Travelling Féministe vous recommande deux événements demain, jeudi 19 janvier, à Paris: projection de « FISH AND ELEPHANT » (Liu Yun) à la Cinémathèque et Marwa Arsanios en conversation avec Nataša Petrešin-Bachelez à la Kadist Art Foundation

Deux événements que nous vous recommandons DEMAIN, jeudi 19 janvier, à Paris:

  • Projection inédite du film « FISH AND ELEPHANT » de Liu Yun, film lesbien underground, en présence de Nicole Fernandez Ferrer et Bérénice Reynaud à la Cinémathèque dans le cadre du cycle « Nouvelles voix du cinéma chinois » (19h30)
  • Conversation entre MARWA ARSANIOS et NATASA PETRESIN-BACHELEZ à la Kadist Art Foundation:

 

– « FISH AND ELEPHANT » de Li Yu:
Une vendeuse de vêtements quitte son copain pour une gardienne de zoo que sa maman essaie désespérément de marier. Les braves gens s’offusquent, le bonheur est un combat.
Film inédit en France. Premier film lesbien underground chinois, passé dans plus de 70 festivals.
Plus d’infos: http://www.cinematheque.fr/seance/25603.html

 

fish and elephant kadist

 

– Marwa Arsanios en conversation avec Nataša Petrešin-Bachelez – Kadist Art Foundation:
Merci de réserver: contact@kadist.org
Marwa Arsanios est une artiste basée à Beyrouth. Son récent film « Falling is not collapsing, falling is extending » montre comment crise des déchets et spéculation immobilière sont liées à Beyrouth. Avec Nataša Petrešin-Bachelez, commissaire d’exposition et critique d’art, elles parleront de son travail emprunt de références féministes et tiers-mondistes.
Plus d’infos: http://kadist.org/fr/programs/all/2605Lien Facebook: https://www.facebook.com/events/677708542401108/

Bérénice Reynaud est l’invitée du séminaire « SOMETHING YOU SHOULD KNOW: ARTISTES ET PRODUCTEURS AUJOURD’HUI » animé par Patricia Falguières, Elisabeth Lebovici et Nataša Petrešin-Bachelez, le 18 janvier 2017 (MSH, Paris)

ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES EN SCIENCES SOCIALES
FONDATION MAISON DES SCIENCES DE L’HOMME
SOMETHING YOU SHOULD KNOW: ARTISTES ET PRODUCTEURS AUJOURD’HUI

 

 

Patricia Falguières, Elisabeth Lebovici et Nataša Petrešin-Bachelez

 

 

Mercredi  18 janvier

BERENICE REYNAUD

 

 

De 19H à 21H, À LA MSH, 16 – 18 RUE SUGER, 75006
(métro Odéon ou Saint – Michel)

 

 

La salle n’est pas ouverte avant 18h50.

 

 

Pour respecter les mesures de sécurité durant l’état d’urgence, il est nécessaire de s’inscrire préalablement : somethingyoushouldknow-request@ehess.fr.
Les portes seront fermées à 19h10.
For security measures, please register at this address if you wish to attend this event : somethingyoushouldknow-request@ehess.fr  No access without registration.
The doors will close at 7.10 pm.

 

 

Outre ses écrits critiques, on connaît Bérénice Reynaud en France à la fois pour son savoir, ses ouvrages et programmations consacrés au cinéma chinois (« Nouvelles voix du cinéma chinois », jusqu’au 20 février à la Cinémathèque Française) et aussi, pour avoir publié avec Ginette
Vincendeau, Vingt ans de théories féministes sur le cinéma – Grande-Bretagne et États-Unis (Paris: CinemAction, 1993), qui reste, plus de vingt ans après,
une des seules anthologies en français permettant d’accéder à des textes féministes fondateurs.

 

Née en France, elle a étudié la philosophie à la Sorbonne, puis le cinéma à NYU (New York). Elle a également fait partie du programme d’études curatoriales du Whitney Museum (Independent Study Program), alors qu’elle produisait pour Radio France, des émissions sur la nouvelle musique américaine et écrivait sur le cinéma expérimental et indépendant pour les
Cahiers du cinéma.

 

Bérénice Reynaud enseigne, depuis 1992, à cheval sur deux départements (Film/Video et Critical Studies) de CalArts, à Los Angeles. Depuis la fin des années 1980, le cinéma chinois est son terrain de recherches privilégié ; elle voyage régulièrement en Chine, à Hong Kong et à Taiwan, pour visionner des films/vidéos, rencontrer des cinéastes et des professionnels du cinéma,
afin de les faire connaître. Elle est l’auteure de « Nouvelles Chines, nouveaux cinémas » (Paris: Cahiers du cinéma, 1999) et « Hou Hsiao-hsien’s ‘A City of Sadness’  » (London: BFI,
2002). Elle a publié des textes dans les Cahiers du cinéma, Sight & Sound, Screen, Film Comment, Afterimage, The Independent, Senses of Cinema (où elle a récemment coordonné un hommage à Chantal Akerman www.sensesofcinema.com), Libération, CinemAction, Meteor, Springerin Nosferatu, Cinemaya, the Asian Film Quarterly et dans nombre de publications universitaires, aussi bien en anglais qu’en français.

 

Elle a programmé films et vidéos pour Artists Space, The Collective for Living Cinema, le MoMA (New York), UCLA Film & Television Archives (Los Angeles), le Festival d’Automne, la Galerie Nationale du Jeu de Paume (Paris). Depuis l’ouverture de REDCAT à Los Angeles en 2003 elle est co-responsable d’une série régulière de cinéma/vidéo expérimental. Elle travaille
également pour le festival de San Sebastian, pour la Viennale (Vienne) et elle a longtemps été correspondante pour le festival international de films de femmes de Créteil (1985-2002), entre autres.

 

« Nouvelles voix du cinéma chinois »
http://www.cinematheque.fr/cycle/nouvelles-voix-du-cinema-chinois-366.html

 

 

ENG :
A professor at CalArts (where she holds a joint appointment in the School of Film/Video and the School of Critical Studies) Bérénice Reynaud has a double background as a film critic/historian/ theoretician and a film/video curator. Born and raised in France, Reynaud studied philosophy at Paris-Sorbonne, Cinema Studies at New York University and at the Whitney Museum Independent Study Program. Meanwhile she was curating radio programs of New American Music for Radio France and writing articles for the French film monthly Cahiers du cinéma – quickly specializing in American experimental and independent cinema. In the late 1980s, she developed an interest in Chinese cinema and has since then traveled extensively to mainland China, Hong Kong and Taiwan looking at films/videos and interviewing filmmakers and film professionals. She is a pioneer of the introduction of Chinese video art and video documentary in both the United States and France.

 

As a critic, her main areas of expertise have been American independent/experimental film/video; films and video by women; Chinese cinema and video; African cinema; gender and feminist film theory. She was a regular collaborator of Cahiers du cinéma in the mid-1980s, and has published articles in Sight & Sound, Screen (UK), Film Comment, Afterimage, The Independent (USA), Senses of Cinema (Australia – where she recently edited a dossier about Chantal Akerman – www.sensesofcinema.com), Libération, CinemAction (France), Meteor, Springerin (Austria), Nosferatu (Spain) and Cinemaya, the Asian Film Quarterly (India), among others – as well as a number of scholarly publications, encyclopedias and catalogue articles in the US, the UK, France, Austria and Italy.

 

She is the author of « Nouvelles Chines, nouveaux cinemas » (Paris: Cahiers du cinéma, 1999) and « Hou Hsiao-hsien’s ‘A City of Sadness' » (London: BFI, 2002), and has co-edited a collection of texts on feminist film criticism, « Vingt ans de théories féministes sur le cinéma – Grande-Bretagne et États-Unis » (Paris: CinemAction, 1993.)

 
As a curator, she has organized film and video exhibitions for Artists Space, The Collective for Living Cinema, MoMA (New York), the UCLA Film & Television Archives (Los Angeles), The Festival d’Automne and the Galerie Nationale du Jeu de Paume (Paris). Since the opening of REDCAT in November 2003, Reynaud has been Co-Curator for the Jack Skirball Film/Video screening series. A correspondent for the San Sebastian International Film Festival (Spain) and the Viennale (Austria), she collaborated with the Créteil International Women’s Film Festival ( Paris , France ) from 1985 to 2002 and has been an advisor for the Pesaro International Film Festival (Italy), the Jerusalem Film Festival, Asian-Cine-Vision Film Festival (New York), the Asian Pacific Film Festival ( Los Angeles ), etc.

 

 

Her program « The New Voices of Chinese Cinema » runs until Feb 20, 2017 at the Cinémathèque Française
http://www.cinematheque.fr/cycle/nouvelles-voix-du-cinema-chinois-366.html

 

 

Le séminaire « Something you should know: Artistes et producteurs » est soutenu
par la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte
(http://www.fabarte.org)
Pour voir les anciens séminaires : http://www.vimeo.com/sysk/
Programmation passée et prochains rendez-vous: http://sysk-ehess.tumblr.com/
Et par abonnement à la newsletter  somethingyoushouldknow-request@ehess.fr

Projection inédite de « Quitting » de Zhang Yang (2001) ce soir, 16 janvier, à la Cinémathèque dans le cadre du cycle « Nouvelles voix du cinéma chinois ». Séance présentée par Bérénice Reynaud

quitting

 

http://www.cinematheque.fr/seance/25602.html
LUNDI 16 JANVIER 2017, 21H30
SALLE GEORGES FRANJU
21h30 → 23h30 (118 min)
Séance présentée par Bérénice Reynaud
Quitting
Zuotian
Zhang Yang
Chine / 2001 / 118 min / DCP / VOSTF / Film inédit en France.
Avec Jia Hongsheng, Jia Fengsen, Chai Xiuling.

Jia Hongsheng, l’acteur charismatique et vulnérable de La Rivière Suzhou, recrée sa lutte contre la dépendance aux drogues. Hommage à l’une des figures les plus attachantes du cinéma indépendant chinois, qui devait se suicider en 2010.

 

Né en 1967 à Siping, préfecture de la province de Jilin dans le nord-est de la Chine (où son père dirigeait une troupe de théâtre local), Jia Hongsheng sortit de Académie centrale d’art dramatique de Pékin en 1989 – l’année des événements de la Place Tiananmen – pour entrer dans une « scène » marquée par une intense ébullition sur la plan intellectuel et artistique, ainsi qu’un désespoir profond : paroles nihilistes et rythmes hachés du rock chinois, théâtre d’avant-garde, renouveau de la littérature, genèse d’une nouvelle façon de faire du cinéma, expériences avec la drogue, fascination pour la pop-culture occidentale. Il devint vite célèbre en interprétant des rôles iconiques de sa génération : jeunes hommes cyniques ou désabusés dans Samsara (1988) de Huang Jianxin, Good Morning Beijing (1991) de Zhang Nuanxing et Week-end Lover (1995), le premier film de Lou Ye ; un artiste mettant en scène son propre suicide dans Frozen (1996) de Wang Xiaoshuai. Il fit brièvement partie d’un groupe de rock et joua Le Baiser de la Femme Araignée mis en scène au théâtre par son ami Zhang Yang en 1992. Mais il dut aussi se compromettre dans des films commerciaux et des séries télé, ce qui le déprima – état d’esprit aggravé par sa dépendance à la drogue. Jia disparut de la « scène » pour réapparaître dans La Rivière Suzhou (2000), puis Quitting, pour lequel Zhang Yan lui offrit la chance de rejouer, en compagnie des gens de sa famille et de ses proches amis, la saga de sa lutte contre la dépendance.

 


Sur le plan du travail des acteurs, Quitting annonce des films présentés dans ce cycle, comme Oxhide, Memories Look at Me et A Simple Goodbye, où la fiction s’ancre dans le corps de l’artiste qui joue son propre rôle, entouré(e) d’acteurs non-professionnels – avec des effets dramatiques violents quand le réel remis en scène devient plus insupportable encore, tel ce moment où le fils gifle son propre père venu à Pékin pour le « sauver ». Sur le plan formel, Zhang met en avant sa propre transition artistique entre la mise en scène de théâtre et celle de cinéma. Mises à part de belles échappées où Jia Hongsheng arpente les rues de Pékin, avec ou sans son père, l’action se passe dans le huis-clos de l’appartement de la sœur il était venu chercher asile et où ses parents l’ont rejoint, ainsi que dans sa chambre aux fenêtres jamais ouvertes et où trône un poster de John Lennon. Parfois, la caméra recule, et expose ce huis-clos pour ce qu’il est : un décor de théâtre. Mais l’ambiguïté sur ce que la caméra capture demeure, comme dans ces instants où Jia Hongsheng se penche par la fenêtre pour observer la ville – ou le ciel – ou le dragon qu’il hallucine dans le ciel. Moments qui sont devenus d’autant plus poignants que Jia Hongsheng s’est finalement suicidé en se jetant par une fenêtre en 2010.

 


Film inédit en France. Quitting a reçu le Prix NETPAC (Festival de Venise).

 


Né en 1967, Zhang Yang est le fils du réalisateur Zhang Huaxun. Il fit d’abord des études de littérature dans le Guangdong, puis de théâtre à l’Académie centrale d’art dramatique de Pékin d’où il sortira en 1992 avant de se consacrer à la mise en scène de théâtre. Il passe au cinéma en 1997, avec Spicy Love Soup, un des films-phares de la « nouvelle génération urbaine » chinoise, puis Shower (qui remporte un prix à San Sebastian). Quitting, son troisième film, sera suivi de Sunflower (2005, Coquille d’argent à San Sebastian), la comédie Getting Home (2007), une rom-com, Driverless (2010) et Full Circle (2012 – le dernier film où le grand réalisateur Wu Tianming joue comme acteur). Il a consacré ses deux dernières fictions, Paths of the Soul (2015) et Soul on a String (primé au Festival de Shanghai en 2016) à la culture tibétaine.

 

 

Page Facebook de l’événement: https://www.facebook.com/events/593408137450410/

« Chantal Akerman par sa monteuse Claire Atherton »: un entretien à lire sur le site Trois Couleurs

Chantal Akerman et Delphine Seyrig sur le tournage de "Letters Home"

Chantal Akerman et Delphine Seyrig sur le tournage de « Letters Home »

 

 

« Maniac Shadows », l’exposition immersive de Chantal Akerman qui se tient jusqu’au 19 février à La Ferme du Buisson, présente une journée spéciale consacrée à la grande réalisatrice belge le 14 janvier. On a saisi l’occasion pour interroger sa monteuse Claire Atherton sur leur longue et fructueuse collaboration (« La Captive », « La Folie Almayer »…). Elle est ainsi revenue généreusement sur sa relation de travail si intime et fusionnelle avec Akerman (disparue en 2015) qu’elle en parle toujours au présent.

 

 

Entretien à lire ici: http://www.troiscouleurs.fr/cinema/chantal-akerman-racontee-par-sa-monteuse-claire-atherton/

Marwa Arsanios en conversation avec Nataša Petrešin-Bachelez le 19 janvier – Kadist Art Fondation (Paris)

MARWA ARSANIOS ET
NATASA PETRESIN-BACHELEZ

Jeudi 19 janvier à 19h
dans les bureaux de Kadist

Merci de réserver: contact@kadist.org

Marwa Arsanios est une artiste basée à Beyrouth. Son récent film « Falling is not collapsing, falling is extending » montre comment crise des dèchets et spéculation immobilière sont liées à Beyrouth. Avec Nataša Petrešin-Bachelez, commissaire d’exposition et critique d’art, elles parleront de son travail emprunt de références féministes et tiers-mondistes.
Plus d’infos:
http://kadist.org/fr/programs/all/2605

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Thursday January 19 at 7pm
in Kadist Office


Please book your seat: contact@kadist.org

 

Marwa Arsanios is an artist based in Beirut. Her recent film « Falling is not collapsing, falling is extending » looks into the garbage crisis in correlation with real- state speculation in Beirut.
Together with Nataša Petrešin-Bachelez,
they will discuss her work in reference to Feminism and Third Worldism.


More info:
http://kadist.org/en/programs/all/2605

 

 

 

Facebook link: https://www.facebook.com/events/677708542401108/?notif_t=plan_user_invited&notif_id=1484246507176575

Deux séances de films présentées par Agnès Varda, vendredi 13 janvier et samedi 14 janvier au Musée du Louvre dans le cadre des Journées Internationales du Film sur l’Art

DEUX EVENEMENTS AVEC AGNES VARDA, CE SOIR ET DEMAIN, AU MUSEE DU LOUVRE:

 

– CE SOIR, vendredi 13 janvier, soirée d’ouverture des 10èmes Journées Internationales du Film sur l’Art en présence d’Agnès Varda (20h, Auditorium du Louvre): projection de « 7 pièces, cuis., sdb à saisir » (1984), « L’Opéra Mouffe » (1958), « Ulysse » (1982).

 

– DEMAIN, samedi 14 janvier, deuxième séance de films présentée par Agnès Varda (16h, Auditorium du Louvre): projection de « Les Dites Cariatides » (1984), « Ydessa, les Ours et etc. » (2004), « Réponse de Femmes » (1975), « Les Fiancés du Pont mac Donald » (1961).

 

– Vendredi 13 janvier, séance présentée par Agnès Varda:

 

7 pièces, cuis., sdb à saisir
Fr., 1984, réal. Agnès Varda, 27 min
Une visite pas ordinaire dans un très grand appartement vide. 7 P., Cuis. S. de b…. Vide ou plein ? Une famille y a peut-être vécu, ou va y vivre. Une jeune fille va peut-être s’en échapper… D’anciens vieux n’en sont peut-être jamais partis… Le décor raconte lui-même un drôle de temps qui passe…

 

L’Opéra Mouffe
Fr., 1958, réal. Agnès Varda, 17 min
« Ils étaient des nouveau-nés. Quelqu’un, quel qu’autre. Quelques-uns… » Agnès Varda
« La rue Mouffetard à Paris, c’est la Mouffe et le marché qui s’y tient tous les jours, c’est la bouffe. Le quartier d’aujourd’hui, avec des centaines de restaurants, de marchands d’habits, de souliers, de toute sorte de choses, ne ressemble pas du tout à la Mouffe de 1958 : c’était pauvre, sale et pleins de clochards qui dormaient dehors. Je faisais des photographies, je prenais des notes avec un type qui s’appelait Suc. L’hiver où j’ai tourné, 3 hommes sont morts de froid dans la rue. J’allais presque tous les matins au marché avec une chaise pliante. Je montais dessus et je filmais en 16 mm avec une caméra prêtée. C’était en quelque sorte L’Opéra de Quat’ Sous, mais c’est devenu pour moi L’Opéra-Mouffe. J’étais enceinte. Je sentais en moi la contradiction d’attendre un enfant, d’être pleine d’espoir, et de circuler dans ce monde de pauvres gens, ivrognes, sans espoir qui avaient l’air malheureux. J’avais de la tendresse en les regardant, surtout les vieux. Je les imaginais bébés, quand leurs mères leur embrassaient le ventre. Quand j’étais dans le marché, au milieu de toutes les nourritures, je sentais une confusion entre le gros ventre de femme enceinte et le gros ventre de trop manger. C’était entre l’envie et le dégoût. J’essayais de laisser libre court à des images confuses, pas vraiment des peurs, mais des sortes de fantasmes, quelque chose qui pouvait être l’imaginaire de la grossesse. J’essayais d’exprimer tout ça dans ce film, je l’ai fini en avril 1958, il a été montré au Festival expérimental de la Grande Exposition de Bruxelles. Et le mois suivant, au mois de mai, j’ai mis au monde ma fille Rosalie. » Agnès Varda

 

Ulysse
Fr., 1982, réal. Agnès Varda, 22 min
Au bord de la mer, une chèvre, un enfant et un homme. C’est une photographie faite par Agnès Varda en 1954 : la chèvre était morte, l’enfant s’appelait Ulysse et l’homme était nu. À partir de cette image fixe, le film explore l’imaginaire et le réel.

 

Samedi 14 janvier, séance présentée par Agnès Varda:

 

Les Dites Cariatides
Fr., 1984, réal. Agnès Varda, 13 min
« Je suis belle, ô mortels, comme un rêve de pierre. » Charles Baudelaire
« C’est une commande pour un magazine de TF1. On me propose un documentaire sur les cariatides, femmes-statues, colonnes humaines, qui nues ou demie nues, portent des linteaux, des chambranles, des balcons, toutes sortes d’éléments d’architecture très lourds. Je pense à leur origine, je me dis : Chic, on va m’envoyer au Parthénon et à Carie ! Mais c’est une émission fauchée, il faut s’en tenir aux cariatides de Paris. Je me promène, j’en découvre, j’en filme et je vois que la plupart datent des années 1860. Je ne peux pas m’empêcher de penser à Baudelaire, qui a écrit des poèmes très beaux qui peuvent bien accompagner ce rêve de femmes de pierre. » Agnès Varda

 

Ydessa, les Ours et etc.,
Fr., 2004, réal. Agnès Varda, 44 min, coul.
Avec Ydessa Hendeless, « collector, curator, artist » (Ydessa Hendeles Art Foundation)
Découvrir dans deux immenses pièces des centaines de photographies anciennes : groupes de familles, d’amis ou de sportifs… Découvrir que dans chaque image on voit aussi un ours en peluche, un Teddy Bear… Pourquoi et comment une certaine Ydessa, Canadienne, née de parents juifs allemands, a rassemblé ces photographies et quelques ours d’époque. En fait l’inquiétude est présente et la visite filmée de cette collection d’artiste exposée à Munich réserve des surprises.

 

Réponse de Femmes
Fr., 1975, réal. Agnès Varda, 8 min
1975 : Année de la Femme. Antenne 2 demande à sept femmes cinéastes de répondre en sept minutes à la question « Qu’est-ce qu’une femme ? ». Agnès Varda répond par un ciné-tract : Réponse de femmes (Notre corps, notre sexe). Des femmes avec leur tête de femme parlent de sexe, de désir, de publicité et d’enfants (en avoir ou pas). Une femme enceinte et nue, dansant et riant à pleine gorge, a suscité des reproches écrits des téléspectateurs.

 

Les Fiancés du Pont mac Donald
Fr., 1961, réal. Agnès Varda, 3 min
Un jeune homme voit la vie en noir quand il porte des lunettes noires. Il lui suffit de les ôter pour que les choses s’arrangent.
Un mini film burlesque et muet inclus dans Cléo de 5 à 7… et complété ! On y voit Jean-Luc Godard sans lunettes et Anna Karina en blonde.

 

 

Lien: http://www.louvre.fr/soiree-d-ouverture-10emes-journees-internationales-du-film-sur-l-art?cycle=137492

Rencontre autour d’Agustin Fernandez et Robert Mapplethorpe le 16 janvier à Paris

January 16, 2017 – 7:00pm to 9:00pm

Location:  Columbia Global Centers | Paris

Table ronde/Round Table (en français et en anglais/in French and English)

Organisé par : The Agustin Fernandez Foundation, CNRS, Université Paris I Panthéon Sorbonne, Institut Acte, La Maison de l’Amérique Latine

Rencontre autour d’Agustin Fernandez et Robert Mapplethorpe

Themes:
The New York art scene in the 80s
Intimate portrait of Mapplethorpe by Fernandez
The body and the erotic

Intervenants :

Rocio Aranda (Museo del Barrio, New York)
Christian Gattinoni (Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles)
Jonathan D. Katz (University of Buffalo)
Zoé Valdés (Ecrivaine/Writer)

 

Lien: http://globalcenters.columbia.edu/content/rencontre-autour-dagustin-fernandez-et-robert-mapplethorpe

Conférence de Bérénice Reynaud, curatrice du cycle « Nouvelles voix du cinéma chinois » le 12 janvier à 19h à La Cinémathèque

JEUDI 12 JANVIER 2017, 19H00

GEORGES FRANJU

19h00 → 20h30 (90 min)

 

Nouvelles voix du cinéma chinois (2000-2015)
Conférence de Bérénice Reynaud

 

90 min

En 2000, un courant d’air frais souffle sur le cinéma indépendant chinois. Entre l’humour, le romantisme, et une réinvention un peu sauvage du néoréalisme, souvent munis de caméras numériques, de nouveaux réalisateurs – et réalisatrices – explorent une Chine en plein changement. Ils vont filmer dans les provinces les plus lointaines ou dans les recoins secrets des grandes villes. On compte parmi eux des fils de paysans, des militants queer, des membres des minorités ethniques. Panorama d’une nouvelle génération de cinéastes.

Bérénice Reynaud, critique et historienne du cinéma, enseigne au California Institute of the Arts (CalArts). Depuis la fin des années 1980, elle s’intéresse particulièrement au cinéma chinois contemporain et voyage régulièrement en Chine continentale, à Hong Kong et Taïwan. Elle est l’auteur de Nouvelles Chines, nouveaux cinémas (Éditions Cahiers du cinéma, 1999) et de A City of Sadness (BFI, 2002), un essai sur le film Hou Hsiao-hsien. Elle a conçu la programmation Nouvelles voix du cinéma chinois à la Cinémathèque française.

Lien: http://www.cinematheque.fr/seance/25636.html

Exposition « HERstory – des archives à l’heure des postféminismes » du 21 janvier 19 mars à La maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff

HERstory – des archives à l’heure des postféminismes

 

Du 21 janvier au 19 mars 2017
Vernissage samedi 21 janvier à partir de 18h



La maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff, présente du 21 janvier au 19 mars 2017, l’exposition HERstory – des archives à l’heure des postféministes, proposée par  l’historienne d’art et commissaire d’exposition, Julie Crenn et l’artiste, Pascal Lièvre.

HERstory, définie comme une exposition d’archives, fait entendre les voix de féministes, hommes, femmes ou transgenres du monde entier. Au total vingt-six vidéos, parmi lesquels des extraits de conférences, des chansons ou encore des clips militants, récoltées sur internet. À l’étage, plus d’une centaine d’ouvrages transmis généreusement par des éditeurs désireux de participer au projet sont mis à la disposition du public. Ces livres rejoindront à l’issue de l’exposition, le fond d’ouvrages de la Médiathèque de Malakoff. Chaque samedi, les protagonistes de l’exposition Julie Crenn et Pascal Lièvre reçoivent et interviewent des artistes, hommes et femmes, au centre d’art, filmés et diffusés ensuite sur internet. Le public invité à assister aux prises de parole, peut prendre part aux discussions et débats soulevés lors des rencontres. Ce projet, propose d’offrir une plateforme de recherches ouvertes, visant à rendre sensible les différents courants de pensée liés aux féminismes, non comme une somme mais comme un « work in progress » en perpétuel mutation.
>> Dossier de presse
vidéos
Chimamanda Ngozi Adichie, Michael Kimmel, Alice Dreger, Cleopatra Kambugu, Starhawk, Kimberlé Williams Crenshaw, Feminist Five, Laboria Cuboniks, Nadya Tolokonnikova, Sampat Pal Devi, Paul B.Preciado, Ye Haiyan, Ai Xiaoming, Julieta Paredes, Martha Sanchez Nestor, Paola Bacchetta, Jessica Yee, Zahra Ali, Raewyn Connell, Mona Eltahawy, Julia Serano, Candida Royalle, Carol Queen, Cordelia Fine, Alban Jacquemart,
Chandra Talpade Mohanty, Silvia Federici, Vincent Guillot, Ochy Curiel, Inter-ACT Youth.

 

interviews
Malala Andrialavidrazana, Giulia Andreani, Raphael Barontini, Laura Bottereau & Marine Fiquet, Halida Boughriet, Julien Creuzet, Béatrice Cussol, Gaël Davrinche, Hélène Delprat, Edi Dubien, Charlotte El Moussaed, Sylvie Fanchon, Esther Ferrer, Pélagie Gbaguidi, Delphine Gigoux Martin, Katia Kameli, La Cellule (Becquemin& Sagot), Iris Levasseur, Claude Lévêque, Pascal Lièvre,  Myriam Mechita, Annette Messager, Myriam Mihindou, Tania Mouraud, Frédéric Nauczyciel, ORLAN, Jeanne Susplugas, Apolonia Sokol, Agnès Thurnauer, Tsuneko Tanuichi, Erwan Venn, Adrien Vermont, Brigitte Zieger, Amina Zoubir.

 

Note de Julie Crenn et Pascal Lièvre :

 

Les postféminismes ont déconstruit le féminisme traditionnel  qui ne parlait pas des femmes mais de la femme comme une entité spécifique ; il ne rendait pas comptent de la diversité des statuts et des orientations sexuelles des femmes et hommes transgenres et cisgenres  et des personnes intersexes. Partout dans le monde, des féminismes s’affirment. Malgré l’accessibilité de leurs prises de paroles sur Internet leur portée n’est pas complètement effective parce qu’elles ne sont pas toutes traduites. La France accuse un retard considérable sur ces questions. Nous ne pouvons plus attendre. Si l’Histoire était repensée et réécrite selon ce point de vue inclusif,  quels en seraient les récits
? Si l’Histoire de l’Art avait été considérée de manière égalitaire entre les artistes, peu importe leur genre, quels en seraient les récits ? Nous avons choisi de contourner l’Histoire (History) pour en proposer de nouveaux récits, de nouvelles voix et de nouvelles archives : HERstory. Nous, artiste et historienne de l’art, souhaitons nous engager pour rendre visible, faire circuler et archiver les paroles féministes. L’art, territoire supposément inventif, subversif et progressiste, connaît, comme le reste de la société, un retard impossible à négliger. HERstory est espace de réfléxion queer féministe, un espace de paroles, d’échanges et fabrication d’archives.
Un espace où s’entrecroisent les paroles d’hommes et de femmes cisgenres, transgenres et intersexes pour en finir avec la trop simpliste binarité de genres.
En France, les résistances intellectuelles entravent les échos théoriques féministes et provoquent un retard depuis les années 1990. Le féminisme n’a pas bonne presse et les idées reçues perdurent : « on ne se maquille pas, on ne s’épile pas, on est toujours en colère, on a aucun sens de l’humour, on ne met pas de déodorant.» Grâce à Internet, les paroles et les écrits issus des différentes aires géographiques et culturelles sont accessibles, pourtant un problème de langage freine le développement théorique. HERStory se saisit de ce problème par un travail de traduction.
Au rez-de-chaussée du centre d’art, des écrans diffusent en permanence des extraits de conférences et de prises de paroles affirmant une pluralité des féminismes et une volonté de décloisonnement. Chandra Talpade Mohanty (Inde) évoque un féminisme transnational. Cordelia Fine (Canada) réfléchit à ce qu’elle nomme le neuroféminisme. Jessica Yee (Mohawk d’Akwesasne) nous parle d’une pensée féministe autochtone amérindienne. Ye Hayian, Ai Xiaoming et les Feminists Five nous informent de leur lutte pour leurs droits en Chine. Zahra Ali parle des enjeux du féminisme islamique en France et dans le monde. En créant la notion d’intersectionnalité, Kimberlé Williams Crenshaw pense de manière croisée les systèmes d’oppressions de classe, de race et de genre dans l’Amérique contemporaine.
Tous les discours sont traduits en français. À l’étage, les visiteurs ont accès à une bibliothèque féministe dont les ouvrages attestent d’une dynamique et d’un engagement critique global. À la fin de l’exposition, les ouvrages récoltés auprès des maisons d’édition seront confiés à la médiathèque de Malakoff, qui bénéficiera ainsi d’un fonds théorique dont les références proviendront des différents continents. Les vidéos et les livres invitent à élargir le cadre théorique des pensées féministes.
Au fil des jours, des femmes et des hommes artistes se joindront à nous pour discuter non seulement de leurs pratiques artistiques, mais aussi de leur position par rapport au féminisme.
Les échanges seront filmés et diffusés sur Internet. La création d’archives est en cours. HERstory est une invitation à voir, écouter, lire, informer, découvrir, échanger, rencontrer, proposer, débattre, interroger et s’ouvrir aux pensées postféministes. Des pensées extrêmement foisonnantes, qui, de jour en jour, s’étendent, se contredisent, se précisent et s’affinent. Des pensées qu’il est nécessaire de faire circuler pour générer une vision plurielle de nos sociétés.

 

 

Calendrier des interviews :

SAMEDI 21 JANVIER
14h /Béatrice Cussol
15h / Julien Creuzet
16h / Hélène Delprat

 

SAMEDI 28 JANVIER

14h / Erwan Venn
15h / Malala Andrialavidrazana
16h / Tania Mouraud
17h / Agnès Thurnauer

 

SAMEDI 4 FEVRIER
14h / Halida Boughriet
15h / Sylvie Fanchon
16h / Coraline de Chiara
17h / Giulia Andreani

 

SAMEDI 11 FEVRIER
14h / Pélagie Gbaguidi
15h / Laura Bottereau & Marine Fiquet
16h / Raphael Barontini
17h / Gaël Davrinche

 

SAMEDI 18 FEVRIER
14h / Tsuneko Tanuichi
15h / Frédéric Nauczyciel
16h / Katia Kameli
17h / Amina Zoubir

 

SAMEDI 25 FEVRIER
14h / La Cellule (Becquemin&Sagot)
15h / Charlotte El Moussaed
16h / Edi Dubien
17h / Claude Lévêque

 

SAMEDI 4 MARS
14h / Myriam Mihindou
15h / Myriam Mechita
16h / Esther Ferrer
17h / ORLAN

 

SAMEDI 11 MARS
14h / Adrien Vermont
15h / Brigitte Zieger
16h / Delphine Gigoux Martin
17h / Jeanne Susplugas

 

SAMEDI 18 MARS
14h / Pascal Lièvre
15h / Apolonia Sokol
16h / Annette Messager
17h / Iris Levasseur

 

Lien: http://maisondesarts.malakoff.fr/agenda/exposition/herstory-des-archives-a-lheure-des-postfeminismes/

Rediffusion sur France Culture de l’émission « D’Edith Cavell à Mademoiselle Docteur ou Mata Hari : histoire de l’espionnage au féminin » réalisée en 1997

En 1997, « Le cabinet de curiosités » proposait une série intitulée  » Les aventures de l’espionnage », le deuxième volet s’intéressait aux « Espionnes de charme et femmes de choc ». Avec Claude Moniquet et Génovefa Étienne au micro de Jacques Munier.

 

 

Statue d'Edith Cavell à Bruxelles, inaugurée en octobre 2015.• Crédits : Virginia Mayo/AP - Sipa

Statue d’Edith Cavell à Bruxelles, inaugurée en octobre 2015.• Crédits : Virginia Mayo/AP – Sipa

 

Au micro de Jacques Munier, les journalistes Génovefa Étienne et Claude Moniquet, tous deux spécialistes de l’histoire du renseignement, évoquaient des grandes figures féminines de l’espionnage ; héroïques comme Edith Cavell ou Louise de Bettignies…plus romanesques mais troubles comme Mata-Hari, ou franchement sombres, comme la célèbre Mademoiselle Docteur… Ils évoquaient aussi certaines de celles, des services de Markus Wolf en RDA, qui furent des sacrifiées de la Guerre Froide.

 

Comme en d’autres domaines, on a longtemps, et aujourd’hui encore, négligé le rôle joué par les femmes en matière de renseignement. Certes minoritaires au sein des différents services, elles participèrent pourtant, à l’Est comme à l’Ouest, aux guerres secrètes du 20ème siècle.

 

Si elles furent largement employées comme « petites mains » au travail de bénédictin des services de chiffrement et de déchiffrement, elles furent aussi des agents de terrain engagées, au même titre que les hommes, dans des actions souvent dangereuses que certaines payèrent de leurs vies ou de longues années d’emprisonnement.

 

Une émission réalisée en 1997.

 

A écouter en cliquant sur ce lien : https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/dedith-cavell-mademoiselle-docteur-ou-mata-hari-histoire-de


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