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APPEL A COMMUNICATIONS: « Espaces | sexués, genrés, queer* Une exploration des dynamiques entre les espaces, les genres et les sexualités » (19-20 octobre 2017, Ecole Nationale d’architecture Paris La Villette)

APPEL A COMMUNICATIONS: « Espaces | sexués, genrés, queer*
Une exploration des dynamiques entre les espaces, les genres et les sexualités »

An exploration of dynamics among space, gender and sexuality

Ce colloque se propose d’étudier les dynamiques entre les espaces, les genres et les sexualités — l’espace étant compris ici aussi bien dans ses dimensions sociales et mentales que comme un cadre matériel et formel.

ANNONCE

19-20 octobre 2017, Ecole Nationale d’architecture Paris La Villette (ENSAPLV) Amphi 11

Présentation
Ce colloque se propose d’étudier les dynamiques entre les espaces, les genres et les sexualités — l’espace étant compris ici aussi bien dans ses dimensions sociales et mentales que comme un cadre matériel et formel.

Tandis que les constructions sociales des identités des genres et des sexualités produisent des espaces (qu’ils soient projetés ou construits, représentés ou imaginés, collectifs ou privés…), les espaces eux-mêmes re-produisent ces identités, souvent fondées sur des critères hétéronormés et patriarcaux. Les études sociales et spatiales — surtout celles issues de recherches anglophones — ont mis en évidence ce potentiel révélateur et producteur de définitions et de pratiques. Espaces, genres et sexualités apparaissent ainsi comme des processus, dont le potentiel subversif rivalise avec la capacité normative.

Les études queer et des genres ont permis la remise en cause des mécanismes de production de la connaissance, de narration et de représentation, en mettant en évidence leurs présupposés à prétention universaliste. Elles ont développé de nouvelles méthodologies et épistémologies qui permettent d’affronter et d’embrasser la composante subjective des pratiques, y compris dans la recherche. Dans le cas de la production spatiale, les dynamiques top-down peuvent s’inverser, et les rôles des acteurs impliqués être mis en question. Le processus de conception est-il alors toujours un cadre ordonnateur et normalisateur, ou une spatialité queer est-elle possible — et comment ?

Il n’est donc pas anodin d’étudier les relations entre espaces, genres et sexualités dans le cadre d’une école d’architecture : il s’agit de soulever ouvertement des questions qui nous semblent latentes. C’est aussi une invitation adressée aux personnes issues de milieux extérieurs à l’architecture — et parfois étanches entre eux — à venir échanger leurs réflexions sur cette thématique partagée.

Sans prétention à l’exhaustivité, ce colloque privilégiera donc une approche transdisciplinaire. En reflétant la variété des disciplines universitaires (géographie, philosophie, sociologie et anthropologie…), des pratiques (urbanisme, architecture, aménagement…) et des intervenants (chercheur.e.s, acteur.e.s du projets, collectifs, associations…), l’objectif sera de confronter les champs disciplinaires, les outils et les échelles d’analyse permettant une analyse de l’espace sexué, par analogie avec le corps sexué.

L’approche du colloque sera également transcalaire. De l’échelle des corps à l’échelle transnationale, en passant par celles de la ville, du quartier ou du bâtiment, chacune nous semble pertinente et complémentaire. De la même manière, nous estimons que l’étude des pratiques des espaces est indissociable d’une analyse des processus de production qui les génèrent. La trame du colloque propose donc d’intégrer l’amont comme l’aval des espaces pour en comprendre les dimensions genrées, queer et sexuées.

Nous proposons les pistes suivantes, non-exhaustives, pour orienter les propositions:

Langages et représentations
Appropriations et réappropriations
Intimité, domesticité et habitat
Transnationalités, expatriations, émigrations
Politiques institutionnelles : au-delà du gender mainstreaming
Professions et spatialités : “féminisation” ou devenir queer ?

1 — Langages et représentations
Les études queer et des genres, de même que les mouvements féministes et LGBTQ+, travaillent depuis longtemps sur le langage comme forme de représentation et de normalisation genrée et sexuée. Comment la question du langage et de la représentation, peut-elle se lier aux caractères sexués de l’espace ? Le langage architectural et les représentations de l’espace et dans l’espace révèlent-ils la même permanence de masculinité dominante et d’hétéronormativité ?

2 — Appropriations et réappropriations
Genres et sexualités produisent des imaginaires, des pratiques et des connaissances contre-culturelles qui imprègnent la production spatiale. À travers des actions ou des usages novateurs et re-créatifs, les espaces publics sont détournés et appropriés par et pour certaines sexualités. De l’échelle de la ville à celle des corps eux-mêmes, comment l’espace devient-il un instrument performatif ? Quelles formes de présences genrées, queer et sexuées dans l’espace public prennent une signification politique ?

3 — Intimité, domesticité et habitat
Le prisme des genres et des sexualités permet d’analyser des pratiques individuelles ou collectives qui inventent des espaces d’intimité, mais qui aspirent aussi à pouvoir en sortir. Distinguer habitat et espaces domestiques permet d’inclure aussi bien les espaces conçus pour favoriser l’intimité, que ceux qui sont détournés dans ce sens, y compris au sein des espaces publics. Comment les producteurs de l’espace appréhendent-ils cette notion ? Comment les espaces à usage intime (qu’ils soient privés ou publics) sont-ils aménagés, distingués des autres ? Comment leurs limites sont-elles tracées et à quelles revendications correspondent-elles ?

4 — Transnationalité, expatriations, émigrations
L’expérience migratoire peut être lue sous le filtre des genres et des sexualités à différentes échelles : en créant de nouvelles spatialités frontalières, mais aussi à travers les systèmes d’adaptation qui s’expriment dans les spatialités du quotidien. Comment la communauté, de genre ou d’orientation sexuelle, devient-elle une ressource pour la création d’espaces et de manières de les utiliser, au sein du pays de destination ou au cours du trajet migratoire ? Comment la sexualité affecte-elle la mobilité transnationale et ses conséquences aux échelles locales ?

5 — Politiques institutionnelles : au-delà du gender mainstreaming
À travers des politiques et des mesures réglementaires ou exécutives, comme le gender mainstreaming, les institutions de plusieurs aires métropolitaines, notamment en Europe, cherchent à faire écho aux revendications de genre. Mais à travers le gender mainstreaming qui touche les espaces publics de plusieurs aires métropolitaines, cette reconnaissance demeure problématique. Ainsi, le problème de la sécurité est crucial : conjointement avec une conception plus informée, consacrée à l’éclairage ou à la visibilité, les politiques urbaines proposent souvent une idée sécuritaire basée sur le concept d’ordre public, selon laquelle les femmes sont considérées comme des victimes potentielles. Comment peut-on dépasser cette une conception binaire dans laquelle les femmes sont considérées comme des victimes potentielles., qui instrumentalise les femmes et qui laisse de côté homosexualités, transexualités, et d’autres communautés considérées par leur genre ou leurs sexualités ? Comment saisir l’impact des politiques urbaines genrées ?

6 — Professions et spatialités : “féminisation” ou devenir queer ?
Plusieurs professions liées à la production des espaces sont touchées par un processus désigné comme une “féminisation” : un nombre croissant de femmes semble accéder à des domaines jusque-là considérés comme “masculins”. Quelles sont les limites de ce phénomène, en termes de renouvellement des pratiques (sortir d’une vision sexiste et hétéronormée des espaces) mais aussi de reconnaissance (postes ou rémunérations encore inégaux) ? Peut-on penser un dépassement de cette vision binaire pour anticiper le devenir queer de l’espace ?

 

Calendrier
La participation à ce colloque est ouverte aux étudiant.e.s, doctorant.e.s et chercheur.se.s mais aussi aux collectifs, militant.e.s, architect.e.s, designers, urbanist.e.s, etc.

Les personnes intéressées devront adresser par mail une proposition d’intervention (3000 signes maximum) à l’adresse <espaces.gsq@gmail.com>

avant le 30 mai 2017.

Le colloque aura lieu les jeudi 19 et vendredi 20 octobre 2017 à l’Ecole Nationale d’Architecture Paris La Villette (ENSAPLV) et alternera prises de paroles et tables rondes.

Organisation
Ce colloque est organisé par un collectif d’étudiant.e.s et de doctorant.e.s basé à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette (ENSAPLV) en collaboration avec deux équipe de recherche, le laboratoire d’architecture et anthropologie
Manola Antonioli, professeure (ENSAPLV, Paris)
Pierre Chabard, maitre-assistant (ENSAPLV, Paris)
Mina Saidi-Sharouz, maitre assistant associée (ENSAPLV, Paris)
Giulia Custodi, doctorante (ENSAPLV-Université de Paris-I Panthéon Sorbonne / Université AlmaMater, Bologne) ;
Hakima El Kaddioui, doctorante (ENSAPLV-Université de Paris-I Panthéon Sorbonne) ;
Serena Olcuire, doctorante (DICEA, Sapienza Università di Roma) ;
Martina Silvi, étudiante en Master 2 (ENSAPL V).

Conseil scientifique
Manola Antonioli (ENSAPLV, Paris)
Jean Didier Bergilez (ULB, Bruxelles)
Rachele Borghi (Paris IV)
Fabrice Bourlez (Esad, Reims)
Pierre Chabard (ENSAPLV, Paris)
Claire Hancock (Paris Est)
Mina Saidi (ENSAPLV, Paris)

 

Lien: http://calenda.org/402557

« At MoMA, Women at Play in the Fields of Abstraction » par Holland Cotter (New York Times)

« Anyway, it’s time to give the White Guys a rest. They’re looking tired. And the moment is auspicious. MoMA is expanding; the only ethical justification for doing so that I can see is to show art it hasn’t shown before, to write a broader, realer story, one that might even, in truth, be great. Construction is still in progress, but plans for the new history can start right now. Go see the work by women in “Making Space,” then go to MoMA’s permanent- collection galleries and start mentally moving in their art. »

 

Lien vers l’article complet: https://www.nytimes.com/2017/04/13/arts/design/moma-women-artists-and-postwar-abstraction.html?smid=tw-share&_r=0

Exposition de LAURENCE PRAT « Face à Face » jusqu’au 30 avril

LAURENCE PRAT

Face à Face

Studio photographique Laurence Prat

43 Rue de la Plaine, 75020 Paris

06/04/2017 – 30/04/2017

 

 

Laurence Prat, Portrait de Zanele Muholi Copyright Laurence Prat

 

La photographe sud-africaine militante LGBT Zanele Muholi devient elle-même sujet dans ce face à face avec la photographe Laurence Prat, dont l’œuvre se nourrit de féministes, écrivaines, intellectuelles…

 

Zanele Muholi, South-African photographer and LGBT militant, finds herself here in front of a camera held by Laurence Prat, a photographer whose work mainly features female writers, intellectuals, and feminists of all sorts…

 

« Cette exposition présente une série de 21 portraits photographiques de Zanele Muholi, l’ensemble constituant un portrait de la photographe sud-africaine et de son œuvre. Je rencontre Zanele Muholi par l’intermédiaire d’une amie commune, alors qu’elle expose pour la première fois à Paris au Grand Palais, dans le cadre de Paris Photo en 2011.

 

Elle est alors soutenue par la galerie Stevenson de Johannesburg et au début d’une reconnaissance aujourd’hui internationale. Elle réalise des portraits de sa communauté, noire, lesbienne et transsexuelle pour, explique-t-elle, documenter et rendre visible, les invisibles dans l’histoire de son pays. »

 

« De mon côté, je réalise des portraits de féministes, écrivaines, intellectuelles, journalistes, qui sont elles aussi pour la plupart invisibles dans l’histoire visuelle de mon pays. Ma démarche est d’aller à leur rencontre pour qu’elles deviennent « sujet » de leur portrait et de ne pas poser sur elles un regard qui les enfermerait dans un cliché.

 

Nos deux réflexions se croisent et déclenchent l’envie de se connaître. Depuis plusieurs années, au fil de nos échanges à Paris, j’ai réalisé des portraits de Zanele. A travers cette série, je reconstitue un portrait de la photographe, traçant l’évolution de son œuvre, depuis « Phases and Faces », jusqu’à ses derniers autoportraits qui interrogent le traitement de la peau noire dans l’histoire de la photographie. »

 

Texte de Laurence Prat

 

Lien: http://moisdelaphotodugrandparis.com/event/face-a-face/

Colloque « Pensées critiques du genre : travail, corps, nation » du 17 au 19 mai 2017 au CNRS (en présence d’Ann Cvetkovich)

Lien: https://critiquegenre.sciencesconf.org/

Le colloque international « Pensées critiques du genre : travail, corps, nation » a pour but de présenter le vaste panorama des recherches effectuées sur le genre au Cresppa, en dialogue avec celles menées ailleurs. Notamment, étant donné la polémique autour de « la théorie du genre », qui a commencé en 2011, il nous a semblé nécessaire de donner un aperçu de la richesse des thèmes regroupés sous l’appellation « études de genre ». Ces études et ces théories interrogent en effet de multiples façons les rapports sociaux de sexe ou le genre, autrement dit, la production et la hiérarchisation des genres dans des contextes historiques et géographiques divers et dans leur enchevêtrement à d’autres structures sociales et politiques.

Le colloque sera organisé en deux journées qui seront introduites par une soirée d’ouverture la veille. Il se déroulera sur le site Pouchet du CNRS. Mercredi 17 mai 2017 après l’ouverture institutionnel nous avons le plaisir d’écouter la conférence Le ventre des femmes. Analyse d’une gestion par le patriarcat d’État et le capitalisme de Françoise Vergès. Ensuite il y aura une projection du court-métrage An Alphabet of Feeling Bad, réalisé par l’artiste Karin Michalski avec la participation de la chercheuse Ann Cvetkovich qui sera suivie de la conférence Feeling Bad Now: The Current State of Political Depression d’Ann Cvetkovich et d’un débat avec les deux.

Les deux journées de colloque sont organisées en quatre demi-journées thématiques qui représentent chacune un thème de l’axe transversal du Cresppa « genre et rapports sociaux de sexe ». Pour rappel, ces quatre thèmes sont :

1/ Épistémologies et théories féministes

2/ Travail et professions, carrières

3/ Corps, normes et sexualités

4/ Culture, nation et colonialité du pouvoir

 

 

PROGRAMME:

 

mercredi 17 mai 2017

HEURES ÉVÉNEMENT
15:0015:30 Ouverture du colloqueAnnick Allaigre (Présidente de Paris 8 Vincennes Saint-Denis, sous réserve), Jean-François Balaudé (Président de Paris Nanterre, sous réserve), Carole Brugeilles (Directrice du GTM et co-organisatrice du colloque) et Hervé Serry (Directeur du Cresppa)
15:3017:00 Françoise Vergès : Le ventre des femmes. Analyse d’une gestion par le patriarcat d’Etat et le capitalisme (salle des conférences)Cornelia Möser (Cresppa-GTM)
15:30 – 17:00 › Le ventre des femmes. Analyse d’une gestion par le patriarcat d’Etat et le capitalisme – Françoise Vergès Le Collège d’études mondiales/FMSH
17:0018:30 Projection du film de Karin Michalski « The Alphabet of Feeling Bad » avec Ann Cvetkovic (salle des conférences)Cornelia Möser (Cresppa-GTM)
17:3018:30 Ann Cvetkovich: Feeling Bad Now: The Current State of Political Depression (salle des conférences)Cornelia Möser (Cresppa-GTM)
17:30 – 18:30 › Feeling Bad Now: The Current State of Political Depression – Ann Cvetkovich, University of Austin, Texas
18:3020:00 Cocktail d’ouverture

jeudi 18 mai 2017

HEURES ÉVÉNEMENT
09:3011:00 Productions féministes des savoirs. Phénoménologie féministe (salle des conférences)Eleni Varikas (Cresppa-GTM)
09:30 – 10:00 › Phénoménologie politique du voile – Hourya Bentouhami, ESPE, université Toulouse 2-Le Mirail
10:00 – 10:30 › Le genre de la phénoménologie de l’éros (Levinas) – Sylvia Duverger, CRESPPA
10:30 – 11:00 › Englué dans l’image : une phénoménologie de la racialisation au travers des œuvres d’art – Alia Al-Saji, Université McGill
11:0011:30 Pause café
11:3013:00 Productions féministes de savoirs. Savoirs et disciplines : l’apport de la critique féministe (salle des conférences)Anne-Marie Devreux (Cresppa-CSU)
11:30 – 12:00 › Critiques féministes de la rationalité économique – Fatiha Talahite, Cresppa
12:00 – 12:30 › Disciplines et indiscipline chez Viola Klein, pionnière de la sociologie du genre et féministe – Eve Gianoncelli, Cresppa
12:30 – 13:00 › Apports des épistémologies et méthodologies féministes à la production de savoirs et à l’interdisciplinarité – Artemisa Flores Espinola, CRESPPA-CSU
13:0014:30 Déjeuner
14:3016:00 Sexualités, corps, normes. Corps, normes et socialisations sexuées (salle des conférences)Catherine Louveau (GTM-Univ. Paris Sud, IEC)
14:30 – 15:00 › Neutralisation du féminin et du masculin chez les manadières et les gardianes dans la tauromachie camarguaise – Sophie Vignon, Cresppa
15:00 – 15:30 › Education à la sexualité : transmission des normes liées au corps, aux relations sociales et au rapport à la connaissance dans les manuels de SVT du collège. – Marie Mengotti, Cresppa
15:30 – 16:00 › Représentations autour du corps, pratiques sexuelles et avortements chez les femmes algériennes en France – Lamia Yousfi, Cresppa-GTM
16:0016:30 Pause café
16:3018:00 Sexualités, corps, normes. La sexualité comme indicateur de modernité (salle des conférences)Jean-Raphaël Bourge (Cresppa-Labtop)
16:30 – 17:00 › Les lesbiennes d’origine maghrébine peuvent-elles parler ? – Salima Amari, Cresppa
17:00 – 17:30 › Révolution, Libération, Emancipation. La sexualité dans la pensée féministe en France, en Allemagne et aux USA depuis 1960 – Cornelia Möser, Cresppa-GTM
17:30 – 18:00 › Natively Queer: homosexualités indigènes qui défient les récits de la modernité sexuelle – Manuela Picq, Amherst College, Massachusetts
18:0018:30 Pause
18:3020:00 Table ronde (salle des conférences)Marie Perrin (CSU-Paris 8)
18:30 – 20:00 › L’actualité des mobilisations avec et contre « genre » – Emmanuelle Yvert, Labtop – Etienne Lefort, CSU-Paris 8 – David Paternotte, ULB

vendredi 19 mai 2017

HEURES ÉVÉNEMENT
09:3011:00 Décloisonner le travail. Première partie (salle des conférences)Danièle Kergoat (Cresppa-GTM)
09:30 – 10:15 › Etanchéifier le travail par la mise à distance des émotions, des femmes et de la vie privée – Aurélie Jeantet, Cresppa – Haude Rivoal, Cresppa
10:15 – 11:00 › Le genre de la valeur du travail. Quand les juges et les avocat-e-s font les comptes aux affaires familiales – Sibylle Gollac, Cresppa – Abigail Bourguignon, EHESS – Muriel Mille, UVSQ PRINTEMPS
11:0011:15 Pause café (salle des conférences)
11:1513:00 Décloisonner le travail. Deuxième partie (salle des conférences)Catherine Marry (Centre Maurice Halbwachs)
11:15 – 11:50 › « Les financeurs nous attendent au tournant ! ». Les enjeux politiques des frontières bénévolat/salariat, militantisme/professionnalisme dans la reconnaissance du travail féministe au Planning familial. – Alice Romerio, Cresppa
11:25 – 13:00 › Le devenir des femmes en chirurgie : la diversité des mondes de socialisation – Régine Bercot, Cresppa
11:50 – 12:25 › La transition études-emploi à Sidi Ifni (Maroc) : entre conservatisme et convergence des trajectoires genrées – Leila Boufraioua, Cresppa
13:0014:30 Déjeuner
14:3016:00 Le genre dans la construction de la nation et ses avatars. Genre, migration et crises (salle des conférences)Jane Freedman (Cresppa-GTM)
14:30 – 14:50 › Les frontières à l’intérieur du camp : l’espace-temps des femmes dans l’environnement qui les entoure (le cas des réfugiées en Jordanie) – Glenda Andrade, GTM-CRESPPA
15:00 – 15:30 › Femmes et jeunes filles réfugiées en Serbie – Marija Pavicevic, GTM-CRESPPA
15:30 – 16:00 › L’impact du mouvement nationaliste sur l’émergence des féminismes non occidentaux – Somayeh Rostampour, CRESPPA-GTM
16:0016:30 Pause café
16:3018:00 Le genre dans la construction de la nation et ses avatars. Genre et colonialité du pouvoir (salle des conférences)Jamila M. H. Mascat (Université d’Utrecht)
16:30 – 16:50 › Des « sabirs » politiques. Les Françaises musulmanes et leurs mobilisations politiques en France après 2004 – Karima Ramdani, Cresppa
16:50 – 17:10 › L’usage des maux dans la fabrique d’une colonialité genrée – Malek Bouyahia, Cresppa
17:10 – 17:30 › Masculinités et représentations du maintien de la paix parmi les miliaires brésilien en Haïti – Izadora Xavier, Cresppa
17:30 – 17:50 › « The Lady of Race »… Quand la déconstruction de la féminité éclaire la ligne de couleur – Franck Freitas, Cresppa
18:0020:00 Cocktail de clôture

Article: « 12 Female Curators and Gallerists on Their Favorite Female Artists » (NY Mag)

« At the start of Women’s History Month last year, the National Museum of Women in the Arts posed a question to their social-media followers: Can you name five women artists? In an attempt to bring the undersung work of women in the visual arts to the surface, the museum (and several others around the country) began telling stories and sharing works from female-identifying artists in their collections. The hope was that by the end of March, hungry art consumers — and total newbies — would be able to name, recognize, and admire female artists besides Frida Kahlo and Georgia O’Keeffe.

This was all before Donald Trump was elected president and the budget of the National Endowment for the Arts was threatened, and before the national conversation turned urgently to more important priorities. But many people would argue that art in the Trump era — especially art made by threatened, marginalized, or vulnerable populations — is even more important to support now than it has ever been.

Expanding on the NMWA’s #5WomenArtists series, the Cut talked to female curators, gallerists, educators, professors, and students about which female artist has had the greatest impact on them. First up in the ongoing series: curators, gallerists, and museum directors. »

Suite de l’article: http://nymag.com/thecut/2017/03/female-artists-histories-female-curators-interviews.html

D’wölfinfest, un festival autour des pratiques éditoriales et artistiques queerféministes à Strasbourg du 7 au 16 avril

 

D’WÖLFINFEST
Pratiques éditoriales et artistiques Queerféministes
Expo/ ateliers /concerts/ projections/ lectures/ vente de zines et éditions

du 7 au 16 avril 2017 au Syndicat Potentiel
13 rue des couples, 67000 Strasbourg
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QU’EST CE QUE C’EST ?

La D’Wőlfinfest est un projet multidisciplinaire crée autour des identités Queers et de leurs visibilités. Chaque intervenant-e ou collectif invité s’inscrit dans une démarche non commerciale, anticapitaliste et profondément féministe. ChacunE œuvre pour une transmission et une diffusion de messages politiques dans l’espace public via une pratique artistique, éditoriale ou musicale afin de court-circuiter les paroles et images normatives et restrictives véhiculées dans la société occidentale. Nos vies, nos identités, nos sexualités étant politiques, comment décloisonner les genres et les systèmes oppressifs qui régissent nos sociétés ? Comment se réapproprier l’espace public, physiquement et moralement ?Quels espaces et actions pour se visibiliser et se faire entendre ? Quels champs de diffusion emprunter ?

 

POURQUOI LA D’WŐLFINFEST ?

Nous sommes auteures, artistes, journalistes, cuisinières, doctorantes, graphistes, sérigraphes, coiffeuses, techniciennes, étudiantes, urbanistes, traductrices, musiciennes, réalisatrices, travailleuses du sexe, enseignantes et militantes. Nous créons, publions et diffusons. Nous avons un poids. Que souhaitons-nous véhiculer comme idées et comme messages à travers nos productions ? Comment les mettre à profit à travers nos idées et nos actions ? Quels moyens mettre en œuvre pour les diffuser ? Se poser la question de l’interaction du fond et de la forme est d’autant plus légitime en regard du contexte politique et économique actuel. À travers cet événement, nous souhaitons faire se rencontrer des publics autour des pratiques éditoriales et artistiques dans un espace de diffusion militant autre que celui de nos circuits habituels.
Investir le Syndicat Potentiel, espace culturel implanté au centre ville de Strasbourg depuis 25 ans, est une opportunité pour échanger sur nos références culturelles, créer des d’outils-ressources et discuter des questions autour du féminisme Queer.

Nous SOMMES des Meufs, des Gouines, des Pédés et des Trans.
Nous SOMMES une pluralité d’existences et nous voulons une liberté totale dans le choix de nos identités, nos sexualités et nos imaginaires.
Nous SOMMES visibles par nos actes, nos corps et nos paroles.
Nous n’avons pas les même réalités ni les même imaginaires que ce que la société blanche hétéropatriarcale nous propose.
Nous ne le souhaitons pas d’ailleurs !
Nous SOMMES et nous luttons.

 

♥ ♥ ♥

Projet collectif sur une proposition de Céline le Gouail.
Visuel de Maïc Batmane.

 

Page Facebook: https://www.facebook.com/events/184160655414067/

Atelier « Porno, Stigmatisation et Racisme » dans le cadre de la Queer Week à Sciences Po le 13 mars

☆ ☆ QUOI? ☆ ☆

Un atelier/groupe de parole sur l’exotisation, la stigmatisation et le racisme dans la pornographie. Comment ces images se construisent-elles à partir d’un imaginaire colonial ? Que révèle l’hyper-popularité de la “beurette” sur les sites pornographiques français ? Comment les codes du porno interracial véhiculent-ils des stéréotypes raciaux ?
Voilà autant de questions que nous serons amenés à nous poser.

☆ ☆ OÙ?☆ ☆

Salle S12
13 rue de l’université,
75007

☆ ☆ QUAND ? ☆ ☆


Le 13 mars de 17h à 19h

☆ ☆ AVEC QUI? ☆ ☆

Wissale ACHARGUI, étudiante en histoire et activiste intersectionnelle, membre du collectif Féministes contre le cyberharcèlement
Pour en savoir plus sur le collectif Féministes contre le cyberharcèlement, c’est par là → https://www.facebook.com/feministescontrelecyberharcelement/?fref=ts

☆ ☆ INSCRIPTION ☆ ☆

Internes et externes, pour vous inscrire, envoyez un mail à : garces.sciencespo@gmail.com, avec comme objet [Inscription Atelier porno, stigmatisation et racisme].

Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec le collectif Féministes contre le cyberharcèlement, et dans le cadre du cycle intitulé “La pornographie, entre empowerment et assujettissement : miroir de la société ou simple construction fictionnelle ?” organisé par GARCES, la Queer Week et Self-ish.

Pour en savoir plus sur le reste de nos événements, c’est par là → :https://www.facebook.com/events/1425214287509756/

Pour en savoir plus sur Garçes, c’est par là →
https://www.facebook.com/garces.collectiffeministe.9/ et https://collectiffeministe.wordpress.com/

Pour en savoir plus sur les événements de la Queer Week, c’est par là →
https://www.facebook.com/events/593689804175151/ ethttp://www.queerweek.com/

Vendredi 17 mars à 19:30 – 22:30, Self-ish en collaboration avec Garçes et QW :
https://www.facebook.com/selfishopenmic/?fref=ts

☆ ☆ ☆ ☆

  • Free Admission

 

Page Facebook de l’événement: https://www.facebook.com/events/964665273669789/

Projection de « Nettoyage à sec » (1997) en présence de la réalisatrice Anne Fontaine le 20 mars, organisée par le ciné-club Le 7è genre

 

 

Nettoyage à sec

Réalisé par Anne Fontaine
Avec Miou-Miou Charles Berling Stanislas Merhar

Durée : 1h37

Projection le 20/03/2017 à 20h au Cinéma Le Brady (39 Boulevard de Strasbourg, 75010 Paris)

Synopsis

Jean-Marie et sa femme Nicole tiennent depuis quinze ans un pressing à Belfort. Quinze ans d’amour fidèle, de travail sans relâche… Mais une soirée dans un cabaret, ‘La Nuit des temps’, va faire tout basculer. Sur scène, un jeune homme troublant, Loïc, fait un numéro de travesti avec sa sœur Marylin. Il séduit immédiatement le couple, qui s’accordait sa première sortie depuis longtemps. Tel le visiteur du Théorème de Pasolini, Loïc va s’immiscer dans leur vie bien réglée et faire déraper leur existence, bouleversant tous leurs repères, sexuels, moraux, sociaux. Troisième film d’Anne Fontaine (après Les Histoires d’amour finissent mal en général et Augustin), Nettoyage à sec met au jour les pulsions les plus enfouies d’un couple ‘sans histoire’, jusqu’au point de non-retour.

Notre invitée : Anne Fontaine, réalisatrice, scénariste, actrice

Lien: http://www.lebrady.fr/film/201244/

FATMA BUCAK au séminaire SOMETHING YOU SHOULD KNOW: ARTISTES ET PRODUCTEURS AUJOURD’HUI le 8 mars (Paris)

 

ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES EN SCIENCES SOCIALES
FONDATION MAISON DES SCIENCES DE L’HOMME

SOMETHING YOU SHOULD KNOW: ARTISTES ET PRODUCTEURS AUJOURD’HUI

Patricia Falguières, Elisabeth Lebovici et Nataša Petrešin-Bachelez

Mercredi 8 Mars
FATMA BUCAK

De 19H à 21H, À LA MSH, 16 – 18 RUE SUGER, 75006 (métro Odéon ou Saint – Michel)

La salle n’est pas ouverte avant 18h50.

Pour respecter les mesures de sécurité durant l’état d’urgence, il est nécessaire de s’inscrire préalablement : somethingyoushouldknow-request@ehess.fr.
Les portes seront fermées à 19h10.

For security measures, please register at this address if you wish to attend this event : somethingyoushouldknow-request@ehess.fr  No access without registration.
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Fatma Bucak est née à Iskenderun, à la frontière entre la Turquie et la Syrie, et elle vit et travaille aujourd’hui entre Londres et Istanbul. Elle a étudié la philosophie à l’Université d’Istanbul, l’histoire de l’art et la gravure à l’Accademia Albertina (Turin), et a obtenu un MA du
Royal College of Art à Londres. Son travail de performance, photographie, son et video se concentre sur l’identité politique, les mythologies religieuses et le paysage en tant qu’espace de renégociation historique. Dans sa pratique, Fatma Bucak questionne souvent les manières traditionnelles de faire histoire, de même qu’elle interroge les normes culturelles, notamment de genre.

Ses expositions personnelles ont eu lieu au Castello di Rivoli (Turin), à la Brown University David Winton Bell Gallery (Providence, Rhode Island), à ARTER (Istanbul), à Artpace (San Antonio, Texas), au Pori Museum (Pori, Finlande), à la galerie Alberto Peola (Turin), et à The Ryder Project (Londres). Son travail a également été exposé à la 54è Biennale de Venise, au Jewish Museum (New York), à l’ International Festival of Non-fiction Film ( MoMA, New York), à SALT (Istanbul), l’ICA (Londres), à Spike Island (Bristol), Contemporary Art Platform Gallery Space (Koweit), Manifesta 9 (Genk), La Permanente Museum (Milan), Fondazione Fotogra a (Modena) et Art in General (New York). En 2013 elle a été lauréate du 13è Prix Illy Present Future et sélectionnée pour le Bloomberg New Contemporaries.  Elle a été en résidence à Townhouse, au Caire, en 2014.

Actuellement résidente à la Cité Internationale des Arts (Paris), Fatma Bucak prépare des expositions à Harpe45, Lausanne et Pi Artworks, Londres.

ENG :
Born in Iskenderun on the Turkey-Syria border, Fatma Bucak (lives and works in Istanbul and London) studied Philosophy at Istanbul University and History of Art and Etching in Italy at the Albertina Academy of Fine Arts, before completing her MA in Photography at the Royal College of Art, London. Her works in performance, photography, sound, and video, center on political identity, religious mythology, and landscape as a space of historical renegotiation. In her practice she often questions traditional forms of history-making as well as cultural and gender norms.

She has had solo exhibitions at Castello di Rivoli Museum of Contemporary Art (Turin), Brown University David Winton Bell Gallery (Providence), ARTER (Istanbul), Artpace (San Antonio), Pori Museum, Alberto Peola Contemporary Art Gallery (Turin), and The Ryder Project (London). Her work has also been exhibited at the 54th Venice Biennale Tese di San Cristoforo – Arsenale, The Jewish Museum (New York), International Festival of Non-fiction Film, MoMA (New York), SALT (Istanbul), ICA (London), Spike Island (Bristol), Contemporary Art Platform Gallery Space (Kuwait), Manifesta 9-Parallel events (Genk), La Permanente Museum (Milan), Fondazione Fotografia (Modena), and Art in General (New York), among others. In 2013 she was the winner of the 13th Illy Present Future Prize, and was selected for the Bloomberg New Contemporaries in the same year. She was artist-in-residence at Townhouse, Cairo in 2014. She is currently preparing upcoming solo shows at Harpe45, Lausanne and Pi Artworks, London. She is also a resident artist at the Cité Internationale des Arts (Paris).

Le séminaire « Something you should know: Artistes et producteurs » est soutenu par la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte
(http://www.fabarte.org)
Pour voir les anciens séminaires : http://www.vimeo.com/sysk/
Programmation passée et prochains rendez-vous: http://sysk-ehess.tumblr.com/
Et par abonnement à la newsletter  somethingyoushouldknow-request@ehess.fr

Autour de la polémique Philippe Garnier sur l’exposition Dorothy Arzner à la Cinémathèque, un article de Johanna Luyssens: « Le cinéma, le sexisme, et les cinéphiles : un cas d’école »

Le cinéma, le sexisme, et les cinéphiles : un cas d’école

 

« Ce texte est au moins sexiste, sans doute lesbophobe, et dans tous les cas maladroit. On sent à quel point l’auteur se fiche profondément de son sujet. Tout cela ne l’intéresse pas vraiment, cela se sent. Du coup, on en arrive à cela : parler d’une femme cinéaste dans l’histoire du cinéma sans évoquer leur “invisibilisation”. C’est tellement passer à côté du sujet que c’en devient une prouesse technique. Mais Philippe Garnier semble se foutre de tout cela. On pense évidemment à Alice Guy, cinéaste aussi pionnière que prolifique, dont Scorsese disait en 2011 : « Alice Guy était une réalisatrice exceptionnelle, d’une sensibilité rare, au regard incroyablement poétique et à l’instinct formidable […]. Elle a écrit, dirigé et produit plus de mille films. Et pourtant, elle a été oubliée par l’industrie qu’elle a contribué à créer. »

 

Article à lire en cliquant sur ce lien: https://medium.com/@johannaluyssen/le-cin%C3%A9ma-le-sexisme-et-les-cin%C3%A9philes-un-cas-d%C3%A9cole-3f963762806c#.6a39aeofw


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