

 

 

« Isadora Duncan a été un objet de fascination totale pour ses contemporains. Venue de l’autre côté de l’océan, cette danseuse aux pieds nus, sans corset, a sidéré le public de la Belle époque par son audace, sa manière de danser, sa soif de liberté et son esprit révolutionnaire. »

 

Antoine Bourdelle (1861-1929). "Isadora". Dessin. Paris, musée Bourdelle.• Crédits : Musée Bourdelle / Roger-Viollet

Antoine Bourdelle (1861-1929). « Isadora ». Dessin. Paris, musée Bourdelle.• Crédits : Musée Bourdelle / Roger-Viollet

 

 

« Cette pionnière de la danse moderne a trouvé dans le mouvement des vagues une source d’inspiration pour son art. Née au bord de l’océan Pacifique, Isadora, enfant, contemplait des heures durant les mouvements de la mer. Élevée avec ses frères et sœur par une mère bohème, elle a très tôt quitté l’école pour danser et a créé son propre cours de danse à l’âge de 6 ans ! »

 

Podcast et suite du texte en cliquant sur ce lien: https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/isadora-duncan-ou-lart-de-danser-sa-vie-1877-1927

 


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