Hommage à Chantal Akerman le 11 décembre 2016 au cinéma Le Gyptis à Marseille: projection de « News From Home » et « No Home Movie »

 

akerman

 

17h
News From Home, documentaire, Belgique, 1977, 1h15
Le film se compose de longues séquences, montrant différents lieux de New York, sur lesquelles la réalisatrice lit en voix-off des lettres que sa mère lui a envoyées entre 1971 et 1973, lorsque la cinéaste vivait dans cette ville.

19h
No Home Movie, documentaire, France, Belgique, 2015, 1h55
« Ce film est avant tout un film sur ma mère, ma mère qui n’est plus. Sur cette femme arrivée en Belgique en 1938 fuyant la Pologne, les pogroms et les exactions. Cette femme qu’on ne voit que dans son appartement. Un appartement à Bruxelles. Un film sur le monde qui bouge et que ma mère ne voit pas » Chantal Akerman
En présence de Caroline Renard, enseignante et chercheuse en Études Cinématographiques
à l’Université Aix-Marseille.
En partenariat avec le cinéma Le Gyptis
CLAIRE ATHERTON : À PROPOS DE CHANTAL AKERMAN
« Chantal était allergique au psychologisme. Le psychologisme c’est l’explication psychologique des actes et des sentiments. Le cinéma de Chantal n’explique jamais, il nous questionne et nous met face à nous-mêmes. C’est ce qui le rend si fort et vivant. »
« Elle était très libre et intuitive. Parfois provocatrice. Elle n’avait pas d’interdits. Elle ne disait pas il faut filmer comme ci, il faut cadrer comme ça, on fait pas ci, on fait pas ça. Ses choix venaient de l’intérieur. Ce qui la guidait, c’est ce qu’elle sentait. Elle avait un rapport physique plus que cérébral à l’image, aux couleurs, aux sons, au rythme. »
« On dit souvent de Chantal qu’elle avait des principes esthétiques. Or je crois que les principes nous protègent, et Chantal ne se protégeait pas. Elle faisait confiance à ce qui allait advenir, elle savait accueillir le hasard. »
Claire Atherton, monteuse, a travaillé de nombreuses années avec Chantal Akerman (films, installations)
Retrouvez l’intégrité du texte sur blog.cinemadureel.org
Chantal Akerman est l’une des figures les plus importantes du cinéma moderne. Elle élabore, depuis 1968, une œuvre quasi unique. Aucun domaine artistique ne lui est étranger. Elle pratique aussi bien la fiction que le documentaire ou le cinéma expérimental. Ses films sont, tour à tour, burlesques et dramatiques, autobiographiques le plus souvent. Ses travaux dépassent le cadre du cinéma vers l’installation et les arts plastiques. Elle est née le 6 juin 1950 à Bruxelles et morte le 5 octobre 2015 à Paris. Parmi les films de sa longue carrière, on retrouve Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles (1975), avec Delphine Seyrig ; Les Rendez-vous d’Anna (1978) avec Aurore Clément, un autobiographique road movie en train ; la comédie musicale Golden Eighties (1986) et La Captive (2000), son adaptation de La Prisonnière de Marcel Proust. No home movie est son dernier film.

 

HOMMAGE ORGANISE PAR FILMS FEMMES MEDITERRANEE

 

Lien: http://www.films-femmes-med.org/actualites

Exposition « Not Ready To Make Nice GUERRILLA GIRLS 1985-2016 » au FRAC LORRAINE

Not Ready To Make Nice GUERRILLA GIRLS 1985-2016

Commissaire : Xabier Arakistain

Jusqu’au 19 février 2017

 

guerrilla

 

Lien: http://www.fraclorraine.org/explorez/artsvisuels/504

 

Cet automne, le souffle inquisiteur des Guerrilla Girls déferle sur le Grand Est ! Plus actif que jamais, toujours aussi politiquement incorrect, le collectif américain investit les espaces du 49 Nord 6 Est lors d’un parcours orchestré par Xabier Arakistain, défenseur avéré de la cause féministe. Not ready to make nice ! Tout est dit dans le titre de cette exposition qui retrace 30 ans d’insurrection artistique.

 

Face à l’absence de parité dans les musées internationaux – qu’elle soit de genre, de race ou de classe – les Guerrilla Girls prennent les armes ! Se faisant la « conscience du monde de l’art », anonymes sous leurs masques de gorille, ces activistes n’ont de cesse de dénoncer toutes les formes de discrimination. Véritables robin.e.s des bois du XXIème siècle, les Guerrilla Girls continuent d’agiter la sphère culturelle avec leurs célèbres posters et leurs actions à l’humour mordant et provocateur. Un combat à rallier de toute urgence.

 

Workshop d’actions créatives, stage d’auto-défense, rencontres entre art et activisme, rejoignez-nous au 49 Nord 6 Est. Et telles les Guerrilla Girls, devenez vous aussi de super héro.ïne.s, que vous portiez (ou pas) le collant avec grâce !

 

 

LES GUERRILLA GIRLS

 

Guerrilla Girls est un collectif d’artistes anonymes fondé en 1985. Déterminées à mettre l’accent sur la dimension politique de leur travail et à dénoncer l’oubli systématique des femmes dans les sociétés contemporaines, les Guerrilla Girls ont décidé de garder l’anonymat en portant des masques de gorille et en prenant les noms d’illustres artistes femmes décédées. Le collectif utilise les faits, l’humour et des visuels qui frappent les esprits pour exposer au grand jour les préjugés ethniques et de genre, ainsi que la corruption ­­présente en politique, dans l’art, les films et la pop culture. Elles ébranlent l’idée d’une histoire dominante en révélant les récits cachés, le sous-texte, les laissés-pour-compte, et tout ce qui est purement scandaleux ! Elles croient en un féminisme intersectionnel qui combat la discrimination et défend les droits humains de tous les peuples et de tous les genres. Le groupe a développé plus de 100 projets, posters, stickers et actions dans l’espace public à travers le monde, notamment dans les villes de New York, Los Angeles, Minneapolis, Mexico City, Istanbul, Londres, Bilbao, Rotterdam et Shanghai, pour n’en citer que quelques unes. Les Guerrilla Girls investissent également les musées pour dénoncer leurs pratiques discriminantes directement sur leurs propres murs. Par exemple sur la façade du Whitney Museum à New York (2015) avec une projection lumineuse autour des inégalités de revenus ou encore à travers leur projet pour la Biennale de Venise en 2005. Des rétrospectives leur ont été consacrées à Bilbao et à Madrid (Guerrilla Girls 1985–2015). Elles ont également réalisé un grand nombre de projets spécifiques tels que Is it even worse in Europe? (2016–2017) à la Whitechapel Gallery ou leur projet participatif sur toute une semaine à la Tate Modern de Londres (2016). Sans oublier leur première exposition individuelle d’envergure dans une institution française, au 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine à Metz (2016–2017), une occasion unique de découvrir la quasi totalité des posters des Guerrilla Girls issus de sa collection.

 

 

NOTE D’INTENTION DU COMMISSAIRE XABIER ARAKISTAIN

 

Au croisement entre l’art et l’activisme, les Guerrilla Girls sont des figures de proue du mouvement de l’art féministe d’aujourd’hui. Ce mouvement a pris pour cible des fictions qui posent problème, telles que celles de « génie artistique », de « chef-d’œuvre », fictions entretenant l’idée (qui perdure depuis le XIXème siècle) d’un art indépendant de son contexte historique et social. Le collectif d’artistes des Guerrilla Girls s’est formé en opposition au milieu des années 80, lorsque l’avancée du néolibéralisme remettait ces fictions au goût du jour. Les membres du groupe dissimulent leurs visages sous des masques de gorille et choisissent pour pseudonymes des noms d’artistes femmes emblématiques décédées. Tout en gardant l’anonymat, elles mettent l’accent sur la dimension politique de l’art et dénoncent la manière dont les femmes sont systématiquement négligées dans la société contemporaine.
Le travail des Guerrilla Girls, autoproclamées « conscience du monde de l’art », marque un tournant dans la pratique artistique féministe, cela pour deux raisons : En premier lieu, leur approche de la discrimination sexuelle que générée et perpétuée par l’art est un tournant discursif dans les stratégies de l’art féministe. Les Guerrilla Girls sont les premières à offrir une vue d’ensemble des processus qui consolident le sexisme en art, à différents niveaux, sans pour autant ignorer le lien entre ces processus et les autres institutions et sphères sociales. Les posters emblématiques des Guerrilla Girls sont immédiatement identifiables par le langage des statistiques qu’elles utilisent, afin de dire la place des femmes dans l’art et autres domaines : ainsi est soulignée l’incapacité dramatique des sociétés démocratiques à tenir leur promesse d’instaurer l’égalité entre les sexes. Ces posters constituent également la base des activités du collectif, celles-ci allant de l’affichage dans des lieux publics (notamment sur les portes des galeries d’art à New York), à diverses actions dans les musées et autres institutions culturelles et sociales.
En second lieu, la popularité du groupe, à la fin des années 80, a marqué une transition avec la première étape importante de l’art féministe, mouvement qui a vu le jour de part et d’autre de l’Atlantique dans le sillage du féminisme de la fin des années 60. Les posters des Guerrilla Girls, leurs publications et activités portent la marque de cet héritage, et font appel à la connaissance du féminisme comme à un cadre conceptuel permettant une compréhension aiguisée du monde. Avant tout, les Guerrilla Girls nous rappellent que les buts politiques du mouvement féministe de la fin des années 60 sont encore à atteindre, et leur travail nous encourage à continuer la lutte.

 

Xabier Arakistain (Madrid, 1966) est commissaire féministe. Il vit à Bilbao (ES).
Il a incorporé la catégorie du sexe comme critère curatorial dès sa première exposition, Trans Sexual Express (Bilbao Arte 1999). De 2001 à 2013, Arakistain a introduit la parité de genre dans le programme d’expositions de la Fundacion Bilbao Arte Fundazioa, et de 2003 à 2006 il a mené les tables rondes sur art et féminisme dans les « Rencontres d’Experts » à la foire de ARCO Madrid. En 2005 il a impulsé le Manifiesto ARCO’05, qui demandait aux administrations publiques d’adopter des mesures concrètes pour favoriser l’égalité entre les sexes dans le champs de l’art, initiative qui inspira l’article 26 de la Loi Organique pour l’Egalité Effective entre femmes et hommes. Entre 2007 et 2011 Xabier Arakistain a dirigé le Centre Cultural Montehermoso Kulturunea, Vitoria-Gasteiz (ES). Sous son impulsion, le Centre est devenu pionnier dans le développement et l’application des politiques féministes dans les domaines de l’art, de la pensée et de la culture contemporaine. En 2008, face aux obstacles dans la transmission de la connaissance féministe entre les générations et préoccupé par la rareté des traductions de textes féministes, il a mis en place, avec l’anthropologue féministe Lourdes Méndez, un séminaire annuel autour de la thématique : « Production artistique et théorie féministe de l’art. Nouveaux débats ». Ce cycle est accueilli depuis 2012 à Azkuna Zentroa, Bilbao et se poursuit sous le titre « Perspectives féministes dans les productions artistiques et les théories de l’art ». Xabier Arakistain a récemment été le commissaire de l’exposition de Why Not Judy Chicago? (CAPC, Bordeaux 2016 & Azkuna Zentroa 2015) et de plusieurs rétrospectives consacrées aux Guerrilla Girls (Matadero, Madrid 2015 & AlhóndigaBilbao 2013), ainsi qu’à l’artiste britannique Leigh Bowery (Museu Textil y de la Indumentaria de Barcelona 2004 and BilbaoArte 2002) mais aussi des expositions Kiss Kiss Bang Bang, 86 steps in 45 years of Art and Feminism (Museo de BBAA, Bilbao 2007), Para todos los públicos (Sale Rekalde, Bilbao 2006) et Switch on the Power (MARCO Vigo ; C.C Montehermoso, Vitoria-Gasteiz ; CAM Gran Canaria).

 

 

FRAC LORRAINE

1 Bis Rue des Trinitaires, 57000 Metz, France

« IF I CAN’T DANCE, I DON’T WANT TO BE PART OF YOUR REVOLUTION » – Série de performances urbaines jusqu’au 11 décembre à Amsterdam

Leonor Antunes, Alex Martinis Roe, Naufus Ramirez-Figueroa, Joke Robaard and many others…

From 24 November to 11 December, If I Can’t Dance will present an elaborated programme highlighting the projects produced by the commissioned artists and researchers of Edition VI – Event and Duration (2015 – 2016). The programme will unfold at punctuated moments across the three weeks, and will be hosted in various locations and venues within walking distance in the east of Amsterdam Centrum.

Within the artist commissions, Naufus Ramírez-Figueroa will present a new performance as part of a cycle of works in which he attempts to exhaust the subject of the Guatemalan Civil War in his practice, accompanied by other videos in the series; Joke Robaard will host a premiere of her new video, which sees aspects of her archive of photographs and related texts from fashion magazines and other media sources performed by a group of teenagers through text rehearsals and discussions; Leonor Antunes will present a new work related to her research into architects Aldo van Eyck and Lina Bo Bardi; and Alex Martinis Roe will screen her major new film Our Future Network as part of a day-long performative salon of invited guests, in accompaniment to her solo exhibition, To Become Two, which traces the genealogy of “feminist new materialist” and “sexual difference” philosophies and is co-presented at Casco – Office for Art, Design and Theory, Utrecht.

Within the Performance in Residence research projects, Fred Moten and Wu Tsang’s sculptural-performance Gravitational Feel will provide visitors with a haptic experience to consider the question of how one can sense entanglement; Ueinzz Theatre Company and philosopher Peter Pál Pelbart will host an open rehearsal, conversation and performance that utilizes its schizoscenic constitution to cross frontiers between art, life, madness and subjectivity; and Erin Alexa Freedman and Lili Huston-Herterich will present aspects of the archive they created for the 1983 exhibition Chromaliving: New Designs for Living. Each Performance in Residence presentation will be accompanied by the launch of a publication of the accompanying research.

Together these presentations provide an opportunity to reflect upon the sum total of Edition VI – Event and Duration, with its concerns for lived relations, the experience of temporalities and modes of inhabitation within time and space, through which we hope to open up questions of political change and potential futures.

These presentations will be complemented by contributions from invited and associated guests, including a screening by Alejandra Riera of her film made in collaboration with Ueinzz and a lecture by Jon Mikel Euba to complement the launch of a publication of his writing produced as part of If I Can’t Dance’s long-term educational partnership with the Dutch Art Institute. Both If I Can’t Dance’s Reading Group and it’s monthly Dancing Group, currently led by Amsterdam-based choreographer Michele Rizzo, will also have a presence.

Programme complet et lieux des performances: http://www.ificantdance.com/

Projections de « Floris » et « De l’amour au Rwanda » de Jacqueline Kalimunda sur les blessures ouvertes du génocide des Tutsis, le 13 décembre en présence de la réalisatrice

Projections le mardi 13 décembre 2016 à 21h au Forum des images et organisées par Le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir.

 

Jacqueline Kaliminda présente en avant-première deux films qu’elle a réalisés

 

 

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Floris

Rwanda-France,  2016, vidéo, coul., 53 min,

version originale kinyarwanda, française et anglaise sous-titrée en français

Floris est le dernier magasin de fleurs à Kigali. Depuis 15 ans, les habitants de toute la ville y viennent pour organiser un mariage et d’autres, quelquefois les mêmes, pour fleurir un enterrement ou un mémorial. De la Saint Valentin à la saison des mariages, en passant par la période de deuil au mois d’avril, Donatille, la propriétaire, accueille ses clients avec entrain et générosité, aidée en cela par une équipe de jeunes employés, qui appartiennent tous à une nouvelle génération qui n’a pas connu le génocide. Alors que la question de la survie du magasin se pose, Floris est une histoire d’amour et de survie dans un pays qui oscille entre le poids d’un passé traumatisant et l’appel à la vie.

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De l’amour au Rwanda

Rwanda, France, 2016, vidéo, coul.,60 min

version originale kinyarwanda, française et anglaise, sous-titrée en français

Dans l’effervescence de la reconstruction, parce qu’ils ont besoin d’aller de l’avant et de se sentir vivants, les Rwandais cherchent l’amour. Pour cela, la nouvelle génération utilise les résaux sociaux et les sites de rencontres. Mais cette nouvelle génération doit aussi vivre avec les conséquences du génocide, un événement tragique qui façonne l’intime et le quotidien, même si nombreux sont ceux qui ne l’ont pas vécu. En empruntant aux codes du site de rencontre, De l’amour au Rwanda, est une web serie romantique qui parle de célibataires, de couples et de familles en quête d’amour au Rwanda aujourd’hui.

 

 

Jacqueline Kalimunda est une auteure-réalisatrice et productrice de films franco-rwandais, née à Kigali. Issue des universités Dauphine à Paris et Westminster à Londres, Berlinale Talent et lauréate de la bourse Africa First du studio américain Focus Features, elle a produit et réalisé lors de ces 12 dernières années de nombreux films avec des partenaires tels que Canal Plus, Focus Features, South African Broadcasting network (SABC) ou TV5 Monde… Son travail est ouvert sur la fiction (Histoire de Tresses, 2002, Lala & les gaous 2009, Burning Down, 2012) et le documentaire (Homeland, 2006, Imagine Africa 2007…).

 

A partir du 1er décembre, vous pourrez réserver vos billets en ligne directement sur le site du Forum des images.

Lien sur le site du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir: http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/agenda.html

« Black star »: festival de films célébrant le « talent noir à l’écran » à Londres tout le mois de décembre

A season of film, TV and special events which celebrates black screen talent.

« There is not one single story of black stardom, but myriad. So alongside iconic work from much-loved contemporary greats like Denzel Washington, Angela Bassett and David Oyelowo, we’ll spotlight contributions from important but less-heralded figures like the late Paul Robeson, who seared his singular brand of intensity and moral clarity on to screens in America and the UK. We’ll travel back to the earliest days of American cinema, where black performers fought against racism and stereotypes to blaze a trail for their inheritors to tread. We’ll look at the giant impact of small-screen performers in Britain, holla at the hip-hop screen queens and kings of the 1990s, and head beyond Nollywood to showcase fresh Nigerian talent. From Blaxploitation to the LA Rebellion, Poitier to Prince, and Josephine Baker to Ice Cube, there’s something for everyone in Black Star » (Ashley Clark)

 

Paris is Burning, Jennie Livingston, 1990

Paris is Burning, Jennie Livingston, 1990

 

Une programmation exceptionnelle à consulter ici:

https://whatson.bfi.org.uk/Online/default.asp?BOparam::WScontent::loadArticle::permalink=blackstar2016&BOparam::WScontent::loadArticle::context_id=

Séminaire avec Ulrike Ottinger jeudi 1er décembre 2016 à 18h salle 50 Forum des images

SÉMINAIRE TRAVELLING FÉMINISTE


Dans le cadre du projet d’exposition et de recherche
Exposer Delphine Seyrig ?


Nous avons le grand plaisir de recevoir Ulrike Ottinger

Ulrike Ottinger est cinéaste, peintre, photographe, metteuse en scène, figure de la scène underground berlinoise et du nouveau cinéma allemand. Née en 1942, Ulrike Ottinger débute comme peintre à Paris avant de retourner l’Allemagne, où elle tourne son premier film en 1972. Son œuvre, singulière et anticipatrice, donne à voir un univers queer dans lequel la fiction et le documentaire s’entremêlent dans un défi constant aux normes sexuelles et genrées. Son travail ne se limite pas à la réalisation : photographe, scénariste, productrice, opératrice, décoratrice, costumière, Ottinger prépare ses tournages en composant des storyboards qui sont des livres d’artiste. Les oeuvres de Ulrike Ottinger ont été montrées notamment à la 3e biennale de Berlin (2004), à la Documenta11 à Kassel (2002) et à la Biennale de Venise (1980). Des expositions personnelles et rétrospectives de ses films ont notamment eu lieu au Centre Pompidou à Paris (2010), au Musée Reina Sofia, Madrid (2004), et au MoMA de New-York (2000).
Lors de ce séminaire en forme d’entretien, Ulrike Ottinger reviendra sur sa collaboration avec Delphine Seyrig dans les années 1980, sur son travail avec les actrices, ses choix de décors, costumes, mascarades et scénarios, ainsi que sur la question de l’archive qui sont au cœur de son travail. Ulrike Ottinger a tourné plusieurs films avec Delphine Seyrig : Freak Orlando (1981), Dorian Grey im Spiegel der Boulevardpresse (1984), Johanna d’Arc of Mongolia (1990) et le court-métrage Superbia (1986).

 

Le séminaire Exposer Delphine Seyrig ? a lieu dans le cadre du projet de recherche et d’exposition éponyme à venir qui vise à repenser la personne et les œuvres de Delphine Seyrig (1932-1990) dans le présent. Actrice, réalisatrice, féministe et co-fondatrice du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, Seyrig est une figure singulière dont la trajectoire croise celle de l’histoire du cinéma, du théâtre, de la vidéo et du féminisme.

 

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Ce projet du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir est organisé par Nataša Petrešin-Bachelez, Nicole Fernández Ferrer et Giovanna Zapperi avec le soutien de Travelling féministe, le Forum des Images et la Fondation de France.

 

 

 

 

« What Language Do You Speak Stranger? »: Exposition de l’artiste franco-algérienne Katia Kameli à Londres

Lien: http://mosaicrooms.org/event/katia-kameli/

Du 16 septembre 2016 au 3 décembre 2016

Ouvert du Mardi au Samedi de 11h à 18h. Entrée libre.

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The Mosaic Rooms present the first UK solo exhibition of French-Algerian artist Katia Kameli. Drawing together both new and recent work, it takes the audience on a journey through the power of storytelling, questioning ideas of historical authenticity and national identity.  The exhibition is staged at a time when such questions of selfhood, history and nation are particularly resonant.

The exhibition, which feature films and an installation, will present some of the artist’s central concerns: issues of dual identities, multiplicity, and the potential for residing in this ‘in-between’ space.

The installation Stream of Stories is the first part of an ongoing body of work in which Kameli interrogates the origins of a classic French collection of fables. It features masks of the fables’ animal characters and video of interviews with translators and historians, meticulously tracing the journey of this narrative from its Indian origins and its transformation through the act of translation, both literal and cultural.

 

The Storyteller, commissioned for the 2012 Marrakech Biennale, is a video installation set in Morocco. Here, the visitor becomes the audience in Al-Halqa, the traditional storytellers circle, watching the performance of a professional storyteller the artist met in Marrakech. The story he tells has an unexpected source, not passed down through oral tradition, it is drawn from a 1964 Bollywood movie, Dosti. For Kameli, the piece represents historical narrative and identity, both of which are constantly shifting and being rewritten.

 

In The Algerian Novel, the street is the stage for a different kind of storytelling. Seen by Kameli as ‘an immersion into Algeria’s history’ this documentary film looks at a street stall in Algiers, where a father and son sell postcards and reproductions of archival photographs.  We watch customers peruse the collections and hear inhabitants of Algiers, students, historians and writers, reflect on the significance of the images to the history of their country.

 

In this exhibition Kameli invites us to reflect on the stories we are told, the voices who tell them and how narratives of national identity are taught.

 

About the artist:
Katia Kameli, born in 1973 in France, has exhibited widely internationally in both solo and group shows. These include Centre Pompidou, Paris (2016); Mucem, Marseille (2016); Galerie du Jour, Paris (2015); Taymour Grahne Gallery, New York (2014); Bozar, Bruxelles (2014); Lubumbashi Biennale, Congo (2013); Gulbekian, Portugal (2013); Museum of Marseille (2013); Dakar Biennale (2012); Marrakech Biennale (2012); Bamako Biennale, Mali (2011).

Contact: press@mosaicrooms.org or + 44 207 370 9990.

Storyteller crop

Film still from The Storyteller by Katia Kameli

Documentaire sur Chantal Akerman, créatrice d’une « œuvre pionnière, arrachée aux ténèbres » à écouter sur France Culture

« Née en 1950, à Bruxelles, dans une famille d’émigrés juifs polonais, Chantal Akerman a traversé le cinéma comme une étoile filante, en laissant derrière elle une œuvre pionnière, arrachée aux ténèbres. »

 

« Par Christine Lecerf. Réalisation : Ghislaine David. Prise de son : Andreas Jaffre et Laurent Macchietti. Mixage : Olivier Dupré. Attachée de production : Claire Poinsignon. Avec la collaboration d’Annelise Signoret. »

 

« Fille et petite fille de rescapés, Chantal Akerman grandit enfermée dans un passé omniprésent, sans mot et sans image. Filmer va constituer pour elle une « sorte de conjuration », une lutte pour briser les murs du silence et résister aux assauts de la folie.

 

Dès son premier film Saute ma ville (1968), tourné vers l’âge de 18 ans, après le choc de Pierrot le fou de Jean-Luc Godard, Akerman fait exploser à son tour les cadres conventionnels du 7e art. A la fois devant et derrière la caméra, sans parole mais en chantonnant, la jeune fille s’enferme dans la cuisine familiale et filme son suicide au gaz. Une cinéaste est née, d’une liberté créatrice totale. Entre comédie et tragédie, fiction et réalité, Chantal Akerman vit et survit dès lors par la seule force de son cinéma.

 

Plus artiste que cinéaste, Chantal Akerman a travaillé l’image comme un peintre son motif. Qu’elle cadre à l’intérieur ou à l’extérieur, sa chambre à Bruxelles dans La chambre (1972) ou les façades et les rues de New York dans News from Home(1977), qu’elle filme en plan fixe ou en un long travelling, l’actrice Delphine Seyrig épluchant des pommes de terre dans Jeanne Dielman (1975) ou une foule anonyme attendant dans une gare à Moscou D’Est (1993), Chantal Akerman avance de face et à tâtons, redéfinissant radicalement la nature et le rôle de l’image cinématographique. Sans modèle ni méthode, transformant le trou noir de son histoire en une prodigieuse capacité à habiter le temps, Chantal Akerman a transformé le cinéma en un véritable art du « plan ».

 

Son dernier film No home Movies (2015) se regarde comme on contemple un autoportrait au miroir. Intérieur extérieur. La cinéaste filme sa mère peu de temps avant sa mort. C’est la dernière image. Chantal Akerman s’est suicidée à Paris, le 5 octobre 2015, à l’âge 65 ans. »

Le séminaire « Something you should know » à l’EHESS reçoit le mercredi 23 novembre Clemens Von Wedemeyer

ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES EN SCIENCES SOCIALES
FONDATION MAISON DES SCIENCES DE L’HOMME

 

SOMETHING YOU SHOULD KNOW:  ARTISTES ET PRODUCTEURS AUJOURD’HUI

 

Patricia Falguières, Elisabeth Lebovici et Nataša Petrešin-Bachelez

 

Mercredi 23 novembre 2016

 

CLEMENS VON WEDEMEYER
De 19h à 21h, à la MSH, 16–18 rue Suger 75006 Paris
(Métro Odéon ou Saint Michel)
La salle n’est pas ouverte avant 18h50.

 

Pour respecter les mesures de sécurité durant l’état d’urgence, il est nécessaire de s’inscrire préalablement :
somethingyoushouldknow-request@ehess.fr.
Les portes seront fermées à 19h10.

 

For security measures, please register at this address if you wish to attend this event : somethingyoushouldknow-request@ehess.fr . No access without registration.  The doors will close at 7.10 pm.

 

« Les réalisations de Clemens von Wedemeyer se situent quelque part entre le monde perdu du cinéma et la réalité télévisuelle, écrivait Pierre Bal Blanc. « L’artiste allemand confronte les genres propres à ces modes de représentations et compare leurs différents traitements techniques de l’espace et la durée», confrontant des narrations multiples aux points de
vue également multiples. Ainsi, ces trois scénarios historiques différents imaginés dans un même lieu, la ville de Breitenau, en Allemagne, pour son installation à la dOCUMENTA(13) de Kassel, en 2012. Cette installation vidéo a trouvé un nouveau développement avec  P.O.V (point of view), présenté à Berlin l’été dernier à la Neuer Berliner Kunstverein (n.b.k.) et, actuellement, à la galerie Jocelyn Wolff (Paris). L’artiste utilise  comme matériau les films du capitaine Freiherr Harald von Vietinghoff-Riesch, caméraman amateur, officier allemand de la Wehrmacht qui a filmé l’arrière des lignes de front en Europe durant la seconde guerre mondiale, de 1938 à 1942.

 

Né à Göttingen en 1974 et vivant à Berlin, Wedemeyer a étudié la photographie et les medias à la Fachhochschule Bielefeld, puis fut l’étudiant d’Astrid Klein à l’Académie des arts HGB de Leipzig (où il enseigne désormais), tout en présentant des films expérimentaux depuis 1998; il obtint un master en 2005, ainsi que plusieurs résidences, dont une à la Cité des Arts (Paris). Il a participé à la Biennale de Moscou en 2005, à la Biennale de Berlin en 2006, au Skulptur Projekte Münster en 2008. Il a exposé, entre autres, au Kölnischer Kunstverein et à MoMA PS1, 2006 ; The Barbican Art Centre, Londres, 2009 ; Frankfurter Kunstverein,  2011 ; Museum of Contemporary Art de Chicago,  2015.

 

http://www.galeriewolff.com/

 

ENG

 

Clemens von Wedemeyer was born in 1974 in Göttingen, Germany. He lives and works in Berlin. Between 1996 and 1998 he studies photography and media at the Fachhochschule Bielefeld. In 1998 he transfers to the HGB Academy of Visual Arts Leipzig and graduates from Astrid Kleins’ class in 2002, followed by a master in 2005. In the same year he receives the Kunstpreis der Böttcherstrasse in Bremen. In 2006 he wins the German competition at Internationale Kurzfilmtage Oberhausen as well as the Karl-Schmidt-Rottluff-Stipendium. Wedemeyer exhibits at the Moscow Biennial in 2005 and at the Berlin Biennial in 2006. In 2008 he participates in Skulptur Projekte Münster. Solo exhibitions include Kölnischer Kunstverein and MoMA PS1, New York, in 2006, the Barbican Art Centre London in 2009 and the Frankfurter Kunstverein in 2011. He participates in documenta 13 in 2012, with an installation that has found a new development, « POV », which is actually shown at the Jocelyn Wolff Gallery in Paris.

 

Le séminaire « Something you should know: Artistes et producteurs » est soutenu par la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte (http://www.fabarte.org)
Pour voir les anciens séminaires : http://www.vimeo.com/sysk/
Programmation passée et prochains rendez-vous: http://sysk-ehess.tumblr.com/
Et par abonnement à la newsletter  somethingyoushouldknow-request@ehess.fr


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